L’ENVIRONNEMENT EN POITOU-CHARENTES (http://www.environnement-poitou-charentes.org) L'Etat - membre fondateur Région Nouvelle-Aquitaine
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Air

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Thème Air ambiant - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 11/10/2006

La pollution de l’air constitue à la fois une atteinte à notre qualité de vie et à notre santé. Elle est aussi néfaste pour l’environnement et le climat (effet de serre, pluies acides, pollution photochimique, ...).

Climat

Béceleuf
Béceleuf

Des facteurs naturels liés aux éruptions volcaniques ou aux variations d’énergie solaire jouent un rôle dans le changement climatique. Ceci dit, la communauté scientifique est très majoritairement d’accord pour affirmer que cette modification du climat est due à l’accroissement de la concentration de GES dans l’atmosphère, générés par les activités humaines. Durant ce siècle, la décennie 1990 a connu le réchauffement climatique le plus important et certaines tendances ont pu être observées sur les milieux naturels et agricoles :

  • augmentation de la croissance de certains végétaux,
  • précocité de la floraison et avancée du calendrier des pratiques pour les cultures annuelles,
  • extension géographique de ravageurs de culture et pathogènes … auxquelles on peut ajouter : l’élévation du niveau de la mer ainsi que le retrait de la majorité des glaciers et la fonte partielle de la calotte glaciaire arctique…
Source : Le climat change, la nature et l’agriculture aussi ! Quels impacts ? Quelles adaptations ? INRA Février 2003
Avec une ouverture sur la façade atlantique, le Poitou-Charentes bénéficie d’un climat océanique. Les hivers y sont relativement doux et les étés tempérés avec un ciel assez variable. Toutefois, à l’intérieur des terres, ce climat est plus ou moins dégradé (hivers plus rigoureux et étés plus chauds).

Patrimoine naturel / Sol / Eau

Verruyes
Verruyes

Ecosystèmes terrestres

L’ozone atmosphérique et les polluants photochimiques peuvent perturber la photosynthèse, altérer la résistance des végétaux, diminuer leur productivité et provoquer des lésions visibles. Sont sensibles à l’ozone : certaines espèces de tabac, les tomates, les haricots, l’avoine, l’orge, le hêtre, le frêne, le pin sylvestre, le noyer… Les pluies acides en modifiant les équilibres chimiques des sols favorisent leur appauvrissement en minéraux nécessaires à la nutrition des végétaux et provoquent ainsi des carences nutritives engendrant des chutes de rendement et des lésions visibles chez les végétaux, ainsi que le jaunissement et la défoliation des arbres. Les composés fluorés peuvent faire apparaître des nécroses sur les feuilles de culture ou d’arbres ainsi que des perturbations de la fructification. Il peut y avoir une contamination par la suite de la chaîne alimentaire. Chez les bovins, des phénomènes de fluorose peuvent être décelés.

Source : Plan régional pour la Qualité de l’air en Poitou-Charentes – Poitou-Charentes

Les émissions de CO2 jouent également un rôle comme le montre une étude d’un doublement de CO2 sur une prairie du Massif Central (sans modification des autres conditions climatiques) qui a eu 3 conséquences :

  • une modification de la constitution des plantes qui accumulent plus de sucres solubles. L’herbe a donc une plus grande valeur énergétique mais la teneur des plantes en matières azotées diminue, ce qui entraîne une moindre disponibilité en protéines notamment pour les animaux en croissance ou en lactation.
  • une évolution de la composition botanique de la prairie : les graminées ont tendance à diminuer au profit des légumineuses (ce qui rééquilibre sur le long terme la diminution relative de la teneur en matière azotée des plantes car les légumineuses sont plus riches en matières azotées que les graminées).
  • une augmentation de 10 à 20 % de la production de la prairie durant les premières années. Le doublement du CO2 provoque une augmentation de la photosynthèse et de la fixation biologique de l’azote. A plus long terme, les effets sont encore incertains.
Source : Le climat change, la nature et l’agriculture aussi ! Quels impacts ? Quelles adaptations ? INRA Février 2003 - INRA

Par ailleurs, les effets sur la faune peuvent être directs et indirects (ingestion de végétaux). Dans ce dernier cas, les insectes, par exemple, sont affectés par la disparition de plantes sensibles à la pollution.

La région comporte une grande variété de milieux correspondant à de grands types paysagers : espaces à usage agricole, parcs et jardins, forêts, pelouses sèches, landes, habitats littoraux et halophiles...Autant de milieux et d’habitats sensibles à la pollution. Cf. enjeux « Patrimoine naturel » et thématique « Patrimoine naturel »
Le Tallud
Le Tallud

Ecosystème d’eau douce

L’eutrophisation correspond à une perturbation de l’équilibre biologique des sols et des eaux due à un excès d’azote notamment d’origine atmosphérique (NOx, NH3) par rapport à la capacité d’absorption des écosystèmes. Ainsi, la pluie dépose des composés d’azote dans le sol et lorsque la quantité d’azote dans le sol augmente, les dynamiques de l’écosystème dans son ensemble peuvent être endommagées. Ce phénomène s’observe surtout dans les milieux aquatiques dont les eaux sont peu renouvelées. Il est du à un apport excessif en nutriments et en matières organiques biodégradables issus de l’activité humaine. Stimulés par un apport substantiel en certains nutriments, notamment en azote d’origine atmosphérique, le phytoplancton et certaines plantes aquatiques croissent et se multiplient de manière excessive. Cette matière végétale (algues, macrophytes…) en excès encombre les milieux aquatiques et sa décomposition les asphyxie, ce qui conduit à une diminution de la diversité des milieux, biodiversité floristique et faunistique et peut mener à terme à la mort de l’écosystème aquatique.

Source : Inventaire spatialisé des émissions de polluants atmosphériques de Poitou-Charentes pour l’année 2000 - Citepa
Les mares, définies comme étant des étendues d’eau stagnante, sont nombreuses en Poitou-Charentes et leur répartition très hétérogène s’explique par la grande diversité géologique des sous-sols et des paysages. Dans la Vienne et à la pointe sud de la région, les mares sont présentes en grand nombre tout comme dans les zones bocagères du nord-ouest des Deux-Sèvres. Elles sont parfois envahies par des lentilles ou des algues filamenteuses qui sont le signe d’une trop grande richesse nutritive, parfois causée par des apports extérieurs néfastes (pollutions, engrais…).
Source : Les mares du Poitou-Charentes, Poitou-Charentes Nature, fév. 2003, Poitou-Charentes Nature.

Notons par ailleurs que l’ensemble du bassin de la Charente est classé en Zone sensible aux pollutions par l’azote et le phosphore en application de la directive de 1991 relative aux eaux usées urbaines (Directive n°91/271/CEE du 21 mai 1991).

Cf. thématique« Eaux continentales »

Par ailleurs, l’acidification des lacs et cours d’eau peu minéralisés peut amener à une destruction parfois irréversible de la vie aquatique et favorise la solubilisation de l’aluminium qui est toxique pour la faune aquatique et l’Homme.

Source : Citepa
  • Effet de serre : À l’origine, l’effet de serre est un phénomène naturel. Environ la moitié de l’énergie émise par le soleil est absorbée par la Terre, le reste est émis sous la forme de rayonnements infrarouges. Or les gaz à effet de serre (GES) empêchent une grande partie de cette chaleur de s’échapper dans l’espace. Sans les GES, la température moyenne du globe terrestre serait de 35°C plus basse. Pour comparaison, sur la planète Mars, où les GES sont absents, la température au sol est de -38°C. A l’opposé, sur la planète Vénus, où les GES sont très abondants, elle dépasse les 300°C.
  • Azote : Numéro atomique 7. L’azote est un constituant de l’atmosphère (75% de l’air que nous respirons est composé d’azote) et de la croûte terrestre. L’azote sous sa forme ammoniacale est un nutriment pour les végétaux. L’azote peut se trouver sous différentes formes (nitrate NO3-, nitrite NO2-, ammoniac NH4+).
  • Ozone :

    Gaz bleu, odorant et toxique. Polluant secondaire, c’est à dire qu’il n’est pas rejeté directement dans l’air, mais qu’il résulte de la transformation par réaction chimique des gaz précurseurs d’origine automobile et industrielle (NOx, hydrocarbures et CO) initiés par les rayons ultraviolets émis par le soleil. Polluant de la troposphère. Sa concentration a crû de manière significative dans les cinquante dernières années. Dans la stratosphère, l’ozone est formé par dissociation de l’oxygène sous l’effet des rayons ultraviolets du rayonnement solaire. La destruction de la couche d’ozone stratosphérique est liée à la pollution atmosphérique.

    NO2 + O2 → NO + O3

  • Plan Régional pour la Qualité de l’Air : Le Plan Régional pour la Qualité de l’Air fixe les orientations de la qualité de l’air, il doit être élaboré dans le cadre des dispositions de la Loi n°96-1236 du 30 décembre 1996.
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