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Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 2015

Cet ouvrage est une ressource documentaire dans lequel il est possible de puiser des informations sur les caractéristiques majeures de la situation de l’eau en région.

Il met à la disposition des utilisateurs un ensemble structuré d’informations et permet d’apprécier, d’évaluer, les atouts et les faiblesses du territoire au regard de ses ressources en eau.

Des eaux très sollicitées générant des conflits d’usage

Les ressources en eau de la région, souterraines ou superficielles, sont relativement abondantes mais la coïncidence des étiages (périodes de plus basses eaux des rivières et des nappes) avec l’accroissement des besoins en eau (irrigation et usages domestiques en particulier) suscite des déséquilibres structurels (déficit chronique de la quantité d’eau).

Les prélèvements sont majoritairement le fait du secteur agricole. Compte tenu de la place importante qu’occupent les cultures irriguées en région, ils représentent un enjeu de taille et entrent en conflit d’usage avec la pêche, la conchyliculture, la baignade ou l’alimentation en eau potable. La question de la sécurité de l’approvisionnement en eau potable est particulièrement accrue en zone littorale, en raison de la pression touristique. Cette situation est d’autant plus problématique certaines années si les pluies d’hiver sont faibles et ne permettent pas une recharge suffisante des nappes. Certains cours d’eau connaissent des étiages sévères et des débits localement faibles, voire très faibles, et ce pendant des périodes de plus en plus longues. Alors que les assecs historiques semblent s’aggraver, des assecs nouveaux apparaissent sur certains bassins versants (limitant beaucoup les apports d’eau douce dans la zone littorale). Des besoins importants à satisfaire face à une pluviométrie imprévisible exigent alors d’engager une gestion durable des réserves en eau, avec une vision prospective d’ensemble, partagée. Une gestion durable, garantissant la préservation de la ressource, implique à son tour l’amélioration de la connaissance et du suivi des ressources en eau, même si d’importants progrès ont d’ores et déjà été réalisés.

Une dégradation générale et persistante de la qualité des ressources en eau

Par ailleurs, la préservation de la qualité des eaux constitue un enjeu majeur tant la dégradation physique, chimique et biologique de certaines nappes et rivières est préoccupante.

Cette dégradation de la qualité de la ressource résulte en majeure partie des impacts agricoles et ponctuellement industriels ou domestiques.

Les différents polluants affectent aujourd’hui de façon chronique les milieux aquatiques. En témoignent l’accroissement des teneurs en nitrates et en produits phytosanitaires et l’eutrophisation régulière des cours d’eau. Les rivières dont les débits sont parfois proches du tarissement en été, voient leur qualité particulièrement menacée, avec une concentration en polluants d’autant plus importante que le niveau d’eau est faible. La question de la sécurisation de l’alimentation en eau potable peut donc se poser.

Enfin, les cours d’eau et zones humides de Poitou-Charentes ont subi de nombreux aménagements qui ont participé à la dégradation de la qualité biologique de ces milieux. Ainsi, la restauration de la fonctionnalité des écosystèmes aquatiques constitue également un enjeu fort pour la région Poitou-Charentes.

Des eaux marines sous l’influence des actions du continent

Les zones marines littorales sont sous l’influence des eaux continentales et des eaux marines du large.

En Poitou-Charentes, elles sont caractérisées par une imbrication des marais doux et salés et par l’influence des eaux continentales, accentuée par la configuration des pertuis. Le mélange eaux marines/ eaux continentales est déterminé, en volume, par le régime des marées et le débit des cours d’eaux, et, en qualité, par celle des eaux douces.

De plus, la qualité des eaux marines littorales, de par la diversité des fonctions et des activités économiques qui lui sont liées, est un véritable enjeu en région. En effet, cette qualité participe non seulement à la préservation d’un patrimoine écologique mais elle conditionne également le maintien des activités traditionnelles (pêche, conchyliculture) ou récréatives (baignade, pêche à pied). Depuis plusieurs années, les dégradations dues aux multiples pressions s’accentuent et doivent aujourd’hui conduire à engager et à assumer des actions de protection et de gestion.

Ainsi, qu’elles soient souterraines, de surface ou littorales, les eaux en Poitou-Charentes sont soumises à des pressions quantitatives et qualitatives importantes. En effet, de nombreux usages peuvent perturber l’équilibre naturel sur un bassin versant. Les réponses apportées à ces pressions visent alors à mieux respecter le milieu, tout en maintenant les activités économiques en place, en limitant les conflits entre usagers pour partager et préserver ce patrimoine commun.

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  • écosystèmes : Ensemble écologique constitué par les éléments inertes d’un milieu (sol, eau, etc.) et des êtres vivants, entre lesquels existent des relations énergétiques, trophiques, etc.
  • étiages : Période de plus basses eaux des rivières et des nappes souterraines.
  • Eutrophisation : Phénomène qui affecte les milieux aquatiques (doux et hyalin), essentiellement les lacs, mais aussi les étangs, et les rivières. Il peut être soit naturel soit provoqué par des apports dus aux activités humaines. L’eutrophisation se traduit pour certaines espèces de la flore aquatique (algues) par une prolifération sous l’influence de la photosynthèse, due à un accroissement important de la teneur des eaux en matières nutritives. Les eaux passent de l’état oligotrophe à l’état eutrophe. Un déséquilibre se produit entre les eaux de surface qui s’oxygènent par aération et photosynthèse et les eaux profondes où les matières organiques sont décomposées ce qui consomme de l’oxygène.
  • Pertuis : Zones maritimes abritées, délimitées par les îles et par le continent, correspondant à des mers "intérieures".
  • Assecs : Assèchement temporaire d’un cours d’eau ou d’un tronçon de cours d’eau.
  • Conchyliculture : Élevage traditionnel des coquillages, essentiellement l’huître et la moule.
  • Débits : le débit d’un cours d’eau en un point donné est la quantité d’eau (m3 ou litres) passant en ce point par seconde il s’exprime en m3/s ou en l/s.
  • Eau potable : Eau propore à la consommation, ne devant contenir aucun germe pathogène. L’eau prélevée directement dans le sol ne peut pas toujours être bue telle que. Elle doit être contrôlée et éventuellement purifiée avant d’être distribuée chez l’usager. Ses caractéristiques sont définies par la directive européenne de 1998, reprise en droit français. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
  • Marais : Milieu humide de type intermédiaire, à la fois aquatique (de faible profondeur) et terrestre et caractérisé par des inondations saisonnières. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
  • Nappes : Volume d’eau souterraine.
  • Nitrates : Ils jouent un rôle important comme engrais, car ils constituent le principal aliment azoté des plantes, dont ils favorisent la croissance. Toutes les eaux naturelles contiennent normalement des nitrates à des doses variant selon les saisons (de l’ordre de quelques milligrammes par litre). • Niveau piézométrique : Il s’agit d’une mesure ponctuelle du niveau atteint par l’eau dans le sol à l’aplomb d’un point précis.
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