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La qualité des eaux de baignade

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 2015

4.1. L’évaluation de la qualité des eaux de baignade

> 4.1.1. Les critères d’évaluation

> 4.1.2. Le réseau de suivi

4.2. La qualité des eaux de baignade en Poitou-Charentes


L’eau représente un espace de loisirs (baignade, activités nautiques, pêche) très fréquenté, et source d’attractivité et de fixation des populations, qui nécessite une eau de bonne qualité.

Le renforcement des contrôles sanitaires des eaux de baignade, ainsi que les actions de promotion des plages « de qualité » (labels pavillons bleus…), confèrent à la qualité des eaux de baignade une grande importance, notamment là où l’activité touristique se déploie sur le littoral. Des paramètres bactériologiques (coliformes fécaux, streptocoques fécaux, salmonelles, …) et physicochimiques (pH, coloration, turbidité, oxygène dissous, résidus goudronneux, …) permettent de définir des classes de qualité pour les plages et les eaux de baignade.

Le risque sanitaire induit concerne des affections de santé, le plus souvent bénignes, par contact cutané ou compte tenu de la possibilité d’ingérer ou d’inhaler de l’eau. La qualité chimique de l’eau de baignade, est généralement stable. Sauf cas exceptionnel (pollution par déversement accidentel, par exemple), elle ne présente donc pas de danger pour la santé lors de la pratique de la baignade. (Ministère en chargé de la Santé, 2013)

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4.1. L’évaluation de la qualité des eaux de baignade

4.1.1. Les critères d’évaluation

L’évaluation de la qualité des eaux de baignade est établie selon différents critères décrits dans le code de la santé publique reprenant les critères de directives européennes.
Ce sont des indicateurs microbiologiques (bactéries) qui permettent de définir si une eau de baignade est de bonne ou de mauvaise qualité.

Les analyses effectuées dans le cadre du contrôle sanitaire organisé par les Agences Régionales de la Santé (ARS) quantifient les germes (bactéries) présents dans l’eau, qui sont les témoins de contamination fécale des zones de baignade. Liés à la flore intestinale des mammifères et de l’homme, ces micro-organismes sont donc présents naturellement dans l’eau et font office d’indicateur du niveau de pollution par des eaux usées traduisant ainsi la probabilité de présence de germes pathogènes. Lorsque les germes sont présents dans des proportions importantes, le risque sanitaire augmente.

Plusieurs bactéries sont recherchées :

En plus de ces contrôles microbiologiques, une surveillance visuelle de la personne responsable de l’eau de baignade est nécessaire pour détecter la présence de déchets tels que du verre, du plastique … Cette personne est également tenue d’effectuer des analyses régulières de différents paramètres : les cyanobactéries, les macroalgues ou le phytoplancton marin …

Durant la saison balnéaire, sont considérées les classes de qualité suivantes :

  • l’eau est de bonne qualité lorsque les résultats sont inférieurs aux valeurs guides,
  • l’eau est de qualité moyenne lorsque les résultats obtenus sont supérieurs aux valeurs guides mais restent inférieurs aux valeurs impératives,
  • l’eau est de mauvaise qualité lorsque les résultats sont supérieurs aux valeurs impératives. La baignade peut être interdite par arrêté municipal ou préfectoral lors des dépassements des valeurs impératives. Les causes de pollution doivent alors être identifiées et traitées pour lever l’arrêté.

Après la saison balnéaire, chaque site de baignade est classé selon les résultats des paramètres microbiologiques (Escherichia coli et entérocoques intestinaux) effectués pendant la saison balnéaire. Les eaux de baignade sont alors déclarées conformes au regard des directives européennes si tous les résultats demeurent inférieurs aux valeurs impératives, dans le cas contraire, elles seront déclarées non conformes. 4 classes de qualité permettent de distinguer les eaux de baignade :

  • les eaux « conformes » de bonne qualité : catégorie À (respect des valeurs guides et impératives de la directive européenne)
  • les eaux « conformes » de qualité moyenne : catégorie B (respect des valeurs impératives)
  • les eaux « non conformes » momentanément polluées : catégorie C (entre 5 et 33% d’échantillons prélevés au cours d’une saison balnéaire ne sont pas conformes aux valeurs impératives)
  • les eaux « non conformes » de mauvaise qualité : catégorie D (plus de 33% d’échantillons sont non conformes aux valeurs impératives).

Dans l’analyse des taux de conformité, il convient de tenir compte de la fermeture de certains sites de baignade, notamment sur certaines rivières, pour cause de qualité non-conforme. Ces sites ne sont pas repris l’année suivante pour l’observation de la qualité des eaux de baignade. Sur les sites non-conformes en eau douce, la plupart concernent les rivières.

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4.1.2. Le réseau de suivi

Le contrôle sanitaire porte sur l’ensemble des zones accessibles au public où la baignade est habituellement pratiquée par un nombre important de baigneurs et qui n’ont pas fait l’objet d’un arrêté d’interdiction.

Les sites de baignade sont définis conjointement par le gestionnaire de la baignade (personne privée, municipalité, …) et l’ARS. Le contrôle sanitaire des eaux de baignade est mis en oeuvre à l’échelon préfectoral par les ARS, qui choisissent les points de mesure dans la zone de fréquentation maximale des baigneurs.

Les analyses sont réalisées par des laboratoires agréés au titre du contrôle sanitaire des eaux par le ministère chargé de la Santé.

La réglementation sur la qualité des eaux de baignades

Le contrôle de la qualité des eaux de baignade est défini par la directive européenne 76/160/CEE de 1975.
Elle sera abrogée le 31 décembre 2014, avec l’entrée en vigueur de la Directive 2006/7/CE. Cette nouvelle directive remplace déjà progressivement la directive de 1975.
Elle modifie de la gestion et du contrôle de la qualité des eaux de baignade : seuls deux paramètres microbiologiques seront à contrôler : les entérocoques intestinaux et les Escherichia coli.

Le classement des eaux de baignade évolue à partir de 2013 en catégories : insuffisante, suffisante, bonne ou excellente. L’objectif fixé par la directive est d’atteindre une qualité d’eau au moins suffisante pour l’ensemble des eaux de baignade à la fin de la saison 2015.

La directive introduit également la notion de « profil » d’eau de baignade, diagnostic environnemental destiné à évaluer les risques de pollutions et à renforcer ainsi les outils de prévention à la disposition des gestionnaires.

Les profils d’eaux de baignade devront être élaborés au plus tard pour le 24 mars 2011.

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4.2. La qualité des eaux de baignade en Poitou-Charentes

La qualité des eaux de baignade s’est nettement améliorée entre 1992 et 1999 sur le littoral métropolitain. Alors que les eaux de bonne qualité ne représentaient qu’un peu plus de 50 % des points de contrôle en 1992, elles représentent environ 70 % des points en 1999.

De 1999 à 2006, la qualité de l’eau de baignade évolue peu. La part des eaux de bonne qualité oscille entre 65 et 75 %.
Au niveau régional, les évolutions sont similaires. Le taux de conformité au cours de ces dernières années oscille entre 95% et 100%.

Depuis 2006, la qualité des eaux de baignade en Poitou- Charentes continue à se stabiliser. En 2012, 76,2% des points de suivi indiquent une bonne qualité (classe A) contre 69,7% l’année précédente. (Ministère en charge de la Santé, 2013)

Evolution de la qualité des eaux de baignade en Poitou-Charentes de 2009 à 2012 (mer et eau douce)
Evolution de la qualité des eaux de baignade en Poitou-Charentes de 2009 à 2012 (mer et eau douce)

Concernant plus particulièrement la qualité des eaux de baignade littorales de Charente-Maritime, les résultats annuels indiquent une qualité majoritairement bonne à moyenne par endroit. Ponctuellement, certains points de mesures indiquent une pollution momentanée. En 2011 et en 2012, ce fut par exemple le cas à Aytré au niveau de la plage du Platin.

La qualité des eaux de baignade sur le littoral de Charente-Maritime - Saison 2013
La qualité des eaux de baignade sur le littoral de Charente-Maritime - Saison 2013

Visualisez la carte dans l’atlas cartographique de l’ORE

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À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES … RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :
Connaître l’eau et ses usages en région > Sa qualité > À l’état naturel
Connaître l’eau et ses usages en région > Sa qualité > Pour la baignade
Connaître l’eau et ses usages en région > Sa qualité > Pour l’eau potable

 Pour aller plus loin
  • Eaux usées : Eaux ayant été utilisées par l’homme. On distingue généralement les eaux usées d’origine domestique, industrielle ou agricole. Ces eaux sont rejetées dans le milieu naturel directement ou par l’intermédiaire de système de collecte avec ou sans traitement.
  • Escherichia coli : Cette bactérie, de la famille des Enterobacteriacea, fait partie de la flore normale du tube digestif des mammifères. Elle représente l’espèce dominante de la flore fécale aérobie. Bien que généralement non pathogène, elle peut acquérir une grande virulence. Sa présence dans l’eau ou le sol est un indicateur de contamination fécale. Ce bacille est responsable d’infections intestinales et urinaires, de suppurations, de syndromes cholériformes, de septicémies et d’infections variées.
  • Indicateurs, Indicateur : "Paramètre, ou valeur calculée à partir de paramètres", qui décrit ou donne des indications sur "l’état d’un phénomène, de l’environnement ou d’une zone géographique, d’une portée supérieure aux informations directement liées à la valeur d’un paramètre."
  • Oxygène dissous : La présence dans l’eau d’oxygène est liée à des échanges avec l’air. Elle dépend également de la quantité consommée par les organismes vivants (respiration) et de la quantité produite pendant la journée par les végétaux (photosynthèse). D’autre part les rejets d’origine organique (stations d’épuration urbaines, laiteries..) sont susceptibles de réduire la quantité d’oxygène dans l’eau, ce gaz intervenant dans la dégradation de la matière organique. L’oxygène dissous est un paramètre d’une grande importance écologique qui varie selon un cycle journalier identique à celui du pH.
  • Risques, Risque : Exposition possible d’enjeux à un aléa qui constitue une menace. Les deux principaux critères des risques sont la fréquence et la gravité. Un événement « potentiellement dangereux » -aléa- n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux forts sont en présence, donc si les effets prévisibles mettent en jeu de nombreuses personnes, des biens… Ce risque majeur devient une catastrophe quant l’événement a lieu et qu’il provoque des dommages pour la société, l’environnement ou l’économie : des pertes en vies humaines par exemple, etc.
  • Turbidité : Caractéristique d’une eau dont la transparence est atténuée en raison de la présence de fines particules en suspension d’origine naturelle ou dues à des agents polluants. (source : le grand dictionnaire terminologique)
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