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Mieux gérer les risques liés à l’eau

Thème Eau - Edition 2015
Nouveau !
Dernière mise à jour : 2015

3.1. Le risque inondation

3.2. Le risque de submersions marines et crues rapides

3.3. Des aménagements pour prévenir les inondations


Plusieurs risques naturels sont à prendre en compte sur le territoire de la région Poitou-Charentes : séisme, mouvements de terrain, feux de forêts, tempête ... Parmi ceux liés à l’eau, citons le risque de submersion marine et de crue rapide ainsi que le risque inondation.

3.1. Le risque inondation

Le risque inondation représente le principal risque naturel en Poitou-Charentes. Pour faire face à ce phénomène naturel qui peut provoquer des dégâts considérables aussi bien humains que financiers, la Commission Européenne a adopté en 2007 la directive 2007/60/CE relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation, dite « Directive Inondations ». Elle fixe une méthode de travail progressive afin de permettre aux territoires exposés à tout type d’inondation de réduire les risques. Elle impose l’élaboration à l’échelle des districts hydrographiques de :

  • cartes des zones inondables et cartes des risques d’inondations, qui doivent être achevées pour le 22 décembre 2013 au plus tard,
  • plans de gestion des risques d’inondations, qui doivent être achevés et publiés le 22 décembre 2015 au plus tard.

Dans ce cadre, en 2011, un état des lieux a été réalisé sur les bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne sur les risques d’inondation : Evaluation Préliminaire des Risques d’Inondation (EPRI). Les EPRI ont été arrêtés par les Préfets coordonnateurs de bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne.

Puis fin septembre 2012, l’identification et la sélection des Territoires à Risque Important (TRI) d’inondation ont été effectuées sur chaque bassin, en se basant sur les EPRI. En Poitou-Charentes, 5 TRI ont été arrêtés : Châtellerault sur la rivière Vienne, la Baie de l’Aiguillon, l’île de Ré et le littoral Rochelais, le littoral Charentais et le secteur Angoulême-Cognac-Saintes sur le fleuve Charente. Ces arrêtés sont en date du 26 novembre 2012 côté Loire-Bretagne et du 11 janvier 2013 côté Adour-Garonne.

Enfin, une cartographie sur chacun des TRI arrêtés doit être réalisée pour décembre 2013 et devra caractériser les surfaces inondables selon 3 scénarii d’inondations d’événements (fréquent, moyen et rare). Une seconde cartographie des risques devra être faite afin de localiser les enjeux dans les zones inondables et de quantifier les conséquences dommageables au sein des TRI. Ces cartes seront approuvées par les préfets coordonnateurs des bassins après consultation des préfets de département.

Et à l’horizon 2015 un plan de gestion du risque inondation devra être élaboré, intégrant les stratégies locales de gestion du risque inondation sur les TRI.

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3.2. Le risque de submersions marines et crues rapides

Le risque de submersions marines et crues rapides est lié à trois phénomènes naturels : une surcote liée à la tempête, un fort coefficient de marée et un phénomène de vague.

Le littoral charentais y est particulièrement soumis, citons la tempête Xynthia de février 2010. En lien avec cette tempête et prenant conscience de la dangerosité des submersions marines, le ministère du développement durable a mis en place le Plan national de Submersions Rapides (PSR) un an après Xynthia le 17 février 2011.

Ce plan décline 60 actions de l’État visant à assurer la sécurité des personnes dans les zones exposées aux phénomènes brutaux de submersions rapides. Il comprend des mesures de prévention, de prévision, de protection et de sauvegarde des populations et s’applique de 2011 à 2016.

Couvrant à la fois les risques de submersions marines mais également les inondations par ruissellement ou crues soudaines ainsi que les ruptures de digues fluviales ou maritimes, il s’articule autour de quatre axes :

  • la maîtrise de l’urbanisation et l’adaptation du bâti,
  • l’amélioration des systèmes de surveillance, de prévision, de vigilance et d’alerte,
  • la fiabilité des ouvrages et des systèmes de protection,
  • le renforcement de la culture du risque.

Une implication de l’État alliée aux actions des collectivités territoriales est demandée pour la mise en oeuvre de ce plan pour une meilleure prise en compte des risques dans l’aménagement du territoire.

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3.3. Des aménagements pour prévenir les inondations

Au-delà de l’application de la directive inondation qui se met en place en France, la prévention des inondations passe par un aménagement et un entretien continu des bassins versants. Pour cela différents travaux sont préconisés :

  • la restauration des zones humides,
  • la réintroduction du castor,
  • la lutte contre le ruissellement et contre l’imperméabilisation urbaine,
  • la plantation de bandes enherbées,
  • le reboisement ou entretien de forêt de protection,
  • la restauration des zones d’expansion des crues en amont du bassin versant pour redonner une capacité de stockage à la rivière et à ses rives,
  • le reméandrage qui consiste à allonger le tracé d’un cours et à réduire la pente pour redonner à la rivière sa morphologie sinueuse et ses fonctionnalités. Les méandres jouent en effet un rôle important de ralentisseur de crue,
  • la réduction du risque d’érosion des berges qui sont notamment importantes pour contenir l’eau en cas de crue.

Ces travaux sont nécessaires pour contenir les dégâts que peut engendrer une crue, mais l’organisation de la surveillance, de la prévision et de la transmission de l’information sur les crues reste primordiale.

Le SCHAPI (Service Central d’Hydrométéorologie et d’Appui à la Prévision des Inondations), créé en juin 2003, assure, sur l’ensemble du territoire national, une mission d’animation, d’assistance, de conseil et de formation auprès des services intervenant dans le domaine de la prévision des crues et de l’hydrologie. Il a pour rôle également l’information des services et du public, avec la publication d’une carte de vigilance.

En parallèle, 22 Services de Prévision des Crues (S.P.C.) organisent et concentrent le dispositif d’annonce de crues. En région, les S.P.C. suivent depuis 2007 les débits grâce à une cinquantaine de stations de mesure réparties sur les principaux cours d’eau de la région. Certaines stations sont gérées par les services de l’État des départements voisins.

Le travail de terrain (maintenance des stations et réalisation de jaugeages) permet de garantir la fiabilité des données. Une fois validés, les débits moyens journaliers sont envoyés dans la banque nationale HYDRO du Ministère de l’Écologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, qui permet de calculer des données hydrologiques statistiques, et de diffuser les données.

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À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES … RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :

connaître l’eau et ses usages en région > Sa quantité
la gestion de l’eau > Gestion quantitative
la gestion de l’eau > Economies d’eau

 Pour aller plus loin
  • Risques, Risque : Exposition possible d’enjeux à un aléa qui constitue une menace. Les deux principaux critères des risques sont la fréquence et la gravité. Un événement « potentiellement dangereux » -aléa- n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux forts sont en présence, donc si les effets prévisibles mettent en jeu de nombreuses personnes, des biens… Ce risque majeur devient une catastrophe quant l’événement a lieu et qu’il provoque des dommages pour la société, l’environnement ou l’économie : des pertes en vies humaines par exemple, etc.
  • Amont : L’amont désigne la partie d’un cours d’eau qui, par rapport à un point donné, se situe entre ce point et sa source. (Agence de l’Eau Adour Garonne : www.eau-adour-garonne.fr
  • Bandes enherbées : Bandes en herbes en bord de parcelle, situées principalement le long des cours d’eau, qui agissent comme des zones tampons en interceptant et filtrant les écoulements de surface.
  • Berges : Bord permanent d’un cours d’eau, situé au dessus du niveau normal de l’eau. La berge est caractérisée par sa forme transversale (berge en pente douce, berge abrupte), sa composition (sableuse, marneuse), sa végétation (herbacée, arbustive, fréquemment soumises au débordement et à l’érosion du courant, les berges sont des habitats pour de nombreuses espèces. Elles permettent le passage d’animaux discrets comme le rat d’eau, le rat musqué, la musaraigne d’eau ou encore le desman des Pyrénées. Certaines ruptures de niveau permettent aux blocs rocheux d’apparaître et forment d’excellents perchoirs pour le cincle plongeur. Les hirondelles de rivages profitent des berges vives pour y faire leur nid. Les écrevisses, les poissons et les macro-invertébrés se servent des abris sous berges pour se cacher, se reproduire ou se nourrir. Benthique : qualifie l’ensemble des organismes aquatiques vivant en étroite relation avec les fonds aquatiques d’une manière fixée ou non. L’ensemble de ces êtres forme le benthos.
  • Crues : Phénomène caractérisé par une montée plus ou moins brutale du niveau d’un cours d’eau, liée à une croissance du débit. La crue ne se traduit pas toujours par un débordement du lit mineur. On caractérise d’ailleurs les crues par leur période de récurrence ou période de retour : la crue quinquennale (fréquence une année sur 5 - Récurrence 5), la crue décennale (fréquence une année sur 10 - Récurrence 10), la crue centennale (fréquence une année sur 100 - Récurrence 100). Les crues saisonnières sont des phénomènes naturels. Elles sont essentielles au maintien de la diversité des hydrosystèmes et des services rendus par la nature. (Glossaire EauFrance)
  • Débits : le débit d’un cours d’eau en un point donné est la quantité d’eau (m3 ou litres) passant en ce point par seconde il s’exprime en m3/s ou en l/s.
  • Hydrologie : L’hydrologie est la science ayant pour objet l’étude des propriétés physiques, chimiques et biologiques des eaux situées à la surface de la Terre et au-dessous de cette surface, en particulier du point de vue de leur formation, de leur déplacement, de leur répartition dans le temps et l’espace et de leur interaction avec l’environnement inerte et vivant. L’hydrologie continentale étudie les fleuves, lacs et marais, les eaux souterraines et les étendues d’eau solide des terres émergées, tandis que l’hydrologie marine s’identifie à l’océanographie. (Météo France)
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