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Qualité de l’air à l’intérieur des locaux

Thème Air ambiant - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 28/05/2007

La qualité de l’air à l’intérieur des locaux est parfois moins bonne qu’à l’extérieur. Cette pollution intérieure concerne les lieux de vie clos ou semi-clos (habitations, bureaux, espaces de loisir, gare…). Il faut noter que la majorité des citadins passe entre 80 et 90% de son temps à l’intérieur de locaux, ce qui peut représenter une cause majeure d’exposition aux polluants de l’air.

Le phénomène de pollution de l’air intérieur s’est amplifié ces dernières décennies par l’utilisation croissante de matériaux synthétiques et de produits chimiques à usage domestique, ainsi que par des systèmes de ventilation prenant mal en compte la question.

Ainsi, l’air respiré à l’intérieur des locaux peut avoir des effets sur le confort et la santé qui peuvent aller de la simple gêne (odeurs, somnolence, irritation des yeux et de la peau) jusqu’à l’aggravation ou le développement de pathologies (allergies respiratoires...). Cependant, les effets de la pollution intérieure sur la santé ne sont que partiellement connus.

Une exposition variable

L’être humain peut être exposé à :

  • de fortes doses de polluants : relativement rare dans un environnement intérieur (exemple : intoxication au monoxyde de carbone)
  • de faibles doses de polluants sur de longues périodes : ce qui peut entraîner des conséquences importantes à court ou long terme

L’ensemble de la population est concerné par cette pollution et plus particulièrement les personnes sensibles et fragiles (enfants, personnes âgées ou immunodéprimées, malades pulmonaires chroniques). Et ceci d’autant plus qu’asthme, allergies et hypersensibilité aux produits chimiques se multiplient.

Des polluants diversifiés

Les polluants sont produits directement ou indirectement par les occupants et leurs activités, ou par le bâtiment et ses équipements. Ils polluent ainsi un air intérieur de plus en plus confiné du fait des limitations du renouvellement d’air imposées par la réglementation thermique des bâtiments. Ils proviennent de :

  • l’extérieur du bâtiment : le sol (radon) ou l’air extérieur (monoxyde de carbone, oxydes d’azote, particules et certains composés organiques volatils - COV)
  • les produits de construction, d’ameublement, de décoration, d’entretien et de bricolage : la plupart des COV (y compris les aldéhydes) et les particules
  • les appareils à combustion (chauffage, production d’eau chaude) : monoxyde de carbone, oxydes d’azote, particules, certains COV
  • les plantes et les animaux : pollens, allergènes de chat, de chien et d’acariens
  • la présence et l’activité humaine (tabagisme, activités de cuisine ou d’entretien, bureautique, ...) : particules, monoxyde de carbone, COV et aldéhydes,...

En milieu clos, ces pollutions (intérieure et extérieure) s’ajoutent et peuvent interagir entre elles pour créer d’autres polluants comme certains composés organiques volatils ou de très fines particules.

Le problème du renouvellement d’air est également critique dans un certain nombre de lieux publics : ATMO Poitou-Charentes a ainsi réalisé plusieurs études permettant d’évaluer l’impact sur la qualité de l’air de la fréquentation d’un parking par les transports automobiles. Il en ressort que les niveaux de pollution rencontrés y sont nettement supérieurs à ceux mesurés en air ambiant extérieur du fait de moins bonnes conditions de dispersion de la pollution.

Enfin, une étude menée conjointement par le LEPTAB de l’Université de La Rochelle et ATMO Poitou-Charentes sur un certain nombre d’écoles de l’agglomération rochelaise, a montré que la perméabilité à l’air des bâtiments avait une très forte influence sur le transfert de certains polluants atmosphériques (ozone notamment) vers les ambiances intérieures. L’étude a également permis de vérifier que les bâtiments ne constituaient globalement pas un abri à la pollution atmosphérique, soulignant par là la nécessité de prendre en compte ce paramètre pour l’implantation de nouveaux établissements.

Concernant le Monoxyde de carbone, 455 personnes ont été intoxiquées en région et 10 sont décédées entre 1999 et 2003.

A noter que la présence d’amiante a été repérée dans quelques dizaines d’établissements en région exposant les résidents à des risques sanitaires.

De plus, en Poitou-Charentes, on peut ajouter à ces pollutions, la pollution par le radon, gaz radioactif naturel présent dans certaines habitations. Du fait de la présence du socle granitique vendéen, le département des Deux-Sèvres fait partie des 31 départements prioritaires retenus au niveau national (moyenne des concentrations supérieures à 100 Bq/m3). Ainsi, le propriétaire d’un lieu ouvert au public pour des séjours prolongés situé dans l’un de ces départements prioritaires est tenu de mettre en œuvre des actions correctives si le niveau de l’activité volumique de radon dépasse 400 Bq/m3 en valeur moyenne annuelle. En région, les mesures effectuées par les DDASS, jusqu’en 2002, dans 762 établissements recevant du public ont ainsi déterminé que 11% des établissements nécessitaient d’entreprendre des actions correctrices simples et que 9% devaient mettre en œuvre des actions de plus grande envergure.

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