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La place du citoyen dans la gestion de l’eau
> La démocratie de l’eau : Comment y participer ?

Pourquoi s’intéresser et participer aux questions liées à l’eau ?

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 2015

L’eau est l’un des éléments indispensable au développement et au maintien de la vie et des activités humaines. L’eau est en effet utilisée pour s’hydrater, pour produire des aliments, fabriquer des objets …

L’Homme a fait usage de l’eau depuis tout temps, celle-ci ayant permis le développement de nombreuses sociétés humaines, comme l’atteste l’implantation proche des cours d’eau de la très grande majorité des centres urbains. Ses usages se sont intensifiés et les volumes d’eau utilisés par l’Homme ont décuplé depuis le début du XXème siècle.

S’intéresser à la question de la l’eau et à sa gestion, c’est comprendre d’où vient l’eau que nous buvons : où estelle prélevée ? Que devient-elle une fois utilisée ? Comment et où est-elle épurée et traitée ? Qui sont les différents intervenants ? Quels sont les métiers concernés ? Quels sont les enjeux économiques liés ? Quelle est la place des citoyens ?

De la même manière que s’évalue notre empreinte écologique, chacun peut connaître son empreinte individuelle sur l’eau.

L’empreinte sur l’eau d’un pays correspond au total de la consommation domestique du pays, auquel s’ajoutent ses importations d’eau virtuelle, et diminué de ses exportations d’eau virtuelle.

Rappelons également que l’accès à l’eau potable est un droit pour l’homme. « Le droit à l’eau consiste en un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à un coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques de chacun. Une quantité adéquate d’eau salubre est nécessaire pour prévenir la mortalité due à la déshydratation et pour réduire le risque de transmission de maladies d’origine hydrique ainsi que pour la consommation, la cuisine et l’hygiène personnelle et domestique ».

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 28 juillet 2010 une résolution (n°64/292) dans laquelle elle déclare que le droit à une eau potable, salubre et propre est un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».

La résolution appelle les États et les organisations internationales à « fournir des ressources financières, à renforcer les capacités et à procéder à des transferts de technologies, grâce à l’aide et à la coopération internationales, en particulier en faveur des pays en développement ». L’objectif est d’accroître les efforts pour fournir « de l’eau potable, salubre, propre, accessible et abordable et l’assainissement pour tous ».

Aujourd’hui, environ 1,1 milliard de personnes n’a pas accès à l’approvisionnement en eau potable. S’ajoutent à cette inégalité d’accès, des facteurs qui tendent à diminuer les ressources en eau potable : la mauvaise gestion, le gaspillage et la pollution des réserves, enjeux géopolitiques.

Cette prise de conscience sur ces enjeux mondiaux et les inégalités d’accès à l’eau, au regard de la relative abondance qui peut paraître dans nos régions, remémore combien ce bien est précieux et combien chacun se doit de le préserver.

Rappelons que la loi sur l’eau de 1992 consacre l’eau en France en tant que « patrimoine commun de la Nation ».

En France, une véritable implication des citoyens dans les processus décisionnels en matière de gestion de la ressource en eau se met en place sur les territoires. Cette participation du public s’y décline selon différentes modalités  : consultation, concertation, dialogue, participation … La participation met le citoyen au cœur du débat public.

D’une manière générale, 5 types d’acteurs sont rencontrés :

  • les citoyens qui s’intéressent de près ou de loin à l’action et partagent leur propre avis,
  • les élus qui sont les représentants politiques et voix décisionnelles,
  • les administrations qui préparent et suivent les dossiers,
  • les groupements de citoyens qui peuvent être des associations, des syndicats …,
  • les médias qui véhiculent l’information.

Peuvent également s’ajouter la présence d’experts, scientifiques qui apportent une information objective, ainsi qu’un médiateur ou un animateur dont le rôle est de mettre les différents acteurs en synergie.

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À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES … RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :
L’eau et moi > Participer et donner mon avis
L’eau : échéance 2015 > Documentation D.C.E. et Donner son avis
Aujourd’hui > Enquêtes publiques

 Pour aller plus loin
  • Risque : Exposition possible d’enjeux à un aléa qui constitue une menace. Les deux principaux critères des risques sont la fréquence et la gravité. Un événement « potentiellement dangereux » -aléa- n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux forts sont en présence, donc si les effets prévisibles mettent en jeu de nombreuses personnes, des biens… Ce risque majeur devient une catastrophe quant l’événement a lieu et qu’il provoque des dommages pour la société, l’environnement ou l’économie : des pertes en vies humaines par exemple, etc.
  • Eau potable : Eau propore à la consommation, ne devant contenir aucun germe pathogène. L’eau prélevée directement dans le sol ne peut pas toujours être bue telle que. Elle doit être contrôlée et éventuellement purifiée avant d’être distribuée chez l’usager. Ses caractéristiques sont définies par la directive européenne de 1998, reprise en droit français. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
  • Eau virtuelle : L’eau virtuelle est l’eau que nous consommons « sans la voir ». C’est celle utilisée dans les processus de fabrication de produits, que ce soit dans l’industrie automobile, agro-alimentaire, etc. Par exemple (source : www.worldwatercouncil.org), pour produire un kilo de blé, il faut environ 1 000 litres d’eau. En d’autres termes, la quantité d’eau virtuelle de ce kilo de blé est de 1 000 litres. Pour un kilo de viande, il en faut en moyenne de 5 fois à 10 fois plus.
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