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Une notion fondamentale, le bassin versant

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 2015

1.1. Qu’est-ce qu’un bassin versant ?

1.2. Les grands bassins versants en région

1.3. Une échelle importante dans la gestion de l’eau


1.1. Qu’est-ce qu’un bassin versant ?

Il s’agit d’un domaine dans lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point, exutoire de ce bassin.

Ainsi toute goutte d’eau qui tombe dans ce territoire délimité par des frontières naturelles se dirige vers le cours d’eau ou ses affluents, puis vers l’aval et son exutoire. Le bassin versant d’un fleuve est ainsi un territoire qui s’étend de sa source à son embouchure, incluant tous les affluents du fleuve, et tous les territoires qui viennent alimenter ces cours d’eau lorsque tombe une goutte de pluie. Cette aire d’alimentation a des limites géographiques (ligne de crête ou ligne de partage des eaux), qui ne tiennent pas compte des limites administratives.

Chaque bassin versant se caractérise par différents paramètres :

  • géométriques (surface, pente),
  • pédologiques (nature et capacité d’infiltration des eaux),
  • urbanistiques (présence de bâtiments),
  • biologiques (type et répartition de la couverture végétale).

Un bassin versant peut être défini non seulement pour des eaux superficielles : bassin versant hydrographique ou topographique, mais aussi pour des eaux souterraines : bassin versant hydrogéologique. Il s’agit alors du bassin versant « réel » et est défini non pas à partir des lignes de crêtes topographiques, mais à partir des lignes de crêtes piézométriques (hauteur d’eau dans le sol).

Schéma simplifié de deux bassins versants
Schéma simplifié de deux bassins versants

La taille d’un bassin versant varie en fonction de l’échelle de travail ou d’étude : de la taille de parcelles de quelques dizaines de mètres carrés d’un affluent jusqu’aux façades continentales qui rejoignent les océans. Chaque bassin versant peut ainsi être découpé en plusieurs sousbassins versants.

Le bassin versant est donc une aire de réception des précipitations, la quantité d’eau de pluie récoltée dépend donc de sa surface. Plus le bassin versant est étendu et plus la quantité totale de précipitations qu’il récolte est importante.

Consultez la plaquette du R.P.D.E. "Les bassins versants en Poitou-Charentes"

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1.2. Les grands bassins versants en région

La région Poitou-Charentes comptabilise environ 7 260 km de cours d’eau (17 074 km avec le petit chevelu et les têtes de bassin, ruisseaux), qui se répartissent en majorité sur deux grands bassins versants principaux :

  • la partie Nord de la région, rattachée au bassin de gestion Loire-Bretagne, est dominée par le bassin versant de la Loire pour lequel sont associés les bassins : Vienne, Sèvre Nantaise, Thouet, Dive, Sèvre Niortaise (fleuve côtier traversant le Marais Poitevin).
  • la partie Sud est, quant à elle, dominée par le bassin de la Charente ce fleuve côtier est rattaché au bassin de gestion Adour-Garonne, comme la Seudre (autre fleuve côtier) et la Dronne (affluent de la Dordogne qui se jette dans l’estuaire de la Gironde).
Les principaux bassins versants de Poitou-Charentes
Les principaux bassins versants de Poitou-Charentes

Visualisez la carte dans l’atlas cartographique de l’ORE

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1.3. Une échelle importante dans la gestion de l’eau

À l’échelle d’un bassin versant, diverses activités humaines ont des impacts quantitatifs ou qualitatifs sur l’eau. C’est pourquoi la connaissance totale d’un bassin versant apparait fondamentale dans toute étude hydrologique et/ou de risque naturel ou de vulnérabilité de la ressource en eau, et la mise en place de politique de gestion locale et concertée. Il est par exemple opportun de s’intéresser à la qualité des affluents d’une rivière qui se situent à l’amont d’un bassin versant lorsque l’on étudie la qualité de cette rivière à l’aval et que l’on souhaite identifier les facteurs de pollution.

Enfin, les ressources en eau et les milieux aquatiques, interdépendants au sein d’un même bassin versant, font fis des frontières administratives : il apparait donc primordial d’avoir une échelle de gestion adaptée à ces facteurs.

La Vienne à Châtellerault au Pont Henri IV (Vienne)
La Vienne à Châtellerault au Pont Henri IV (Vienne)

La France a pris en compte cette réalité dès 1964, avec la première loi sur l’Eau. Elle a créé les comités de bassins et les agences de l’eau, pour une gestion équilibrée de l’eau à l’échelle des 6 grands ensembles de bassins fluviaux définis sur le territoire national. La région Poitou-Charentes est concernée par deux de ces grands ensembles : Loire-Bretagne et Adour-Garonne.

En prolongement de la loi de 1964, la loi sur l’eau de 1992 a institué les SDAGE à l’échelle des 6 grands bassins français et a préconisé des SAGE pour une gestion plus fine des sous-bassins. Enfin la gestion par bassin a été réaffirmée au niveau européen par la D.C.E.. Chaque État membre a l’obligation de mettre en oeuvre toutes les actions possibles pour atteindre un bon état des eaux en 2015.

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À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES … RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :
l’eau et moi > Comprendre l’eau > Le bassin versant
l’eau et moi > Comprendre l’eau > Les eaux souterraines

 Pour aller plus loin
  • Risque : Exposition possible d’enjeux à un aléa qui constitue une menace. Les deux principaux critères des risques sont la fréquence et la gravité. Un événement « potentiellement dangereux » -aléa- n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux forts sont en présence, donc si les effets prévisibles mettent en jeu de nombreuses personnes, des biens… Ce risque majeur devient une catastrophe quant l’événement a lieu et qu’il provoque des dommages pour la société, l’environnement ou l’économie : des pertes en vies humaines par exemple, etc.
  • SDAGE : Créé par l’article 3 de la loi sur l’eau de 1992, le SDAGE "fixe pour chaque bassin les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau". Un SDAGE a donc été élaboré (l’échéance de réalisation était prévue par la loi de 1992 au 3 janvier 1997), à l’initiative des préfets de bassin, sur le territoire couvert par chaque Agence de l’Eau. La réalisation des SDAGE a conduit à la constitution de groupes de travail associant les industriels, les agriculteurs, les professionnels du tourisme, les associations de protection de l’environnement, etc. Les comités de bassin ont finalisé le contenu des SDAGE. Un SDAGE est un document d’orientation définissant des objectifs de gestion des milieux aquatiques. Il contient un diagnostic (état des lieux, des usages, impacts des gestions et enjeux), les objectifs à atteindre, et les moyens de mise en œuvre. Pour ce faire des tableaux de bord synthétisant des indicateurs ont été mis en place, les thèmes sont : prévention et gestion des risques, gestion et protection des milieux, gestion qualitative et quantitative de la ressource, alimentation en eau potable et santé publique, organisation de la gestion concertée.
  • Amont : L’amont désigne la partie d’un cours d’eau qui, par rapport à un point donné, se situe entre ce point et sa source. (Agence de l’Eau Adour Garonne : www.eau-adour-garonne.fr
  • Aval : L’aval désigne la partie d’un cours d’eau qui, par rapport à un point donné, se situe après ce point, dans le sens de l’écoulement de l’eau.
  • Bon état : Le bon état est l’objectif à atteindre pour l’ensemble des eaux en 2015, conformément à la directive cadre sur l’eau, sauf en cas de report de délai ou de définition d’un objectif moins strict. Le bon état d’une eau de surface est atteint lorsque son état écologique et son état chimique sont au moins "bons". Le bon état d’une eau souterraine est atteint lorsque son état quantitatif et son état chimique sont au moins "bons". (Glossaire EauFrance)
  • Exutoire : Cours d’eau par lequel se déversent vers la partie aval d’un bassin fluvial les eaux d’un lac ou de toute autre zone humide occidentale. (Glossaire EauFrance)
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