L’ENVIRONNEMENT EN POITOU-CHARENTES (http://www.environnement-poitou-charentes.org) L'Etat - membre fondateur Région Nouvelle-Aquitaine
Accueil du siteLa situationEauLa place du citoyen dans la gestion de l’eauLes questions en débat et les grands enjeux à venir
La situation
Eau
La place du citoyen dans la gestion de l’eau
> Les questions en débat et les grands enjeux à venir

Les enjeux de l’eau pour les années à venir

Thème Eau - Edition 2015
Nouveau !
Dernière mise à jour : 2015

Tandis que la priorité du XXième siècle était plutôt d’approvisionner en eau l’ensemble des populations grâce à la construction d’un réseau d’infrastructures performant, celle du XXIième siècle est bel et bien de protéger et préserver les différentes ressources en eau en maitrisant la quantité d’eau prélevée et en limitant les pollutions de l’eau, le tout dans un contexte de changement climatique.

De plus en plus soumises à de fortes pressions, les ressources en eau ne cessent de se détériorer. L’eau n’est pas une ressource inépuisable et pourtant les besoins en eau de la population ne cessent d’augmenter. Il convient donc de préserver la quantité d’eau douce disponible tant sur le plan de la qualité que de la quantité. L’eau doit donc être l’un des enjeux forts du XXIième siècle, tout comme celui de la biodiversité.

Pour le Conseil Mondial de l’Eau, 4 réponses peuvent être données aux problématiques actuelles :

  • une modification des comportements et une régulation politique de la demande,
  • une utilisation accrue des technologies pour augmenter et faciliter l’accès à l’eau (dessalement, captage…),
  • une conception différente de l’aménagement du territoire,
  • une reconnaissance du droit à l’eau.

En France, ces enjeux sont décrits dans les SDAGE dont l’objectif est de fixer pour chaque bassin hydrographique les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau.

Alors que les SDAGE couvrant la période 2010-2015 sont déjà bien avancés, les SDAGE 2016-2021 doivent déjà être préparés.

Ceux-ci devront répondre aux grands enjeux de l’eau identifiés à l’heure actuelle, tout en tenant compte des avancées mises en place ces dernières années (contextes réglementaires, économiques …) et de l’état des lieux des masses d’eau.

Ils devront être notifiés à la Commission européenne avant le 22 décembre 2015.

Les enjeux de l’eau à venir

Pour le bassin Loire-Bretagne, les enjeux de l’eau à venir, par grande thématique, à l’échelle de son bassin et en préparation du futur SDAGE, sont les suivants :

La qualité des eaux :

  • pollutions diffuses : encourager la maîtrise et la réduction de l’usage des pesticides et des fertilisants en vue d’en diminuer l’impact,
  • pollutions ponctuelles des agglomérations et des industries : garantir le niveau de traitement des eaux usées dans la durée et améliorer davantage la gestion des eaux pluviales,
  • substances dangereuses et émergentes (substances médicamenteuses et hormonales) : de la connaissance à la définition d’actions opérationnelles,
  • prévenir la contamination par les micro-organismes pathogènes dans les zones protégées pour la santé humaine.

Les milieux aquatiques :

  • empêcher toute dégradation et restaurer le fonctionnement des milieux dégradés,
  • zones humides : des milieux à sauvegarder, à restaurer et à gérer,
  • mieux prendre en compte la préservation de la biodiversité en protégeant les milieux et les espèces remarquables de notre bassin,
  • poursuivre l’amélioration de la connaissance, la communication et la prise de conscience du fonctionnement et des services rendus par les milieux aquatiques

La quantité :

  • approfondir et anticiper la prise en compte du changement climatique dans la gestion de l’eau
  • pour l’équilibre des milieux et la satisfaction de tous les usages, économiser l’eau et gérer les prélèvements : en priorité assurer l’alimentation en eau potable pour le futur, poursuivre les efforts d’économie d’eau, revenir à l’équilibre dans les zones en déficit, mobiliser la ressource hivernale tout en préservant l’alimentation en eau potable et les milieux aquatiques
  • réduire les risques liés aux inondations : sauvegarder ou retrouver le caractère naturel et la qualité écologique des champs d’expansion des crues et les secteurs d’expansion des submersions marines, gérer les ruissellements à travers l’aménagement du territoire pour ne pas aggraver les inondations

La gouvernance :

  • mieux articuler la planification et l’action des SAGE
  • des maîtres d’ouvrage pour conduire des programmes d’action territoriaux
  • améliorer la cohérence avec les politiques sectorielles et l’aménagement du territoire
  • une nécessaire articulation avec les directives inondation et stratégie pour le milieu marin
  • un partage d’une connaissance toujours améliorée et rendue plus accessible
  • pour une implication large des habitants, l’information, la sensibilisation restent des enjeux d’actualité
  • hiérarchiser nos priorités d’action dans un contexte de restrictions budgétaires Pour Adour-Garonne, les enjeux de l’eau identifiés pour les années à venir sur son territoire et qui devraient être pris en compte dans la préparation du futur SDAGE, sont tels que :

Réduction des pressions de toutes natures sur les milieux aquatiques :

  • poursuivre la réduction des rejets de substances dangereuses et prendre en compte les polluants impactant les milieux aquatiques et les usages (polluants émergents, microbiologiques …)
  • poursuivre la réduction des pollutions diffuses liées aux nitrates et aux produits phytosanitaires
  • restaurer l’équilibre quantitatif des ressources en eau

Préservation et restauration du bon fonctionnement des milieux aquatiques :

  • poursuivre la restauration de la continuité et de la biodiversité
  • poursuivre la restauration de la dynamique physique des milieux aquatiques
  • connaissance et planification territoriale
  • développer la connaissance au service des milieux aquatiques
  • renforcer la gouvernance en privilégiant l’approche territoriale, la contractualisation et l’efficience des actions

En attendant la poursuite actuelle des actions déjà mises en oeuvre et à venir dans le cadre des SDAGE 2010- 2015 et dans l’attente des futurs SDAGE 2016-2021, le ministère du Développement Durable a souhaité connaitre les possibles futures évolutions de l’eau et des milieux aquatiques dans différents contextes territoriaux d’ici 2030.

Cet exercice constitue une ouverture pour des adaptations territoriales et des réflexions stratégiques à l’échelle locale afin de garantir une préservation des fonctions majeures de l’eau et des milieux aquatiques (aspects qualitatifs et quantitatifs) et de produire des territoires durables.

En juin 2010, le ministère du Développement Durable a ainsi missionné un groupe d’une trentaine d’experts pour la réalisation d’une étude de prospective sur l’avenir de l’eau en France, baptisée « Eau, milieux aquatiques et territoires durables 2030 ».

Ces dernières décennies ont en effet été marquées par une prise de conscience de plus en plus forte des pressions que l’être humain exerce sur l’eau et les milieux aquatiques, et du nécessaire équilibre à maintenir entre ses besoins et la capacité de ces systèmes à y répondre.

La synthèse des travaux publiée en août 2013 par le Commissariat général au développement durable fait état des résultats de cette étude. Elaborant cinq scénarios exploratoires d’évolution des relations entre eau, milieux aquatiques et territoires, les experts ont déterminé, selon un grand nombre de variables, quel sera l’état de l’eau et des milieux aquatiques en France en 2030.

En favorisant la prise de conscience des défis futurs et des opportunités à saisir, ces réflexions avaient pour but de proposer des objectifs généraux et des pistes d’action pour l’État et les collectivités, à privilégier dès à présent, pour assurer un bon état de l’eau et des milieux aquatiques dans des territoires durables.

Ces recommandations stratégiques sont valables quelle que soit l’évolution du système Aqua 2030 et peuvent être mise en place dès à présent par l’État et/ou les collectivités, sous la forme d’objectifs déclinés en actions clés.

> Haut de page

À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES … RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :
connaître l’eau et ses usages en région > Sa quantité > Suivi des écoulements
la gestion de l’eau > Rivières et crues

 Pour aller plus loin
  • Eaux usées : Eaux ayant été utilisées par l’homme. On distingue généralement les eaux usées d’origine domestique, industrielle ou agricole. Ces eaux sont rejetées dans le milieu naturel directement ou par l’intermédiaire de système de collecte avec ou sans traitement.
  • Risques : Exposition possible d’enjeux à un aléa qui constitue une menace. Les deux principaux critères des risques sont la fréquence et la gravité. Un événement « potentiellement dangereux » -aléa- n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux forts sont en présence, donc si les effets prévisibles mettent en jeu de nombreuses personnes, des biens… Ce risque majeur devient une catastrophe quant l’événement a lieu et qu’il provoque des dommages pour la société, l’environnement ou l’économie : des pertes en vies humaines par exemple, etc.
  • SDAGE : Créé par l’article 3 de la loi sur l’eau de 1992, le SDAGE "fixe pour chaque bassin les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau". Un SDAGE a donc été élaboré (l’échéance de réalisation était prévue par la loi de 1992 au 3 janvier 1997), à l’initiative des préfets de bassin, sur le territoire couvert par chaque Agence de l’Eau. La réalisation des SDAGE a conduit à la constitution de groupes de travail associant les industriels, les agriculteurs, les professionnels du tourisme, les associations de protection de l’environnement, etc. Les comités de bassin ont finalisé le contenu des SDAGE. Un SDAGE est un document d’orientation définissant des objectifs de gestion des milieux aquatiques. Il contient un diagnostic (état des lieux, des usages, impacts des gestions et enjeux), les objectifs à atteindre, et les moyens de mise en œuvre. Pour ce faire des tableaux de bord synthétisant des indicateurs ont été mis en place, les thèmes sont : prévention et gestion des risques, gestion et protection des milieux, gestion qualitative et quantitative de la ressource, alimentation en eau potable et santé publique, organisation de la gestion concertée.
  • Biodiversité : Variété du vivant à tous ses niveaux : les gènes, les espèces et les populations, les écosystèmes et les processus naturels qui assurent la perpétuation de la vie sous toutes ses formes.
  • Bon état : Le bon état est l’objectif à atteindre pour l’ensemble des eaux en 2015, conformément à la directive cadre sur l’eau, sauf en cas de report de délai ou de définition d’un objectif moins strict. Le bon état d’une eau de surface est atteint lorsque son état écologique et son état chimique sont au moins "bons". Le bon état d’une eau souterraine est atteint lorsque son état quantitatif et son état chimique sont au moins "bons". (Glossaire EauFrance)
  • Captage : Dérivation d’une ressource en eau. Au sens restreint, désigne tout ouvrage utilisé couramment pour l’exploitation d’eaux de surface ou souterraines. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
  • Crues : Phénomène caractérisé par une montée plus ou moins brutale du niveau d’un cours d’eau, liée à une croissance du débit. La crue ne se traduit pas toujours par un débordement du lit mineur. On caractérise d’ailleurs les crues par leur période de récurrence ou période de retour : la crue quinquennale (fréquence une année sur 5 - Récurrence 5), la crue décennale (fréquence une année sur 10 - Récurrence 10), la crue centennale (fréquence une année sur 100 - Récurrence 100). Les crues saisonnières sont des phénomènes naturels. Elles sont essentielles au maintien de la diversité des hydrosystèmes et des services rendus par la nature. (Glossaire EauFrance)
  • Eau potable : Eau propore à la consommation, ne devant contenir aucun germe pathogène. L’eau prélevée directement dans le sol ne peut pas toujours être bue telle que. Elle doit être contrôlée et éventuellement purifiée avant d’être distribuée chez l’usager. Ses caractéristiques sont définies par la directive européenne de 1998, reprise en droit français. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
  • Nitrates : Ils jouent un rôle important comme engrais, car ils constituent le principal aliment azoté des plantes, dont ils favorisent la croissance. Toutes les eaux naturelles contiennent normalement des nitrates à des doses variant selon les saisons (de l’ordre de quelques milligrammes par litre). • Niveau piézométrique : Il s’agit d’une mesure ponctuelle du niveau atteint par l’eau dans le sol à l’aplomb d’un point précis.
Publications | Plan du site | Mentions légales | Cadenas fermé