L’ENVIRONNEMENT EN POITOU-CHARENTES (http://www.environnement-poitou-charentes.org) L'Etat - membre fondateur Région Nouvelle-Aquitaine
La situation
Patrimoine naturel
Etat

La Flore régionale

Thème Patrimoine naturel - Édition 2013
  • Ouvrage de 251 pages
  • au format A4
  • disponible en version papier ou téléchargeable en PDF.
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Fritillaire
Fritillaire

La région Poitou-Charentes se situe à la confluence de deux massifs (Armoricain et Central) et deux bassins (Parisien et Aquitain). Ce contexte géologique particulier engendre une géomorphologie générale de plaines et de plateaux et une grande variété de sols. Le littoral régional présente quant à lui une succession d’avancées rocheuses prolongées d’îles et de baies tapissées de sédiments et de vase.

Le climat du Poitou-Charentes, de type océanique, est caractérisé par des précipitations moyennes qui induisent une forte représentation de la flore atlantique. Toutefois, le littoral charentais bénéficie d’un bon ensoleillement qui lui permet d’abriter un cortège de plantes méridionales remarquables comme l’ophrys jaune (Ophrys lutea) des pelouses calcaires méditerranéennes, le chardon laiteux (Galactites tomentosa) espèce méditerranéenne des chemins et murailles, ...

La diversité des sols et les différentes influences climatiques que connaît le Poitou-Charentes s’accompagnent d’espèces végétales atlantiques, méridionales voire même (sub-)montagnardes (Baron, 1995).


Les algues

Les algues, du fait de leurs exigences écologiques, sont tributaires des zones humides. Elle peuvent être microscopiques, et donc invisibles à l’oeil nu, ou macroscopiques. Selon les pigments qu’elles contiennent, on parlera d’algues brunes, rouges ou vertes. Ces dernières sont considérées comme étant à l’origine du règne végétal. En Poitou-Charentes, on rencontre notamment des algues vertes des genres Codium et Enteromorpha. Les enteromorphes ont une forme de tube aplati ramifié et vivent dans des eaux calmes, parfois stagnantes, et plus ou moins saumâtres.

Algues vertes
Algues vertes

Dans les différents étages du milieu marin, où elles remplissent les fonctions de production d’oxygène, de source de nourriture, de refuge ou de nurserie, les algues constituent des supports importants pour l’installation et le développement de la vie aquatique animale et végétale. Certaines algues, dites toxiques, peuvent être nuisibles pour la faune et pour l’Homme.

Sargasse
Sargasse

Sans être dangereuses pour l’Homme, certaines espèces introduites d’algues peuvent proliférer au point de devenir invasives. C’est ce qui a été craint pour la sargasse (Sargassum muticum), algue brune qui a colonisé toute la côte atlantique. Tout en étant devenue abondante, cette espèce semble avoir trouvé sa place dans l’écosystème. Son caractère proliférant et son gigantisme, susceptibles de perturber les activités aquacoles et de provoquer une compétition à l’issue défavorable pour les espèces locales, lui valent néanmoins une surveillance attentive.

Les algues peuvent aussi être utilisées comme indicateur de la qualité de l’eau. Ainsi l’Indice Biologique Diatomées (IBD) est calculé à partir des peuplements de diatomées, algues brunes unicellulaires présentes dans tous les milieux aquatiques.

Les algues macrophytes (Ulves sp. par exemple) et à phytoplancton peuvent être responsables d’une perturbation singulière mais naturelle des écosystèmes aquatiques stagnants : l’eutrophisation qui peut conduire à des « marées vertes ». Certaines algues ont alors tendance à proliférer lorsqu’un milieu reçoit une quantité excessive de matières nutritives assimilables (cas d’apports importants de phosphate ou de composés azotés). Ce phénomène conduit à une augmentation de la charge naturelle de l’écosystème en matières organiques à dégrader. La décomposition des algues par des bactéries aérobies consommatrices d’oxygène engendre une diminution du taux d’oxygène dans l’eau. Parallèlement, la matière organique morte non décomposée s’accumule dans les sédiments. Un déséquilibre se produit alors entre les eaux de surface oxygénées par aération et photosynthèse et les eaux profondes où le développement des organismes est limité.

D’un point de vue plus sociétal, les algues sont depuis toujours utilisées comme aliments, engrais ou médicaments. Aujourd’hui elles font l’objet de demandes importantes et variées dans différents domaines : industries alimentaire ou textile, cosmétologie, thalassothérapie, diététique ou agriculture (compost à base d’algue).

Les algues sont aussi utilisées comme bioindicateurs du niveau de radioactivité en milieu marin car elles concentrent certains éléments radioactifs.


Les Champignons

Les champignons sont des eucaryotes incapables d’effectuer la photosynthèse et sont donc hétérotrophes. Leur appareil végétatif (qui assure la croissance) est constitué d’un thalle ; les champignons ne possèdent ni tige, ni racine, ni feuille différenciée.

Les champignons, du fait de leurs caractéristiques, ne peuvent être classés ni dans le règne végétal, ni dans le règne animal ; on leur attribue un règne qui leur est propre. Les champignons présentent une biodiversité importante et on estime à plus de 100 000 le nombre d’espèces connues au monde (dont 15 000 en France) sur un total supposé de 1,5 millions d’espèces existantes.

Ce groupe offre également une grande diversité de formes (de la simple cellule comme les levures, aux gros champignons comestibles en passant par les moisissures et les truffes) et aussi de modes de vie : ils peuvent être saprophytes (ils ont ainsi un rôle important dans le recyclage de la matière organique), parasites (de végétaux ou d’animaux) ou symbiotiques (ce qui peut conduire à la formation de lichens).

Dans le langage courant, ce que l’on appelle champignon correspond en réalité à la partie aérienne de certaines espèces. Ainsi, les amateurs pourront trouver en forêt ou dans les prairies quelques espèces comestibles...

Au printemps :
> Morille (Morchella vulgaris),

Morille
Morille

> Mousseron de printemps (Calocybe gambosa)

A l’automne :
> Mousseron d’automne (Marasmius oreades)
> Cèpe de Bordeaux et Tête de nègre (Boletus edulis et Boletus aereus),

Bolet tête de nègre
Bolet tête de nègre

> Girolle (Cantharellus cibarius)
> Chanterelle (Cantharellus tubiformis et Cantharellus lutescens)
> Pied de mouton (Hydnum repandum)
> Trompette de la Mort (Cratellus cornucopioides)
> Amanite des cesars (Amanita caesarea)
> Lepiote élevée (Macrolepiota procera)
> Rosé des prés (Agaricus campestris)
> et certains autres bolets.

Bolet de Dupain
Bolet de Dupain

Rappelons qu’il est indispensable de bien savoir déterminer les espèces avant de les consommer car certains champignons produisent des toxines dangereuses pour l’Homme qui peuvent entraîner la mort (telles certaines amanites).

Amanite phalloide
Amanite phalloide

Ainsi, l’amanite phalloïde est une espèce mycorhisique mortelle. Assez répandue, elle se rencontre sur tout type de terrain, mais principalement sur sol acide.

Certains champignons a priori comestibles peuvent être contaminés de différentes façons par les pesticides, les métaux lourds, la radioactivité ou par des proliférations microbiennes (pourriture et fermentation).

Pour éviter au maximum les ennuis consécutifs à une consommation imprudente de champignons, quelques règles élémentaires sont à respecter :

> Il n’existe aucun test pour différencier une espèce comestible d’une indigeste, vénéneuse ou mortelle. Il faut apprendre à reconnaître les champignons, par l’examen de tous leurs caractères : forme, couleur, consistance, odeur, ...

> Il ne faut jamais manger de champignons déterminés uniquement d’après des illustrations. Il faut rechercher les conseils de personnes avisées (pharmaciens, mycologues) qui peuvent déjouer les pièges de certaines ressemblances trompeuses.

> On ne peut pas nommer toutes les espèces au premier coup d’oeil : beaucoup ne peuvent être déterminées qu’après examen approfondi, parfois au microscope.

> Il faut faire attention aux ouvrages anciens, non mis à jour récemment. Ceux-ci peuvent indiquer comme comestibles des espèces qui se révèlent aujourd’hui toxiques.

> Il ne faut pas ramasser les sujets les plus jeunes : leur détermination sera parfois impossible, faute de pouvoir observer tous les caractères.

> Il ne faut jamais consommer de champignons trop vieux, altérés, ayant gelés sur place ou conservés dans des sacs en plastique. Ces conditions favorisent la production de toxines ou le développement de microorganismes éventuellement pathogènes.

> Il ne faut jamais manger les champignons ramassés près d’une route ou d’un site industriel (usine chimique, incinérateurs, etc.). Les champignons accumulent des polluants toxiques (métaux lourds, radio-éléments, pesticides etc...).

> Il ne faut pas consommer de champignons crus (sauf rares exceptions) : certaines espèces comestibles cuites sont toxiques crues. La cuisson peut également éliminer d’autres micro-organismes indésirables.

> Il faut être prudent si on consomme un champignon pour la première fois. Quelques espèces, réputées comestibles, sont mal tolérées par certains (incapacité à digérer certaines molécules complexes) et il vaut mieux se contenter d’une petite quantité la première fois.

> Dans tous les cas, il faut être raisonnable sur les quantités ingérées. En raison des pollutions évoquées plus haut (l’Homme, en fin de chaîne alimentaire, accumule, sans les éliminer, ces substances, qui sont toxiques au-delà d’un seuil à ne pas franchir), il est recommandé de limiter le nombre de repas à base de champignons.

Sur notre territoire, seulement une trentaine de champignons peuvent être considérés comme comestibles et un nombre équivalent d’espèces sont toxiques voire mortelles. Plus de 99 % des espèces connues ne présentent aucun intérêt culinaire.

Le bolet satan est une espèce mycorhisique vénéneuse se rencontrant sous feuillus en terrain calcaire.

Bolet satan
Bolet satan

Par contre la lepiote élevée et la girolle sont des espèces comestibles. La lepiote élevée est une espèce saprophytique qui se développe sur les débris ligneux en décomposition. Et la girolle est une espèce mycorhisique qui se rencontre sous feuillus et conifères surtout en terrain siliceux. Cette dernière aurait tendance à se raréfier depuis quelques années.

Au-delà de la simple cueillette d’espèces comestibles, les champignons sont d’une importance sanitaire, médicale, alimentaire et économique considérable. Certaines moisissures ont permis la fabrication d’antibiotiques (la pénicilline fut produite grâce à Penicillium notatum), d’autres, comme les levures, permettent la fermentation (fabrication du pain, du vin, du fromage et de la bière), sans oublier la trufficulture en développement en Poitou- Charentes.

girolle
girolle
Lepiote élevée
Lepiote élevée

Mais certains se révèlent très nuisibles provoquant aussi bien des parasitoses sur les cultures (le mildiou provoqué par Phytophthora sp., l’ergot du seigle - Claviceps purpurea, ...), que des maladies sur les Hommes ou les animaux (teigne causée par Tinea sp., mycoses, affections des viscères, etc.).

sclérote de l’ergot de seigle
sclérote de l’ergot de seigle

Les champignons jouent un rôle primordial dans les écosystèmes. Mais on assiste actuellement, pour certaines espèces, à une régression de leurs effectifs voire à leur disparition. En effet, plusieurs menaces pèsent sur les champignons : pollution atmosphérique et effet de serre, fragmentation (parcellisation des espaces forestiers) ou destruction des habitats, urbanisation, agriculture moderne, récoltes excessives, mauvaise gestion des milieux naturels... Et le règne fongique est encore peu connu et pas assez pris en compte dans les études environnementales.

Des associations mycologiques se sont alors créées afin de développer la connaissance des champignons auprès des citoyens. Ainsi, la Société Mycologique du Poitou (SMP) a réalisé l’inventaire des champignons de la Vienne qui compte actuellement 2270 espèces (mis à jour en janvier 2010). La base de données est enrichie chaque année de 50 à 100 espèces. La SMP élabore également un bulletin annuel d’une soixantaine de pages. Et dans le cadre de son activité, elle organise chaque année une vingtaine de sorties ouvertes au public, ainsi qu’une ou deux expositions mycologiques. D’autres associations comme la Société Mycologique du Massif d’Argenson, de l’île d’Oléron ou encore la Section Mycologique de Charente Nature œuvrent également en Poitou-Charentes.


Les lichens

Les lichens ne correspondent pas à un groupe végétal naturel. Ce sont des organismes particuliers, dont la double origine symbiotique est connue depuis 1869 (travaux de Schwendener). Les lichens sont nés de l’association d’une algue chlorophyllienne (ou d’une cyanobactérie) et d’un champignon. L’algue apporte, par photosynthèse, des produits organiques au champignon qui en retour protège cette dernière de la sécheresse et lui apporte de l’eau et des substances dissoutes. Cette association de partenaires avec bénéfices réciproques, dans une interdépendance nutritionnelle, est appelée symbiose.

L’association lichénique apporte également des propriétés qu’on ne trouve pas chez l’un ou l’autre des partenaires telles la reviviscence, la résistance aux températures extrêmes et un fort pouvoir lithogène qui leur permet de s’installer sur des substrats difficiles. Les lichens sont ainsi des organismes pionniers, capables de coloniser les milieux les plus divers et les plus défavorables tels que rochers, troncs d’arbres, murs, etc. qu’ils « teintent » en les recouvrant (les lichens sont d’ailleurs utilisés comme colorants naturels). Les populations de Verrucaria maura, lichen visible en Poitou-Charentes, se démarquent ainsi par la large bande sombre qu’elles forment sur les rochers et falaises qu’elles occupent.

Une liste de 96 taxons présents en Poitou-Charentes et Vendée a été publiée dans le 29ème bulletin annuel de la SBCO (1998). Et on comptabilise actuellement entre 600 et 700 le nombre d’espèces de lichens connues dans la région (PCN, 2011).

Des études réalisées dès le XIXème siècle (travaux de Nylander, 1866) ont démontré la sensibilité des lichens à la pollution atmosphérique : certaines espèces disparaissent lorsque la qualité de l’air se dégrade (accumulation de métaux lourds par exemple) tandis que d’autres, dites toxitolérantes, ont tendance à se développer. Actuellement, ces organismes sont couramment utilisés comme bioindicateurs de la qualité de l’air à travers l’étude des altérations morphologiques et physiologiques, l’observation de la répartition et des associations lichéniques, et la mesure de l’accumulation de substances polluantes dans les thalles. Ce sont aussi de bons indicateurs terrestres de présence d’éléments radioactifs. Leur propriété de stockeurs de molécules a également conduit à l’utilisation des lichens comme fixateurs de parfums.


Les bryophytes ou "mousses"

Selon les classifications, les bryophytes sont restreintes aux seules mousses ou bien correspondent, à l’ensemble des groupes suivants : les hépatiques (9 100 espèces), les anthocérotes (300 espèces) et les mousses (15 000 espèces). Nous emploierons ici le terme de bryophytes au sens large (ensemble des trois groupes).

CBNSA - Centre de ressources documentaires

Les bryophytes sont les seuls représentants non vascularisés des embryophytes. En effet, ces végétaux chlorophylliens ne possèdent ni véritable racine ni système vasculaire. Mais c’est pourtant avec les bryophytes qu’apparaît la notion d’organe végétal : l’appareil végétatif (ou thalle) qui était homogène chez les algues se transforme progressivement en Cormus, c’est à dire en système d’axes rampants et dressés, possédant des tissus structurellement et fonctionnellement spécialisés et bien différenciés : futures feuilles, tiges, racines et organes de reproduction (fleurs).

Les bryophytes ont été les premiers végétaux à coloniser le milieu terrestre, même s’ils restent encore fortement inféodés à la présence d’eau puisque les gamètes mâles sont nageurs. Ils poussent donc en milieu humide, à même le sol, sur des rochers ou sur d’autres végétaux : on dit alors qu’ils sont épiphytes. Globalement, les bryophytes jouent un rôle important dans la régulation et l’épuration de l’eau.

Le groupe des mousses comporte un ordre bien connu du grand public : les sphaignes. Bon nombre d’entre elles, dont la plus répandue (Sphagnum palustre), se développent sur des sols gorgés d’eau et produisent des composés qui acidifient le milieu. Ce phénomène empêche la prolifération des bactéries et limite grandement la décomposition de la matière végétale. Les sphaignes mortes s’accumulent ainsi progressivement en formant un dépôt appelé la tourbe sur laquelle les jeunes sphaignes se développent. Ainsi les sphaignes, comme d’autres représentants des bryophytes, font parties des plantes pionnières à l’origine d’une première couche d’humus.

De nombreuses espèces, très sensibles aux conditions environnementales, constituent de bons bioindicateurs de l’air et des eaux douces. Il existe un « Inventaire de la bryoflore française » présentant les espèces rencontrées en métropole .


Les ptéridophytes ou "fougères"

Les ptéridophytes tiennent leur nom de leur groupe le plus répandu, les fougères (9 500 espèces) ou filicophytes ; mais sont également constitués des équisétophytes (20 espèces) telle la prêle de champs (Equisetum arvense), et des lycopodiophytes (1 275 espèces) dont le lycopode officinal (Lycopodium clavatum) et l’isoète des étangs (Isoetes lacustris).

Chiffres issus de « La classification phylogénétique du vivant » (Lecointre & Le Guyader, 2001)

Grâce au développement de leur système vasculaire, les ptéridophytes constituent les premiers végétaux chlorophylliens véritablement adaptés à la vie terrestre et capable de se dresser. Les ptéridophytes ont connu leur apogée au Carbonifère (-300 millions d’années) où ils ont constitué, grâce au développement de formes arborescentes, d’immenses forêts dont la fossilisation est à l’origine des gisements de charbon. De nos jours, les ptéridophytes forment un groupe restreint de végétaux, dont beaucoup vivent en milieu humide, comme les prêles ou les isoètes (plantes aquatiques).

L’isoète épineux (Isoetes histrix) est une espèce déterminante en Charente-Maritime, Deux Sèvres et Vienne.
Cette espèce est protégée au niveau national. L’isoète épineux colonise les pelouses humides. Cette plante ne possède pas de fleur ; ses spores sont enfouis et seules ses feuilles d’une dizaine de centimètres, sortent à la surface du sol.

Osmonde royale
Osmonde royale

Les phanérogames ou « plantes à fleurs »

Les phanérogames ou spermatophytes sont l’ensemble des végétaux formant des ovules pouvant être contenus dans des ovaires c’est-à-dire des fleurs. Chez les phanérogames, la fécondation produit une graine qui est enfermée dans un fruit.

Les phanérogames sont les derniers végétaux vasculaires chlorophylliens à être apparus sur Terre. Avec près de 250 000 espèces, les phanérogames sont actuellement les végétaux les mieux représentés et les plus diversifiés. Ils sont présents dans tous nos écosystèmes et certains sont retournés vers le milieu aquatique, d’eau douce ou d’eau de mer.

Chiffre issu de « La classification phylogénétique du vivant » (Lecointre & Le Guyader, 2001)

Avec les algues, les phanérogames sont les producteurs d’oxygène et de matière organique de la biosphère (producteurs primaires). Ils sont à la base des chaînes alimentaires et représentent plus de la moitié de la biomasse totale vivante. Permettant le développement de la vie, ils occupent une place prépondérante dans les écosystèmes.

Ce groupe est d’une importance vitale pour l’Homme puisque quasiment toutes les espèces de plantes cultivées sont des phanérogames. Le Poitou-Charentes compte plus de 750 espèces de plantes vasculaires (phanérogames et ptéridophytes) déterminantes à l’échelle régionale ou départementale (Persuy, 2003).

Arbres et arbustes

Les arbres sont des végétaux ligneux d’au moins 5 mètres à l’âge adulte, qui possèdent un tronc unique et dont les ramifications n’apparaissent qu’à une certaine hauteur au-dessus du sol. Les arbustes quant à eux présentent des ramifications dès leur base et sont de plus petite taille.

Les arbres et arbustes tiennent une grande place dans nos paysages. Qu’ on les rencontre en forêt, dans les champs ou en ville, ils ont presque toujours un rôle écologique, économique (sylviculture), paysager ou culturel important. Et malgré l’abandon de certains usages ou croyances, le grand public y porte une attention toute particulière.

La plupart des arbres rencontrés dans les forêts picto-charentaises est native d’Europe : chêne pubescent (Quercus pubescent), chêne vert (Quercus ilex), hêtre commun (Fagus sylvatica), pin maritime (Pinus pinaster), peuplier blanc (Populus alba), aulne glutineux (Alnus glutinosa), bouleau pubescent (Betula pubescens), charme commun (Carpinus betulus), ...

Chênes pubescents
Chênes pubescents

Cependant, de nouvelles espèces ont été introduites au cours des siècles depuis l’Empire romain. Ainsi, de nombreuses espèces communes de nos milieux naturels ou urbains ont, en fait, été introduites pour la culture ou l’ornement : châtaigner (Castanea sativa) originaire de Turquie, cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica) et cèdre du Liban (Cedrus libani) originaires du Moyen-Orient, les différentes espèces de cerisiers (Prunus sp.) ou de platanes (Platanus sp.), ...

Châtaignier
Châtaignier

Egalement importé de Chine et visible en milieu urbain, l’arbre aux mille écus (Ginkgo biloba) est un véritable fossile vivant et constitue le seul représentant actuel de son groupe (Ginkgophyta).

Un inventaire des arbres remarquables a été effectué dans chaque département du Poitou-Charentes et des ouvrages sont disponibles.

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Les différentes espèces d’arbustes que l’on peut rencontrer en Poitou-Charentes remplissent aussi de nombreuses fonctions ornementales mais surtout écologiques. En effet, ils induisent certaines conditions de température et d’humidité au sol permettant la croissance d’espèces végétales et constituent un lieu de nidification, d’alimentation ou de refuge pour les animaux.

On trouvera parmi les arbustes, le genévrier commun (Juniperus communis), la viorne tin ou laurier tin (Virbunum tinus), le chèvrefeuille commun (Lonicera caprifolium), l’aubépine épineuse (Crataegus laevigata), le houx (Ilex aquifolium), le sureau noir (Sambucus nigra), ...

Genévrier commun
Genévrier commun
Sureau noir (fleurs)
Sureau noir (fleurs)
Sureau noir(fruits)
Sureau noir(fruits)

Plantes herbacées

On qualifie d’herbacées, les plantes non ligneuses (à tige molle) dont la hauteur est inférieure à 1 mètre. De façon encore plus marquée que pour les arbres et arbustes, les herbacées ont de tout temps été utilisées par l’Homme dans divers domaines : alimentation humaine et animale (plantes fourragères), pharmacologie (plantes médicinales), industrie textile, cosmétologie et parfumerie, ornement, etc.

Lorsqu’elles ne sont pas considérées comme « mauvaises herbes », les plantes herbacées peuvent être utilisées par l’Homme pour tout ou partie de leur anatomie : tiges, feuilles, fruits, fleurs, racines ou bulbes. Les herbacées comprennent de nombreux groupes qui ne seront pas développés ici.

Il existe cependant un groupe d’herbacées remarquables en Poitou-Charentes, tant par son abondance que par son caractère méridional : les orchidées. Leur nom vient du fait que leurs organes souterrains de réserve ont souvent l’aspect de testicules, « orchis » en latin. Ce groupe particulier de plantes offre des formes et couleurs très variées grâce à un trait évolutif : le mimétisme. Ainsi, pour attirer les insectes pollinisateurs (pollinisation entomophile), la morphologie des orchidées a évolué vers des caractères mimétiques des insectes telles l’ophrys abeille (Ophrys apifera) ou l’ophrys mouche (Ophrys insectifera). Sur les 140 espèces d’orchidées présentes en France, plus de 50 espèces dont 12 sont inscrites à la liste parue au J.O. du 10 mai 1988 (SFO-PCV, 1995), (protection au titre des Pays de Loire) (SFO-PCV, 2007) sont recensées en Poitou-Charentes.

Avec 60 espèces d’orchidées sauvages comptabilisées à ce jour le Poitou-Charentes et la Vendée possèdent environ 40 % des 160 taxons existants en France. La richesse relative de la région apparait comme remarquable d’autant plus que 24 de ces orchidées sont légalement protégées du fait de leur rareté, 6 au niveau national et 18 au niveau régional en Poitou-Charentes et/ou Vendée (protection au titre des Pays de Loire) (SFO-PCV, 2007).

Une cartographie de l’inventaire des orchidées menée par la est disponible sur le SIGORE.

Les orchidées en Poitou-Charentes
Les orchidées en Poitou-Charentes
Atlas cartographique : Patrimoine Naturel
Sigore - Orchidées

Les plantes messicoles (« qui habitent les moissons ») présentent également un fort intérêt écologique. Elles sont aujourd’hui menacées de disparition. L’inventaire des plantes messicoles du Poitou-Charentes mené par les associations membres de Poitou-Charentes Nature entre 2005 et 2009 a permis de recenser 76 espèces messicoles sur les 111 recherchées dans notre région. Les espèces non revues dans le cadre de cet inventaire (près d’un tiers des espèces messicoles recherchées) sont pour la plupart considérées comme disparues, car non observées depuis plus de 30 ans (Poitou-Charentes Nature, 2010). La cartographie de l’inventaire des messicoles menée par Poitou-Charentes Nature est disponible sur le SIGORE.

Ophrys abeille
Ophrys abeille
Sigore - Plantes messicoles
  •  Pour aller plus loin
  • Effet de serre : À l’origine, l’effet de serre est un phénomène naturel. Environ la moitié de l’énergie émise par le soleil est absorbée par la Terre, le reste est émis sous la forme de rayonnements infrarouges. Or les gaz à effet de serre (GES) empêchent une grande partie de cette chaleur de s’échapper dans l’espace. Sans les GES, la température moyenne du globe terrestre serait de 35°C plus basse. Pour comparaison, sur la planète Mars, où les GES sont absents, la température au sol est de -38°C. A l’opposé, sur la planète Vénus, où les GES sont très abondants, elle dépasse les 300°C.
  • Biodiversité : Variété du vivant à tous ses niveaux : les gènes, les espèces et les populations, les écosystèmes et les processus naturels qui assurent la perpétuation de la vie sous toutes ses formes.
  • Bioindicateurs : Organisme ou espèce, animal ou végétal, dont les caractéristiques permettent de déterminer la nature de certains facteurs du milieu ou utilisé pour détecter ou mesurer l’importance d’une pollution.
  • Biomasse : Masse de l’ensemble des organismes vivant dans un système délimité (biotope).
  • Cormus : appareil végétatif où l’on peut faire la distinction entre la tige, les feuilles ou pseudo-feuilles, les racines ou pseudo-racines.
  • écosystèmes, écosystème : Ensemble écologique constitué par les éléments inertes d’un milieu (sol, eau, etc.) et des êtres vivants, entre lesquels existent des relations énergétiques, trophiques, etc.
  • Embryophytes : ensemble des plantes terrestres rassemblant les bryophytes, ptéridophytes, et les phanérogames. Le nom Embryophytes a été donné sur la base du caractère partagé « embryon », c’est-à-dire que tous les Embryophytes sont issu d’un œuf dont le développement va dépendre des réserves d’origine maternelle. Le nom Cormophytes est aussi utilisé pour ce groupe car l’apparition de l’embryon est parallèle à celle du cormus c’est-à-dire d’organes différenciés en réponse aux besoins liés à l’environnement terrestre : dispersion des gamètes, lutte contre la dessiccation, capture de la lumière (pour la photosynthèse) et stabilité mécanique (imposée par la gravité).
  • étage : En géologie, défini par son stratotype, son nom dérive souvent du nom géographique lieu du stratotype.
  • Eucaryote : organisme dont la cellule présente des organites (noyau, membrane plasmique, mitochondrie, etc.) et un cytosquelette.
  • Eutrophisation : Phénomène qui affecte les milieux aquatiques (doux et hyalin), essentiellement les lacs, mais aussi les étangs, et les rivières. Il peut être soit naturel soit provoqué par des apports dus aux activités humaines. L’eutrophisation se traduit pour certaines espèces de la flore aquatique (algues) par une prolifération sous l’influence de la photosynthèse, due à un accroissement important de la teneur des eaux en matières nutritives. Les eaux passent de l’état oligotrophe à l’état eutrophe. Un déséquilibre se produit entre les eaux de surface qui s’oxygènent par aération et photosynthèse et les eaux profondes où les matières organiques sont décomposées ce qui consomme de l’oxygène.
  • Gamète : cellule reproductrice, mâle ou femelle qui peut s’unir à une autre cellule semblable du sexe opposé pour former un œuf (nouvel individu), par le processus de la fécondation.
  • Habitats : Entité écologique correspondant au lieu où vit une espèce et à son environnement immédiat.
  • Hétérotrophe : se dit d’un organisme qui ne synthétise pas lui-même ses constituants organiques mais a recours à un producteur d’aliments organiques, par exemple : les herbivores. Se dit d’un organisme dont la nutrition exige l’absorption de matières organiques.
  • Insectes : Arthropodes dont le corps, en trois parties (tête, thorax, abdomen), porte trois paires de pattes, deux paires d’ailes et une paire d’antennes. Leur respiration est trachéenne (par la trachée) et ils peuvent subir une ou plusieurs mues et/ou métamorphoses.
  • Invasives : se dit d’une espèce qui s’établie ou se développe dans un écosystème dont elle n’est pas originaire et pour lequel elle constitue un agent de perturbation nuisible à la biodiversité. Espèce envahissante allochtone (exotique).
  • Littoral : Relatif aux rivages marins. La largeur de ce domaine est variable : il englobe l’arrière côte dans la terre ferme (on parle de zone supra littorale, située au-dessus de la mer mais soumise cependant à l’influence marine), le rivage proprement dit et la zone de balancement des marées ou estran (zone médio littorale ou zone littorale s.str.), ainsi que l’avant côte submergée en permanence (zone infra littorale jusqu’à -50 m et zone circa littorale de -50 à -200 m). Chacune des zones présente des associations de faunes et flores caractéristiques.
  • Macrophytes : se dit de végétaux visibles à l’œil nu.
  • Métaux lourds : On désigne par le terme "métaux lourds", les métaux qui ont une masse volumique supérieure à 4,5 g/cm3 (protocole relatif aux métaux lourds de la convention de Genève). Sont donc qualifiés de métaux lourds les métaux présentant un caractère toxique pour la santé et l’environnement : plomb (Pb), mercure (Hg), arsenic (As), cadmium (Cd), Nickel (Ni), zinc (Zn), manganèse (Mn),... Ils proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères... et de certains procédés industriels particuliers. Ils se retrouvent généralement au niveau des particules (sauf le mercure qui est principalement gazeux). Les métaux s’accumulent dans l’organisme et provoquent des effets toxiques à court et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, ...Les effets engendrés par ces polluants sont variés et dépendent également de l’état chimique sous lequel on les rencontre (métal, oxyde, sel, organométallique). Ils contaminent également les sols et les aliments et s’accumulent dans les organismes vivants et perturbent les équilibres et mécanismes biologiques.
  • Milieux naturels : Un milieu naturel et caractérisé par un ensemble d’éléments qui agissent directement ou indirectement sur tout ou partie des organismes qui l’habitent. Les éléments constituants d’un milieu naturel sont principalement le sol, le relief, le climat et les êtres vivants qui le peuplent. Ainsi, biotopes et biocénoses forment des écosystèmes dont les multiples interactions conditionnent la stabilité ou l’évolution du milieu. Des perturbations naturelles ou anthropiques peuvent rompre cet équilibre et entraîner la régression ou la disparition du milieu.
  • Mimétisme : faculté que possède un animal ou un végétal à imiter un modèle et qui lui permet d’augmenter ses chances de survie ou de reproduction. Par exemple, dans le cas des Ophrys, la fleur s’est transformée en leurre pour certains insectes ou araignées mâles, en imitant l’aspect et même souvent l’odeur d’une femelle (phéromones). Il s’agit d’un mimétisme visuel et olfactif qui peut favoriser le brassage génétique par pollinisation croisée.
  • Nuisibles : se dit d’une espèce qui met en danger la santé et la sécurité publique, qui provoque des dommages importants aux activités agricoles, forestières ou aquacoles, ou qui représente une menace pour la protection de la faune et de la flore (art. R227-6 du Code rural). La liste nationale des espèces susceptibles d’être classées nuisibles est déterminée par le Ministre chargé de l’environnement, mais c’est le Préfet qui détermine chaque année quelles espèces, figurant dans la liste nationale, sont classées nuisibles dans chaque département.
  • Peuplements : ensemble des individus appartenant à plusieurs espèces qui coexiste dans un même milieu et qui forment des ensembles fonctionnels en interaction les uns avec les autres ; partie d’une biocénose.
  • Photosynthèse : phénomène biochimique au cours duquel les végétaux absorbent le gaz carbonique de l’air et le transforme en glucose, élément nutritif, grâce à l’énergie lumineuse, et à l’eau puisée dans le sol par les racines, tout en rejetant de l’oxygène. Cette énergie lumineuse est captée grâce aux pigments assimilateurs, les chlorophylles, situées dans des organites particuliers des cellules végétales, les chloroplastes.
  • Pionnières : se dit d’une espèce ou d’une végétation apte à coloniser les terrains nus et participant donc aux stades initiaux d’une série dynamique. Espèce pouvant s’implanter les premières sur un substrat vierge en milieu ouvert (lumière) et donner naissance à un nouveau cycle écologique.
  • Populations : ensemble d’êtres vivants d’une même espèce, occupant un territoire déterminé, présentant des caractéristiques propres et qui se perpétuent dans le temps.
  • Chaîne alimentaire : ensemble des relations qui lient les organismes consommés à ceux qui les consomment.
  • Reviviscence : capacité qu’a un organisme de passer rapidement, réversiblement et répétitivement de l’état sec à l’état hydraté.
  • Saprophyte : organisme incapable de faire la synthèse des éléments nutritifs dont il a besoin à partir de sources exclusivement inorganiques et qui utilise pour sa nutrition de la matière organique morte, contribuant ainsi, souvent, à sa décomposition.
  • Saumâtres : se dit d’une eau possédant une salinité de moins de 30g/litre. Les eaux saumâtres proviennent généralement d’un mélange entre des eaux douces et salées.
  • Sols : Formation superficielle en place (formation pédologique) résultant de l’altération des roches. On caractérise un sol par ses différents niveaux que l’on nomme horizons, avec de haut en bas tout ou partie des horizons suivants : A (ou éluvial, ou de lessivage), B (ou illuvial, ou d’accumulation, C (correspondant à la roche mère fragmentée et peu transformée, R (roche mère indemne).
  • Sylviculture : Ensemble des techniques permettant la création et l’exploitation rationnelle des forêts tout en assurant leur conservation et leur régénération.
  • Symbiose : association entre deux organismes d’espèces différentes, qui est profitable pour chacun d’eux.
  • Symbiotique : se dit d’un organisme qui se développe par symbiose.
  • Taxons : groupe d’organisme reconnu en tant qu’unité formelle à chaque niveau de la classification hiérarchique.
  • Thalle : appareil végétatif ne comportant ni racine, ni tige, ni feuille. Un thalle peut être une cellule unique, un amas de cellules, un filament fait de cellules simples mises bout à bout ou d’un faisceau de cellules parfois disposées de façon assez complexe. Il peut aussi être une lame constituée d’une seule ou de plusieurs couches de cellules. Le thalle est la structure principale des algues et des champignons, et donc des lichens.
  • Tourbe : résidus végétaux sous différents états de dégradation, accumulés sur de longues périodes (de l’ordre du siècle ou du millénaire) dans des conditions influencées par l’eau, le plus souvent en anaérobie et contenant au minimum 20 à 30 % de matière organique (jusqu’à 97%). La tourbe est considérée suivant les cas comme une roche, un sol, une litière ou un humus très épais.
  • Algues, algue : Les algues sont des êtres vivants capables de photosynthèse dont le cycle de vie se déroule généralement en milieu aquatique. Elles constituent une part très importante de la biodiversité, et une des bases des réseaux trophiques des milieux aquatiques d’eaux douces, saumâtres et marines. Elles sont aussi utilisées dans l’alimentation humaine, par l’agriculture et par l’industrie.
  • Champignons, champignon : Champignon est un terme ambigu qui désigne en français divers organismes biologiques sans chlorophylle et sans plastes (donc hétérotrophes), pas ou peu mobiles, constitués de cellules pourvues de noyaux et qui font donc partie des Eucaryotes.
  • Lichens, lichen : Les lichens sont des organismes composés résultant d’une symbiose entre un champignon hétérotrophe appelé mycobionte, représentant 90% de l’ensemble, et des cellules microscopiques possédant de la chlorophylle, algue verte ou cyanobactérie autotrophe, nommées « photobiontes ».
  • Bryophytes : Les bryophytes, ou mousses, sont un embranchement du règne des végétaux. Les plantes de cet embranchement sont des végétaux terrestres caractérisés par l’absence de système vasculaire.
  • Ptéridophyte : Plante ayant des vaisseaux et une circulation de sève, mais se reproduisant sans fleurs ni graines, telle que les fougères, les prêles, les lycopodes ...
  • Phanérogame : Embranchement du règne végétal comprenant toutes les plantes qui se reproduisent par des fleurs et des graines.
  • Aquacoles : L’aquaculture est le terme générique qui désigne toutes les activités de production animale ou végétale en milieu aquatique. L’aquaculture se pratique en bord de mer (on parle dans ce cas de « cultures marines » ou mariculture), des rivières ou des étangs.
  • Hépatique : Les hépatiques regroupent de petits végétaux terrestres, qui se présentent sous deux types fondamentaux : soit un axe portant des « feuilles » (hépatiques à feuilles) soit une lame de tissu plus ou moins différenciée (hépatiques à thalle).
  • Anthocérote : Les Anthocérotes sont une classe de plantes embryophytes terrestres aux caractères ancestraux. Avec les hépatiques et les mousses, on les regroupe sous le nom de bryophytes.
  • Sphaignes : Les sphaignes, organismes végétaux sans racines ni vrais tissus conducteurs, ont une croissance continue par leur extrémité apicale alors qu’elles meurent par leur base accumulant ainsi la matière organique peu décomposée dans un milieu humide acide et anaérobie.
  • Biosphère : La biosphère résulte pour l’essentiel de l’action ancienne, présente et conjointe d’une très grande variété de phénomènes, d’organismes et d’espèces vivantes en relation et en interdépendance plus ou moins grande. C’est ce qui constituent l’évolution et la diversité biologique des écosystèmes.
  • Sédiments : Le sédiment de n’importe quelle matière peut être transporté par le mouvement d’un fluide (air, eau, glacier) et est éventuellement déposé, formant une couche de particules solides sur le lit ou le fond d’un cours d’eau ou d’un autre liquide.
  • Lithogène : Qui produit des roches, des pierres, devient dur comme la pierre.
  • Aérobies : Se dit d’un organisme ayant besoin d’oxygène pour assurer son métabolisme.
  • Humus : Terre brune noirâtre provenant de la décomposition de la matière organique fraîche (débris de végétaux et d’animaux) dans le sol, par l’action de bactéries ou d’autres organismes vivants. L’ humus participe à de nombreux cycles écologiques, son évolution dépend beaucoup de l’oxygénation du milieu.
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