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La composition des déchets

Thème Déchets - Edition 2016
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Dernière mise à jour : 20/05/2007

La nature des éléments entrant dans la composition des déchets est à prendre en considération lorsqu’il s’agit d’évaluer la nocivité des déchets et par conséquent leur incidence sur l’environnement.

Les DIS, les DTQD et les Déchets Ménagers Spéciaux (DMS), du fait de leur composition (mercure, ammoniac, plomb, cadmium, solvants, métaux lourds, COV ...) peuvent ainsi se révéler dangereux pour l’environnement et toxiques pour la santé humaine.

A noter que les DTQD ont la particularité d’être produits en petites quantités. Il s’agit de solvants, d’acides, de sels métalliques, de produits chimiques de laboratoire, de produits phytosanitaires périmés et leurs emballages, de produits de nettoyage, d’encres, de peintures, de bains photographiques, de piles, de médicaments... Parmi les producteurs, on trouve les ménages, les commerces, l’artisanat, l’agriculture, les PME/PMI, les établissements d’enseignement, les professions médicales et les laboratoires.

Ces éléments toxiques ou dangereux peuvent être de nature organique (solvants, hydrocarbures...) ou minérale (acides, bains de traitement de surface, sables de fonderies, boues d’hydroxydes métalliques...).

Ces déchets dangereux doivent donc faire l’objet d’une gestion spécifique et rigoureuse puisqu’une élimination non conforme présenterait un risque pour l’homme et l’environnement.

Ainsi, rejetés à l’égout, ces déchets pourraient perturber le fonctionnement des stations d’épuration et génèreraient alors des surcoûts de traitement ou des pollutions du milieu naturel.

De plus, s’ils sont mélangés à d’autres déchets, ils se retrouvent en centre de stockage de classe 2 ou en usine d’incinération d’ordures ménagères et leurs éléments toxiques peuvent alors contaminer le sol, l’air et l’eau.

Enfin, brûlés à l’air libre, certains déchets dégagent des composés qui polluent l’atmosphère et sont nocifs pour la santé. Il en est de même pour les déchets d’activités de soins qui peuvent présenter divers risques (infectieux, chimiques et toxiques, radioactifs, mécaniques) qu’il convient de réduire pour protéger les patients hospitalisés, le personnel de santé, les agents chargés de l’élimination des déchets et l’environnement.

En conclusion, plus ces éléments sont complexes, plus leur traitement et, à terme, leur élimination devront faire l’objet de précautions particulières.

Cependant, les divers modes de gestion des déchets suscitent de multiples interrogations sur les risques sanitaires qu’ils seraient susceptibles de présenter (pollutions indirectes).

  • Ammoniac : L’ammoniac est un gaz incolore à odeur caractéristique forte. C’est un irritant des yeux et des voies respiratoires. Il est toxique à forte concentration et très soluble dans l’eau. Les concentrations atteintes dans l’air dépassent rarement le seuil de détection olfactive et elles ne représentent qu’un risque d’impact sur les milieux.
  • Cadmium : Numéro atomique 48. Métal blanc, très brillant, surtout associé à du zinc et extrait avec celui-ci. Il s’agit donc principalement d’un sous-produit de la métallurgie du zinc, ainsi qu’un résidu des activités de métallisation, de fabrication d’accumulateurs cadmium-nickel, d’alliages métalliques divers, et de fabrication d’acide phosphorique et d’engrais phosphatés (phosphogypse). Chez l’homme, le cadmium est surtout toxique par inhalation ou, plus rarement par voie digestive. Son effet cumulatif peut entraîner notamment des lésions des tissus rénaux. L’Organisation Mondiale de la Santé a fixé la Dose Hebdomadaire Tolérable (D.H.T.) pour le cadmium à 7 µg de Cd par kg de poids corporel par semaine. Cf. Métaux lourds
  • COV : Sous ce nom générique sont regroupés des milliers de composés aux caractères très variables. Ce sont notamment les vapeurs d’hydrocarbures des moteurs et des stockages de produits pétroliers et chimiques, les solvants de peinture et de nettoyage… Toutefois, une part non négligeable des COV est d’origine naturelle.
  • Déchets ménagers spéciaux, DMS : Les DMS sont des déchets des ménages qui ne peuvent être pris en compte par la collecte usuelle des ordures ménagères, sans créer de risques pour les personnes ou pour l’environnement. Ces déchets peuvent être explosifs, corrosifs, toxiques, irritants, comburants, facilement inflammables ou d’une façon générale dommageables pour l’environnement. Il s’agit des vernis, peintures, huiles de vidange ou de friture, produits d’entretien ou de bricolage, bombes aérosols, piles, batteries, produits pharmaceutiques, etc.
  • Incinération : Technique d’élimination des déchets ménagers industriels ou hospitaliers (dans des conditions appropriées) qui consiste en leur combustion dans un four adapté aux caractéristiques de ceux-ci.
  • Mercure : Numéro atomique : 80. Seul métal liquide dans les conditions normales, de point de fusion -38,8°C, de point d’ébullition 356°C. Le mercure est un métal lourd très toxique qui est utilisé dans de nombreuses industries. Les conséquences d’intoxications au mercure sont très variables selon qu’il s’agisse d’intoxications aiguës ou chroniques : de nombreux organes sont susceptibles d’être gravement affectés et les symptômes concernent le plus souvent le système nerveux, les yeux et les reins. Cf. Métaux lourds.
  • Métaux lourds : On désigne par le terme "métaux lourds", les métaux qui ont une masse volumique supérieure à 4,5 g/cm3 (protocole relatif aux métaux lourds de la convention de Genève). Sont donc qualifiés de métaux lourds les métaux présentant un caractère toxique pour la santé et l’environnement : plomb (Pb), mercure (Hg), arsenic (As), cadmium (Cd), Nickel (Ni), zinc (Zn), manganèse (Mn),... Ils proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères... et de certains procédés industriels particuliers. Ils se retrouvent généralement au niveau des particules (sauf le mercure qui est principalement gazeux). Les métaux s’accumulent dans l’organisme et provoquent des effets toxiques à court et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, ...Les effets engendrés par ces polluants sont variés et dépendent également de l’état chimique sous lequel on les rencontre (métal, oxyde, sel, organométallique). Ils contaminent également les sols et les aliments et s’accumulent dans les organismes vivants et perturbent les équilibres et mécanismes biologiques.
  • Ordures ménagères : Déchets issus de l’activité domestique des ménages et pris en en compte par les collectes usuelles ou séparatives. Elles sont composées par les ordures ménagères résiduelles, les recyclabes secs et les biodéchets (dont les déchets assimilés collectés en mélange aux déchets des ménages). (source : AREC Poitou-Charentes)
  • Plomb : Numéro atomique 82. Métal gris bleuâtre, terni par altération, très mou, malléable. Son numéro atomique et sa densité (11.34) font de lui un excellent matériau de protection contre les rayonnements gamma et X. Le plomb est émis par le traitement des minerais et métaux et par les véhicules automobiles à essence plombée. Le plomb peut être ingéré par les voies respiratoires et digestives. Poison cumulatif qui se traduit chez l’homme par le saturnisme. Dans le cas de l’ingestion du plomb par la voie alimentaire (notamment de coquillages), la Dose Hebdomadaire Tolérable a été fixée par l’Organisation Mondiale de la Santé à 25 µg de plomb/kg par semaine.
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