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Les eaux littorales

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 2015

4.1. Quelques rappels sur le fonctionnement du littoral

4.2. Les eaux littorales de Poitou-Charentes

4.3. Les eaux de transition


Baie de l’Aiguillon (Charente-Maritime)
Baie de l’Aiguillon (Charente-Maritime)

4.1. Quelques rappels sur le fonctionnement du littoral

Le littoral est l’aire géographique où l’influence de la mer se fait sentir à l’intérieur des terres. À la différence du milieu continental où les eaux circulent d’amont en aval, la marée entraîne en milieu littoral une circulation des eaux aussi bien de l’amont vers l’aval que l’inverse. Le bassin recevant est l’aire soumise à ces apports marins et terrestres.

Cette localisation géographique particulière lui confère un environnement spécifique marqué par des paysages littoraux largement diversifiés (îles, côtes rocheuses, estuaires, pertuis, marais, dunes, falaises...) et par des écosystèmes caractéristiques induisant bien souvent une richesse écologique remarquable. De nombreuses activités peuvent être développées autour du littoral comme le tourisme, l’aquaculture, le commerce ... Les eaux littorales sont le siège de nombreux processus, de nombreuses réactions physico-chimiques...

Les eaux littorales sont le siège de nombreux processus, de nombreuses réactions physico-chimiques... Elles ont également un rôle d’habitat pour de nombreux organismes comme le plancton par exemple. Ces eaux complexes sont liées à de nombreux facteurs tels que le climat, la physico-chimie, les astres (lune et soleil), la qualité des eaux fluviatiles issues du continent, et de plus en plus le niveau d’occupation des terres du littoral par l’urbanisation, les ports,...

Plusieurs phénomènes peuvent être observés lors des mouvements de la mer. Ils peuvent être de fréquence variable ou régulière, de faible ou grande ampleur.

Peuvent notamment être citées les marées, qui correspondent à des mouvements oscillatoires montants et descendants, contrôlés par des forces de gravitation provenant de la Lune et du Soleil. En effet, lors de la pleine lune et de la nouvelle lune par exemple, les marées auront une plus grande amplitude (période dite de vives eaux) alors que lors du premier et du dernier quartier, l’amplitude sera la plus faible (période de mortes eaux).

Les vagues correspondent à des mouvements ondulatoires de la surface d’un océan, d’une mer ou d’un lac. Ces phénomènes, dont l’origine principale est le vent, sont conditionnés par sa force, sa durée et son étendue sur la surface océanique.

Les courants marins correspondent quant à eux au déplacement de masses d’eau océaniques. Ils sont caractérisés par la vitesse, le volume d’eau transporté ou débit, et la direction.

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4.2. Les eaux littorales de Poitou-Charentes

L’espace littoral de Poitou-Charentes représente un enjeu fort pour la région. En effet, avec sa façade de 440 km bordant la Charente-Maritime (soit 6 % du littoral français) et les îles de Ré, Oléron, Aix et Madame, ce vaste espace est le siège de nombreuses activités telles que la conchyliculture, la pêche ou le tourisme.

Trois pertuis, zones abritées délimitées par les îles et par le continent, qui correspondent à des mers « intérieures », sont recensés :

  • le pertuis breton est un détroit entre l’île de Ré, le littoral Vendéen et le continent (de l’Anse de l’Aiguillon à La Rochelle), représentant une mer intérieure de 360 km²,
  • le pertuis d’Antioche, limité par le sud-ouest de l’île de Ré, le nord-est de l’île d’Oléron et le continent (de La Rochelle à la pointe de la Fumée à Fouras) représente une mer intérieure de 350 km²,
  • le pertuis de Maumusson, passage étroit entre l’île d’Oléron et le continent, correspond au bassin de Marennes-Oléron et représente une mer intérieure de 260 km². Ce détroit est peu navigable en raison de fortes vagues et de courants très puissants. À noter que ces courants intenses peuvent engendrer un recul plus ou moins important des dunes environnantes vers l’intérieur des terres. Des sables mouvants sont également observés sur la grande plage de ce pertuis.

À noter que dans les pertuis charentais, la morphologie très particulière induit des différences hydrologiques marquées entre le pertuis breton au nord qui est caractérisé par des eaux côtières de type « vendéen » et la partie sud au niveau de la baie de Marennes-Oléron qui est marquée par des eaux côtières de type estuarien.

Iles et pertuis de Poitou-Charentes
Iles et pertuis de Poitou-Charentes

Une partie de la ressource en eau du littoral peut également être présente sous forme de zones humides (environ 11 % de la surface littoral) tout comme les eaux continentales. On peut par exemple citer les marais de la Charente-Maritime.

Comme pour les autres ressources en eau, le littoral souffre de l’intervention de l’Homme (pression des usages, aménagement...) engendrant alors de nombreuses pollutions plus ou moins menaçantes pour l’ensemble des milieux associés à ce littoral.

Les zones marines littorales sont sous l’influence des eaux continentales et des eaux marines du large. En Poitou-Charentes, elles sont caractérisées par une imbrication des marais doux et salés et par l’influence des eaux continentales, accentuée par la configuration des pertuis. Le mélange eaux marines/eaux continentales est déterminé, en volume, par le régime des marées et le débit des cours d’eaux, et, en qualité, par celle des eaux douces.

Ce sont donc des éléments essentiels pour l’environnement de cet écosystème des pertuis charentais. L’évolution des eaux marines côtières dans le temps, l’intensité des phénomènes et les processus sont donc différents de ceux du milieu continental.

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4.3. Les eaux de transition

Les eaux de transition sont des eaux de surface situées à proximité des embouchures de rivières ou de fleuves, qui sont partiellement salines en raison de leur proximité des eaux côtières mais qui restent fondamentalement influencées par des courants d’eau douce.

Les estuaires étant défini comme la partie terminale d’un fleuve, de forme évasée et où une remontée de la mer est visible à marée haute, sont donc assimilés aux eaux de transition.

Ces zones de transition entre les eaux douces et les eaux marines sont particulières, induisant des propriétés physico-chimiques très variables dans le temps et l’espace. L’estuaire est donc un écotone (zone de transition écologique entre deux écosystèmes) pour lequel il est difficile de donner une limite spatiale.

Chaque estuaire est donc particulier et fonction des propriétés des eaux douces du fleuve et des propriétés des eaux littorales. Les courants associés au climat et au vent jouent un rôle important dans le façonnement des paysages et des milieux estuariens. Pour maîtriser les phénomènes qui s’y produisent, l’Homme réalise depuis longtemps de nombreuses modifications (fixation des berges et des chenaux par exemple) et aménagements (ports, chenaux, canaux) pouvant avoir autant d’effets bénéfiques que négatifs sur les milieux.

En Poitou-Charentes, 4 estuaires peuvent être cités :

  • l’estuaire de la Sèvre Niortaise qui arrive à la baie de l’Aiguillon et qui est réparti sur deux régions, Poitou-Charentes et Pays de la Loire,
  • l’estuaire de la Charente qui correspond à la partie terminale de la Charente. Cet estuaire, marqué par des hauts fonds signifiant que le fond marin est recouvert de très peu d’eau, fait face à l’île Madame dans l’océan Atlantique,
  • l’estuaire de la Seudre qui fait face à l’île d’Oléron, est bordé de nombreux marais et marais salants qui ont permis le développement important de l’ostréiculture avec notamment l’affinage des huîtres dans les claires,
  • l’estuaire de la Gironde qui est réparti sur 2 régions : l’Aquitaine et le Poitou-Charentes.
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À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES … RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :
l’eau et moi > Comprendre l’eau > Le bassin versant
l’eau et moi > Comprendre l’eau > Les eaux souterraines

 Pour aller plus loin
  • Affinage : L’affinage est une étape du traitement de l’eau qui a pour effet l’oxydation et la biodégradation des matières organiques et l’élimination ou l’absorption de certains micropolluants. En outre, cette étape améliore les qualités organoleptiques de l’eau (saveur, odeur, limpidité).
  • écosystèmes, écosystème : Ensemble écologique constitué par les éléments inertes d’un milieu (sol, eau, etc.) et des êtres vivants, entre lesquels existent des relations énergétiques, trophiques, etc.
  • Pertuis : Zones maritimes abritées, délimitées par les îles et par le continent, correspondant à des mers "intérieures".
  • Amont : L’amont désigne la partie d’un cours d’eau qui, par rapport à un point donné, se situe entre ce point et sa source. (Agence de l’Eau Adour Garonne : www.eau-adour-garonne.fr
  • Aval : L’aval désigne la partie d’un cours d’eau qui, par rapport à un point donné, se situe après ce point, dans le sens de l’écoulement de l’eau.
  • Berges : Bord permanent d’un cours d’eau, situé au dessus du niveau normal de l’eau. La berge est caractérisée par sa forme transversale (berge en pente douce, berge abrupte), sa composition (sableuse, marneuse), sa végétation (herbacée, arbustive, fréquemment soumises au débordement et à l’érosion du courant, les berges sont des habitats pour de nombreuses espèces. Elles permettent le passage d’animaux discrets comme le rat d’eau, le rat musqué, la musaraigne d’eau ou encore le desman des Pyrénées. Certaines ruptures de niveau permettent aux blocs rocheux d’apparaître et forment d’excellents perchoirs pour le cincle plongeur. Les hirondelles de rivages profitent des berges vives pour y faire leur nid. Les écrevisses, les poissons et les macro-invertébrés se servent des abris sous berges pour se cacher, se reproduire ou se nourrir. Benthique : qualifie l’ensemble des organismes aquatiques vivant en étroite relation avec les fonds aquatiques d’une manière fixée ou non. L’ensemble de ces êtres forme le benthos.
  • Conchyliculture : Élevage traditionnel des coquillages, essentiellement l’huître et la moule.
  • Eaux de transition : Eaux de surface situées à proximité des embouchures de rivières ou de fleuves, qui sont partiellement salines en raison de leur proximité des eaux côtières mais qui restent fondamentalement influencées par des courants d’eau douce. (Glossaire EauFrance)
  • Marais : Milieu humide de type intermédiaire, à la fois aquatique (de faible profondeur) et terrestre et caractérisé par des inondations saisonnières. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
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