L’ENVIRONNEMENT EN POITOU-CHARENTES (http://www.environnement-poitou-charentes.org) L'Etat - membre fondateur Région Nouvelle-Aquitaine
La situation
Risques naturels
Pression

La croissance des espaces artificialisés

Dernière mise à jour : 23/08/2004

L’intensité des précipitations n’est pas la seule explication à la gravité des inondations. L’urbanisation mais aussi l’implantation d’infrastructures et d’activités économiques dans les zones inondables se sont considérablement accrues depuis les années 1950, par ignorance du risque ou à cause d’un sentiment de sécurité parfois excessif procuré par les ouvrages de protection.

L’artificialisation des cours d’eau et des bassins versants

L’action anthropique, sur l’occupation des sols et l’aménagement des lits des rivières, a une influence majeure sur la formation des crues.

L’urbanisation imperméabilise les sols et crée des chemins préférentiels d’écoulement qui augmentent le ruissellement. Les rivières réagissent ainsi rapidement aux pluies.

Certaines pratiques culturales, qui tassent les sols, les aménagements des cours d’eau destinés à la navigation et à l’hydroélectricité, les extractions excessives de matériaux alluvionnaires et le manque d’entretien des cours d’eau ont également des conséquences sur les écoulements.

Dans certains cas les infrastructures de protection des berges sont à l’origine d’une canalisation trop importante des cours d’eau, entraînant une accélération de l’eau ou des zones de blocage de l’expansion des crues. Les pressions trop importantes sont à l’origine de ruptures, donc d’inondations brutales et souvent catastrophiques.

L’expansion des espaces habités

Il est intéressant de comparer les dégâts des différentes tempêtes à des époques différentes. En effet, la tempête des années 1950 sur la façade atlantique correspondait à des vents élevés. Les dégâts étaient moindres que celle de décembre 1999, du fait d’un nombre d’infrastructures moins important. La pression est donc liée à la croissance de l’espace habité : les coûts en cas de tempête sont démultipliés.

Le graphique présente l’évolution de la superficie d’espaces artificialisés : les progressions les plus importantes sont visibles sur 6 ans seulement. Au niveau du département de la Charente-Maritime, cette expansion est caractérisée en façade maritime ; le département de la Vienne quant à lui est sujet à une artificialisation plutôt périurbaine.

Evolution des ’zones artificialisées’
Evolution des ’zones artificialisées’
  •  Voir sur l'Environnement en Poitou-Charentes : les éléments de Contexte régional associés
  • Inondation : Submersion (rapide ou lente) d’une zone pouvant être habitée. Elle correspond au débordement des eaux lors d’une crue. Une crue correspond à l’augmentation du débit d’un cours d’eau, dépassant plusieurs fois le débit moyen : elle se traduit par une augmentation de la hauteur d’eau.
  • Risque : Exposition possible d’enjeux à un aléa qui constitue une menace. Les deux principaux critères des risques sont la fréquence et la gravité. Un événement « potentiellement dangereux » -aléa- n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux forts sont en présence, donc si les effets prévisibles mettent en jeu de nombreuses personnes, des biens… Ce risque majeur devient une catastrophe quant l’événement a lieu et qu’il provoque des dommages pour la société, l’environnement ou l’économie : des pertes en vies humaines par exemple, etc.
  • Tempête : Correspond à l’évolution d’une perturbation atmosphérique ou dépression, où se confrontent deux masses d’air aux caractéristiques bien distinctes (température, humidité...). Cette confrontation engendre un gradient de pression très élevé, à l’origine de vents violents et le plus souvent de précipitations intenses (pluies...). Cf. Échelle anémométrique de Beaufort
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