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Thème Déchets - Edition 2016
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Dernière mise à jour : 12/10/2006

Agriculture

Région du Tuffeau
Région du Tuffeau

En raison de leur teneur en matière organique et en éléments fertilisants (azote et phosphore principalement), les boues de station d’épuration sont des déchets valorisables en agriculture. Cependant, afin de garantir leur innocuité à l’égard des produits agricoles et de l’environnement, leur utilisation en agriculture se fait suivant des plans d’épandage précis et un suivi agronomique.

Les produits issus du compost des ordures ménagères brutes, des déchets verts, des boues ou des mélanges (cocompostage) sont également valorisés.

De plus, des démarches de management environnemental avec la norme ISO 14001 voient le jour. Elles permettent notamment d’améliorer les sites de production et les pratiques agricoles (optimisation de la gestion des déchets par l’utilisation de filières réglementaires).

Source : site Internet Ademe Poitou-Charentes.
En 2005, 50 % des boues sont épandues, mais dans des conditions qui restent à améliorer. De plus, 12 agriculteurs ont obtenu la certification ISO 14001 suite à 3 années de travail avec la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime, l’Ademe et le CRDA Aunis Marais Poitevin, ainsi qu’un lycée agricole.
Source : site Internet Ademe Poitou-Charentes, Pour en savoir plus : http://www.ademe-poitou-charentes.f...

Industrie

Le respect de la réglementation représente en général un coût pour les entreprises et le développement des démarches de type management environnemental (norme ISO 14001, référentiel Eco Audit) les amène à étudier les dispositifs préventifs (méthode de fabrication ou procédé industriel innovant et performant) qui visent notamment à diminuer la production de déchets mais également leur toxicité. De plus, l’introduction d’une technologie propre présente des intérêts en matière d’environnement et en matière de coûts de production : la réduction des entrants et/ou des sortants permet des économies. Il apparaît donc plus intéressant d’investir dans une technologie propre que dans des équipements de dépollution avals tels que les centres de traitement de déchets.

L’écoconception complète les approches précitées car elle prend en compte l’ensemble des impacts environnementaux de toutes les étapes du cycle de vie d’un produit.

Depuis plus de 10 ans, les technologies propres jouent un rôle de plus en plus important dans la diminution de la charge polluante des rejets industriels observée (pour 65% en pollution toxique dans les secteurs de la chimie et du travail des métaux et pour 50 à 80% en pollution organique dans l’ensemble des secteurs de l’agroalimentaire). La diminution des pollutions émises, alliée à des investissements faibles et productifs, donne un bilan coût-avantage globalement favorable avec un temps de retour des investissements de l’ordre de 3 à 5 ans ». En Charente, 34 entreprises sont certifiées ISO 14001 contre 31 en Charente-Maritime, 26 dans la Vienne et 14 en Deux-Sèvres en 2005. Elles appartiennent principalement aux secteurs agro-alimentaire, électrique et automobile.
Source : APCEDE, ADEME Poitou-Charentes - site Internet et Guide des déchets industriels, 2003

Valagro, centre de Recherche et Développement pour la valorisation industrielle des agroressources, élabore notamment de nouveaux matériaux biodégradables et recyclables : matériaux plastiques, matériaux composites, matériaux isolants, matériaux filtrants, matériaux absorbants, substrats de culture.

Pour en savoir plus http://www.valagro-rd.com.

Il existe par ailleurs, une volonté régionale qui encourage les « éco-activités, éco-procédés...

Tourisme

La Côte D’Aunis
La Côte D’Aunis

Le tourisme entraîne une densification de la population en un lieu et sur une période délimitée qui se traduit par un accroissement des pressions environnementales. Ainsi, la production de déchets augmente entraînant la mise en place de collectes et de traitements supplémentaires. Les dépôts sauvages se font également plus fréquents (bords de route, plages…).

Cet impact du tourisme est important en Charente-Maritime où le gisement de déchets ménagers est supérieur à celui des autres départements du fait des fortes variations entre l’hiver et l’été par suite de l’afflux de population touristique. De ce fait, sur les communes littorales, la population connaît une croissance qui peut aller de 117% à 900% sur St Palais sur Mer pendant la période estivale 2003.
Source DDASS - Cf. thématique « eaux marines » - pressions – urbanisation.

Emploi

La gestion des déchets recouvre un nombre important de métiers : ambassadeur du tri, agent de déchèterie / de collecte, coordinateur du tri...

Bien que l’utilisation de la Nomenclature des Activités Française rencontre des limites, en particulier si l’activité environnementale n’est exercée qu’à titre secondaire ou auxiliaire, la gestion des déchets se retrouve dans deux secteurs : la récupération de matières métalliques et non métalliques recyclables et la gestion des déchets avec le traitement des ordures ménagères et des autres déchets. Ainsi selon les effectifs de l’Unedic qui couvrent pour l’essentiel le seul secteur privé (hormis le secteur agricole), les domaines de la gestion des déchets et plus particulièrement de la récupération ont connu une croissance entre 1993 et 2002 en Poitou-Charentes (respectivement +65% et +64%) ; +7,22% pour la récupération sur la dernière année. Cette croissance est due à l’augmentation de la production de déchets, à une sensibilisation croissante de l’opinion publique et au renforcement des contraintes réglementaires. Il faut noter qu’une part de cette croissance est due également au fait que certaines compétences détenues auparavant par le secteur public ont été concédées au secteur privé. Ainsi, les établissements du secteur du recyclage relèvent à plus de 91,7% du secteur privé. Les collectivités territoriales quant à elles, gèrent 23,2% des établissements du secteur des déchets.
Source : Observatoire et Réseau des Métiers et Emplois de l’Environnement – IFEN – C. Lowezanin - 16/01/2004

Santé

Bien qu’actuellement, il n’y ait plus en France d’UIOM particulièrement vétustes, des émissions importantes de polluants ont pu avoir lieu dans le passé et la persistance de certains d’entre eux dans l’environnement (notamment dioxines, métaux) pose le problème, à long terme, des effets néfastes sur la santé des populations résidant à proximité. Ces polluants entrent au contact de l’homme selon des voies variées : digestive, respiratoire ou cutanée et la plupart des études montrent que cette exposition s’effectue à environ 95% par l’alimentation et principalement d’origine animale. Même s’il est difficile d’estimer l’impact sanitaire d’une surexposition modérée aux dioxines, il n’est pas conseillé de consommer de façon fréquente des aliments d’origine animale produits à proximité d’une UIOM ayant été hors normes pendant plusieurs années. En effet, les études épidémiologiques conduites jusqu’à ce jour ne permettent pas de trancher en matière d’effets et de risques encourus par les populations riveraines de ces installations. Les travailleurs des UIOM sont également exposés par voie respiratoire à des poussières, des substances chimiques et des agents biologiques ; il est cependant difficile à ce jour d’évaluer correctement l’impact sanitaire de leur activité compte tenu des connaissances actuelles.

Sources : 65 questions réponses sur les incinérateurs et les dioxines - Institut de veille sanitaire - Agence française de sécurité sanitaire des aliments - mars 2005 / Les incinérateurs d’ordures ménagères : Quels risques ? Quelles politiques ? Comité de la prévention et de la précaution, Ministère de l’écologie et du développement durable, octobre 2004.

Dans les installations de compostage, les populations microbiennes ou les constituants présents dans le compostage et potentiellement dangereux pour la santé par inhalation sont : des organismes pathogènes, d’origine fécale, présents dans les produits de départ (bactéries, virus, parasites), des organismes pathogènes ou allergisants se développant durant le compostage ou le stockage (actinomycètes thermophiles et champignons) ainsi que des toxines et allergènes libérés par les bactéries et les champignons. La connaissance des risques pour la santé des travailleurs est limitée, quant au risque pour les populations riveraines, très peu d’informations existent.

Source : Etude bibliographique sur l’évaluation des risques lies aux bioaérosols générés par le compostage des déchets, ADEME - CAREPS, février 2002.

Dans le cas des installations de stockage de déchets ménagers et assimilés, les sources de dangers potentielles viennent des émissions de polluants vers les eaux de surface et des fuites éventuelles vers les eaux souterraines, des rejets atmosphériques, du bruit, des odeurs, de l’envol des déchets, des micro-organismes ou de la présence d’animaux. C’est principalement la toxicité à long terme due aux expositions à faibles doses de divers polluants, qui est porteuse d’enjeux de santé publique importants. En effet, la réglementation qui limite les rejets à l’atmosphère ou dans les eaux est susceptible d’éviter les expositions à de fortes doses, même pendant une courte durée. Ainsi, sauf dysfonctionnement de l’installation, les rejets d’une installation qui respecte les règles d’exploitation sont faiblement concentrés en toxiques majeurs. Les risques sanitaires proviennent surtout des décharges sauvages.

Sources : Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement - Guide pour l’évaluation du risque sanitaire dans le cadre de l’étude d’impact d’une installation de stockage de déchets ménagers et assimilés, février 2005 / Institut de veille sanitaire et Agence française de sécurité environnementale - Stockage des déchets et santé publique. Mars 2005

Par ailleurs, les déchets d’activités de soins, « issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire », peuvent présenter divers risques (infectieux, chimique et toxique, radioactif, mécanique) qu’il convient de réduire et nécessitent un conditionnement adapté pour protéger les patients hospitalisés, le personnel de soins et les agents chargés de l’élimination des déchets. L’exposition aux différents risques peut ainsi survenir tout au long de la filière d’élimination des déchets (lors de la production, du conditionnement, de la collecte, de l’entreposage, de l’enlèvement ou de toutes autres manipulations) ; pour cette raison, l’élimination des DASRI est réglementée dès leur production. Pour ne prendre qu’un exemple, les déchets de médicaments anticancéreux peuvent présenter, pour les personnes qui les manipulent, un risque toxique (et même génotoxique) et avoir des effets cancérigènes, mutagènes ou tératogènes.

Source : Guide "Élimination des déchets d’activité de soins à risques", Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, 1999.

De même, les déchets industriels spéciaux, présentent des risques potentiels pour la santé humaine dus à la présence de substances chimiques ou biologiques ou aux risques potentiels d’incendie ou d’explosion. La population et les professionnels chargés d’éliminer ces déchets sont ainsi exposés à des risques dont la nature dépend de la nature des substances toxiques, des quantités, etc.

En région, une étude bibliographique de l’ ORSPEC faite en 2001 sur les risques sanitaires conclut que « l’on note toutefois une augmentation du risque de pathologies respiratoires et digestives chez les travailleurs de l’industrie du déchet (collecte, tri, centre de compostage), corroborée par des études microbiologiques ; ces pathologies sont liées à l’inhalation de bioaérosols ».
Source : Synthèse bibliographique des connaissances sur les risques liés au traitement des ordures ménagères pour les professionnels et les populations riveraines, mai 2001, Observatoire Régional de la Santé Poitou-Charentes.

Par ailleurs, l’Institut de veille sanitaire lance, en collaboration avec l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, une vaste enquête nationale sur l’imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères (Septembre 2004 – Juin 2006). L’objectif de cette étude d’envergure est de quantifier une éventuelle sur-imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM).

Pour en savoir plus : http://www. invs.sante.fr
  • Compostage : Transformation, en présence d’eau et d’oxygène, de déchets organiques par des micro-organismes (champignons microscopiques, bactéries…), des vers de terre, etc. en un produit comparable à l’humus utile en agriculture et en jardinage : le compost. Le compostage peut se pratiquer dans des installations collectives (plates-formes de compostage) ou individuellement dans le jardin (compostage en tas ou en composteur) (ADEME [2], 2000).
  • Décharge : La Directive n°1999/31/CE du Conseil du 26 avril 1999 définit la décharge comme "tout site d’élimination des déchets par dépôt, sur ou dans la terre (c’est à dire en sous-sol), y compris : les décharges internes (c’est à dire les décharges où un producteur de déchets procède lui-même à l’élimination des déchets sur le lieu de production), et un site permanent (c’est à dire pour une durée supérieure à un an) utilisé pour stocker temporairement les déchets."
  • Déchets industriels spéciaux : Les DIS regroupent les déchets dangereux autres que les déchets dangereux des ménages et les déchets d’activités de soins et assimilés à risques infectieux. De par leur concentration plus ou moins forte en éléments nocifs, ils présentent certains risques pour l’environnement et la santé humaine. Le caractère dangereux est défini par le Décret n°2002-540 du 18 avril 2002. La catégorie des DIS est très diversifiée puisqu’elle regroupe notamment : des déchets de cuisson, fusion et incinération / des eaux mères / des solvants usagés / des déchets de peintures, vernis et encres / des déchets minéraux solides / des huiles usagées / des déchets minéraux liquides et boueux / des matériaux et matériels souillés / des boues d’apprêt et de travail des matériaux / des déchets de préparation et revêtement de surface / des déchets minéraux solides / des déchets de traitements de dépollution et de préparation de l’eau / des rebuts divers.
  • Déchets verts : Il s’agit des résidus végétaux issus de l’entretien et du renouvellement des espaces verts publics et privés (parcs et jardins, terrains de sport, etc. des collectivités territoriales, des organismes publics et parapublics, des sociétés privées et des particuliers) (ADEME [2], 2000).
  • Incinération : Technique d’élimination des déchets ménagers industriels ou hospitaliers (dans des conditions appropriées) qui consiste en leur combustion dans un four adapté aux caractéristiques de ceux-ci.
  • Ordures ménagères : Déchets issus de l’activité domestique des ménages et pris en en compte par les collectes usuelles ou séparatives. Elles sont composées par les ordures ménagères résiduelles, les recyclabes secs et les biodéchets (dont les déchets assimilés collectés en mélange aux déchets des ménages). (source : AREC Poitou-Charentes)
  • Poussières : Les poussières sont émises par les installations de combustion, certaines activités industrielles (engrais, cimenteries, incinération de déchets…) et par les véhicules (moteurs diesel).
  • Recyclage : Le recyclage est le retour de produits, considérés auparavant comme des déchets, au sein d’une filière de production où la matière première est générée puis transformée en produits similaires. Le recyclage permet ainsi la réintroduction d’un matériau dans son propre cycle de production. Il existe 2 formes de recyclages : le recyclage matière (ou valorisation matière) et le recyclage organique également appelé compostage.
  • Valorisation : Terme général pour l’exploitation de déchets en profitant de leurs qualités, soit pour générer de nouveaux matériaux dans un cycle de production (recyclage), soit à d’autres fins (compost, énergie). Elle englobe ainsi le recyclage matière, le recyclage organique et la valorisation énergétique.
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