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Eaux marines

Liens avec des enjeux économiques et sociaux

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 07/07/2006

Les activités du littoral sont dépendantes d’une bonne qualité sanitaire de la ressource eau. La conchyliculture, la pêche, ou la baignade, sont soumises à des normes de qualité sanitaire et/ou chimique contraignantes.

Conchyliculture :

La conchyliculture est l’activité la plus sensible aux variations de la qualité de l’eau de mer ou saumâtre. Elle peut être considérée comme une activité économique « sentinelle » de cette qualité.

Parc ostréicole. DIREN.
Parc ostréicole. DIREN.

La conchyliculture dépend en effet directement de la ressource alimentaire que sont le phytoplancton et les particules organiques, et donc de la qualité de cette ressource. Celle-ci dépend des apports de nutriments, mais aussi des contaminants, chimiques et microbiologiques, venant du bassin versant et stockés dans les sédiments. La pollution des eaux du littoral peut donc être à l’origine de conséquences économiques graves.

En outre, l’évolution rapide et successive de la réglementation sanitaire se traduit pas un abaissement des seuils autorisant la mise en marché des produits ou autorisant l’exploitation des zones de production, qui peut mettre la filière conchylicole en difficulté si des actions d’envergure sur les pollutions d’origine terrestre ne sont pas rapidement mises en œuvre.

La conchyliculture est un des symboles de l’économie littorale picto-charentaise. Elle est la troisième activité économique de la région derrière l’agriculture et le tourisme, génèrant un chiffre d’affaires de 245 millions d’euros et concernant près de 8 000 emplois permanents et saisonniers. Cela en fait le premier centre conchylicole français et européen (Source : Section Régionale Conchylicole, 2001). http://www.ifremer.fr/reper/pagesth...

Les impacts écologiques et sanitaires provoqués par les toxines peuvent avoir des conséquences économiques au niveau de la production conchylicole si des zones sont temporairement interdites à la commercialisation. En 1987 et en 1999, une toxicité des coquillages a conduit les autorités départementales à interdire pour des périodes de 15 à 35 jours la commercialisation et le ramassage des coquillages sur toutes les zones littorales de Charente-Maritime (concentration dans l’eau de Dinophysis qui peut produire une toxine diarrhéique). Deux brefs épisodes toxiques ont conduit à des interdictions d’une semaine en 2002 et 2004 dans le Pertuis breton. Fermes20ans.pdf

L’accent doit donc être impérativement mis sur les efforts concrets de gestion des débits d’eaux douces et sur la reconquête de la qualité des eaux dès l’amont (fleuves, rivières, zones humides), et non sur la seule mise aux normes des établissements conchylicoles.

Santé publique :

==> Les maladies transmissibles par la consommation des coquillages peuvent être graves, mais elles sont de plus en plus rares, ceci grâce aux contrôles effectués sur les zones conchylicoles et de pêche à pied. -Les coquillages qui sont issus des élevages sont élevés dans des zones régulièrement surveillées (suivi Envlit-Ifremer) et des contrôles sont effectués dans les établissements qui expédient les huîtres et les moules sur le marché (données des services sanitaires-DSV-DGCCRF). Des autocontrôles sont également effectués par les professionnels de la conchyliculture.

 Pour les coquillages pêchés sur l’estran, la surveillance sanitaire est effectuée sur les principales zones de pêche (DDASS) et les résultats sont affichés en mairie et sur le site des DDASS . Ils sont aussi portés à connaissance du public par des panneaux sur les lieux de pêche.

Ces contrôles sont très importants dans un contexte où la pêche à pied de loisirs est pratiquée par un nombre important de riverains et de vacanciers.

Pour apprécier les risques sanitaires liés à la pratique de la pêche à pied, la DDASS de la Charente-Maritime assure depuis 1996 le suivi sanitaire des gisements naturels de coquillages les plus fréquentés ainsi que ceux les plus exposés à d’éventuelles contaminations sur le littoral. En 2005, 24 points sont contrôlés mensuellement et bimestriellement en juillet et août. http://www.charente-maritime.pref.g... http://www.charente-maritime.pref.g...

==> La dégradation de la qualité des ressources en eau du fait de pollutions diffuses ou ponctuelles entraîne aussi une augmentation de risques sanitaires par contact direct (baignade).

La commission européenne lance un plan d’action destiné à réduire le nombre de maladies dues à la pollution de l’environnement. Il s’agit de mieux comprendre l’interface environnement/santé et d’établir comment l’exposition à l’environnement entraîne des effets épidémiologiques. L’action 13 de ce plan est de « diminuer le risque sanitaire dû à la baignade » : lors des contacts avec l’eau, les effets sanitaires (gastro-entérites, infections respiratoires…) peuvent se produire par ingestion, inhalation ou contact avec la peau et les muqueuses… http://www.sante.gouv.fr/htm/dossie... La DRASS est responsable de ce dossier en région.

Tourisme :

La qualité des eaux de baignade est un élément fort de la politique touristique de la région. La pollution des eaux du littoral peut entraîner le mauvais classement de certaines plages et une baisse de fréquentation estivale (dans un petit nombre de cas, ce classement conduit en effet à une fermeture de la baignade lors de la saison balnéaire) ; en effet, la présence de contaminants dans les eaux peut constituer un risque sanitaire lors de la baignade. L’impact en terme financier peut être lourd sur les activités d’hébergement (hôtellerie, résidences, campings, gîtes….), les activités de loisirs (sites de visite, club nautique, location de bateaux, pêche ne mer…) et les activités connexes (restaurant, café-tabac…).

Plage. DIREN.
Plage. DIREN.
Le tourisme en Poitou-Charentes reste étroitement lié à la présence de la mer. Le chiffre d’affaires global du tourisme sur le littoral est en effet évalué à 1 milliard d’euros, soit près de 55 % du chiffre d’affaires global du tourisme de la région Poitou-Charentes : http://www.poitou-charentes-vacance...

La qualité des eaux de baignade est l’assurance d’une bonne fréquentation touristique. En 2003, sur 87 points de baignades surveillés, 29 étaient répertoriés qualité moyenne et 2 momentanément pollués. Plusieurs plages, elles, étaient élues « pavillon bleu ». http://baignades.sante.gouv.fr/htm/...

Enfin, l’attractivité touristique n’est pas seulement liée à la qualité des eaux marines mais est aussi fortement dépendante du maintien de l’authenticité littorale (respect du paysage avec limitation de l’artificialisation des côtes, garantie des activités aquacoles contribuant à l’identité du territoire) : voir également fiche « Enjeux Paysages ».

Le conservatoire du littoral a acquis ainsi 2 645 ha sur le littoral maritime du département de Charente-Maritime (bilan 1999), représentant 5 % du linéaire côtier total.
  • Bassin versant : En hydrologie de surface, c’est le domaine sur lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point, nommé exutoire du bassin versant. La limite physique de ce domaine est la ligne des crêtes appelée ligne de partage des eaux. De la même manière pour les eaux souterraines, un bassin versant englobant les circulations des eaux dans le domaine souterrain est définissable.
  • Conchyliculture : Élevage traditionnel des coquillages, essentiellement l’huître (ostréiculture) et la moule (mytiliculture).
  • Dinophysis : Micro algue générant une toxine diarrhéique.
  • Huître : Mollusque bivalve. Deux types d’huîtres sont exploitées sur les côtes françaises : les huîtres creuses (genre : Crassostrea) et les huîtres plates (genre : Ostrea). Dans les pertuis charentais c’est l’huître creuse qui est produite.
  • Littorales, littorale, littoral : Relatif aux rivages marins. La largeur de ce domaine est variable : il englobe l’arrière côte dans la terre ferme (on parle de zone supra littorale, située au-dessus de la mer mais soumise cependant à l’influence marine), le rivage proprement dit et la zone de balancement des marées ou estran (zone médio littorale ou zone littorale s.str.), ainsi que l’avant côte submergée en permanence (zone infra littorale jusqu’à -50 m et zone circa littorale de -50 à -200 m). Chacune des zones présente des associations de faunes et flores caractéristiques.
  • Moules : Mollusque bivalve (genre : Mytilus) élevé sur boucheaux et sur filières en pleine mer.
  • Pertuis : Zones maritimes abritées, délimitées par les îles et par le continent, correspondant à des mers "intérieures".
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