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Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 07/07/2006

Patrimoine naturel :

Pollutions (maritime ou terrestre) et exploitation mal régulée des ressources de la mer (pêche, aquaculture), sont autant de pressions d’origine anthropique qui pèsent sur la biodiversité marine.

==> Les nutriments (nitrate, ammonium, phosphate….) présents dans les eaux littorales permettent le développement des organismes végétaux et sont à la base de la chaîne alimentaire. L’influence du bassin versant est avéré dans le rôle des apports terrigènes de nutriments. L’azote est par exemple d’origine agricole. De même l’urbanisation croissante des côtes et la pression démographique de plus en plus forte expliquent la présence importante du phosphore dans les effluents urbains.
Or, des apports de nutriments en excès par rapport à la capacité d’évacuation ou de dilution du site conduit à des effets appelés « eutrophisation » : enrichissement du milieu côtier à un tel point qu’il en résulte des nuisances pour l’écosystème (production d’une biomasse algale excessive).
Si la prolifération massive de phytoplancton entraîne principalement une coloration des eaux, le développement de certaines espèces toxiques a un impact néfaste, soit sur les autres organismes marins, soit sur les consommateurs de coquillages. La prolifération massive de macroalgues vertes, quant à elle, peut entraîner des anoxies estivales (manque d’oxygène) mortelles pour la faune et la flore. Dans l’état actuel des connaissances, il est donc reconnu que certains éléments apportés par les eaux continentales ont un rôle déterminant pour le maintien de la biodiversité et des structures des communautés planctoniques végétales. Mais il reste à préciser lesquels et comment ils agissent. Il existe également des facteurs propres au milieu marin pour le maintien de cette diversité.

Bloom Printanier de Pseudo-Nitzschia. IFREMER.
Bloom Printanier de Pseudo-Nitzschia. IFREMER.
  • La turbidité des eaux côtières dans les Pertuis contraint la prolifération des algues planctoniques dans la masse d’eau et celle des grandes algues sur les fonds. Ainsi, les nuisances liées à un enrichissement excessif (eutrophisation) sont faibles.
  • La présence de phytoplanctons toxiques est régulièrement détectée dans les eaux du littoral, même si les niveaux d’alerte sont rarement atteints. Ces dernières années, le littoral charentais est concerné par des concentrations de Pseudo-nitzschia, souvent supérieures à dix milles cellules par litre (toutes espèces confondues, y compris les non toxiques) ; mais le seuil sanitaire des toxines amnésiantes n’a jamais été atteint. Le réseau REPHY assure le suivi spatio-temporel des flores phytoplanctoniques et des phénomènes phycotoxiniques associés : http://www.ifremer.fr/envlit/survei...

==> Les pollutions chroniques, ainsi que des changements importants des apports des bassins versants modifient les populations végétales et, par conséquent, entraînent des modifications des écosystèmes locaux. Ces pollutions sont des pressions peu visibles mais permanentes et fortement nocives pour la biodiversité, jusqu’aux niveaux les plus élevés (poissons, mammifères, oiseaux). Ces perturbations impliquent une observation des populations animales et végétales marines, une surveillance constante des changements éventuels de la biodiversité.

==> Les pollutions d’origine accidentelle telles que les marées noires liées aux naufrages de pétroliers ont également des conséquences immédiates : la biodiversité est localement et temporairement atteinte. Mais l’accumulation de contaminants dans les sédiments peut avoir des conséquences à long terme.

==> Les fonds marins subissent également des actions d’érosion et de dégradation sous la pression des aménagements et des activités humaines (dont la fréquentation de la bande côtière : chalutage, pêche, navigation, ancrages en toutes zones marines côtières, autres usages de loisirs). Ces pressions permanentes menacent les zones de reproduction, de migration et de nutrition des espèces ; elles atteignent directement ou indirectement la fonctionnalité des habitats et le maintien des espèces en question.

La Sole. IFREMER.
La Sole. IFREMER.
  • Les Pertuis sont une zone de sédimentation. C’est un facteur clef de cet ensemble d’écosystèmes. L’évolution de la biodiversité dépend donc de l’évolution de la sédimentation, au même titre que l’évolution des paysages est important dans le milieu terrestre.
  • Plusieurs espèces constituent l’originalité des Pertuis charentais et leurs confèrent une valeur patrimoniale. Or, leurs zones de reproduction, de migration et de nutrition peuvent être menacées : celles de la sole (Solea solea) par exemple.

==> Ce milieu est aussi particulièrement sensible aux menaces des espèces invasives marines , notamment du fait des pratiques associées aux opérations de transport maritime et de transfert de stocks d’huîtres entre zone de production.

Crépitudes. IFREMER.
Crépitudes. IFREMER.

L’introduction sur les côtes charentaises de deux coquillages, la Crépidule et le Bigorneau perceur, a engendré des modifications dans les écosystèmes. La crépidule entre en compétition pour l’espace et la nourriture avec des espèces d’intérêt commercial. http://www.ifremer.fr/delec/projets...

Ces deux derniers points sont plus précisément développés dans la fiche « Enjeux Patrimoine naturel ».

  • Bassins versants, bassin versant : En hydrologie de surface, c’est le domaine sur lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point, nommé exutoire du bassin versant. La limite physique de ce domaine est la ligne des crêtes appelée ligne de partage des eaux. De la même manière pour les eaux souterraines, un bassin versant englobant les circulations des eaux dans le domaine souterrain est définissable.
  • Biodiversité : Variété du vivant à tous ses niveaux : les gènes, les espèces et les populations, les écosystèmes et les processus naturels qui assurent la perpétuation de la vie sous toutes ses formes.
  • Crépidule : Mollusque gastéropode, introduit par les navires de débarquement américains. L’espèce est arrivée à Marennes-Oléron en 1970. Les crépidules ont un indice de fertilité très élevé. Dans les secteurs de forte colonisation, jusqu’à 8 500 individus/m2 sont dénombrés.
  • Huître : Mollusque bivalve. Deux types d’huîtres sont exploitées sur les côtes françaises : les huîtres creuses (genre : Crassostrea) et les huîtres plates (genre : Ostrea). Dans les pertuis charentais c’est l’huître creuse qui est produite.
  • Littorales, littoral : Relatif aux rivages marins. La largeur de ce domaine est variable : il englobe l’arrière côte dans la terre ferme (on parle de zone supra littorale, située au-dessus de la mer mais soumise cependant à l’influence marine), le rivage proprement dit et la zone de balancement des marées ou estran (zone médio littorale ou zone littorale s.str.), ainsi que l’avant côte submergée en permanence (zone infra littorale jusqu’à -50 m et zone circa littorale de -50 à -200 m). Chacune des zones présente des associations de faunes et flores caractéristiques.
  • Pertuis : Zones maritimes abritées, délimitées par les îles et par le continent, correspondant à des mers "intérieures".
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