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Eau
La gestion qualitative

Introduction

Thème Eau - Edition 2015
Nouveau !
Dernière mise à jour : 2015

La qualité de l’eau est l’appréciation, basée sur ses compositions physico-chimique et bactériologique, de sa capacité à satisfaire certains usages comme l’alimentation en eau potable, la baignade, les besoins de salubrité publique ... nécessaires à la préservation de la santé des populations.

Au même titre que la problématique quantité, la qualité représente un enjeu important en Poitou-Charentes. En effet, l’ensemble des ressources en eau sont touchées par diverses pollutions provenant pour la plupart des activités agricoles et plus ponctuellement des activités industrielles. Ces pollutions peuvent avoir de graves conséquences sur les milieux aquatiques mais également d’un point de vue sécurité et hygiène en affectant les ressources destinées à l’eau potable.

Compte tenu des nombreuses problématiques rencontrées au niveau de la ressource en eau picto-charentaise, l’état des lieux établi en application de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE)signale le risque de ne pas atteindre un bon état écologique des eaux en 2015 pour la majorité des masses d’eau. Or, la reconquête de la qualité de l’eau constitue maintenant une des priorités phares à l’échelle du territoire national en vue d’atteindre le bon état fixé par la DCE aux horizons 2015, 2021 et 2027.

Conscient de cette réalité, les SDAGE Adour-Garonne et Loire-Bretagne ont défini, comme pour la quantité, différents enjeux prioritaires pour la qualité visant à garantir une eau de qualité pour continuer à assurer à la fois les activités et les usages. Pour cela, il est préconisé de réduire la pollution par les nitrates et par le phosphore, la pollution organique et l’eutrophisation, et de mieux maîtriser les pollutions par les pesticides notamment, mais également celles dues aux substances dangereuses.

La mise en place de réglementations plus strictes visant à réduire les pollutions qui affectent les différentes ressources en eau semble ainsi inévitable si une bonne qualité des eaux doit être retrouvée. Elle doit ensuite se faire de manière concrète et collective par le biais de programme d’actions. En Poitou-Charentes, deux démarches visent à mieux préserver la qualité de l’eau : le programme Re-Sources, pour reconquérir les ressources en eau dans les bassins d’alimentation de captage d’eau potable, et le programme Terre Saine qui invite les communes et les établissements publics intercommunaux à participer à la réduction des pesticides et à la préservation d’un environnement sain.

Comme pour la gestion quantitative, il est important de mieux comprendre quels sont les besoins par rapport à la ressource en eau pour chaque usage d’un point de vue qualitatif, chacun pouvant générer des conséquences plus ou moins négatives.

  • Eutrophisation : Phénomène qui affecte les milieux aquatiques (doux et hyalin), essentiellement les lacs, mais aussi les étangs, et les rivières. Il peut être soit naturel soit provoqué par des apports dus aux activités humaines. L’eutrophisation se traduit pour certaines espèces de la flore aquatique (algues) par une prolifération sous l’influence de la photosynthèse, due à un accroissement important de la teneur des eaux en matières nutritives. Les eaux passent de l’état oligotrophe à l’état eutrophe. Un déséquilibre se produit entre les eaux de surface qui s’oxygènent par aération et photosynthèse et les eaux profondes où les matières organiques sont décomposées ce qui consomme de l’oxygène.
  • Phosphore : Numéro atomique 15. Le phosphore est présent dans les milieux aquatiques sous des formes phosphatées ((PO4)3-) combinées (orthophosphates, polyphosphates) ou liées à d’autres molécules organiques. Les phosphates sont des nutriments pour les végétaux.
  • Risque : Exposition possible d’enjeux à un aléa qui constitue une menace. Les deux principaux critères des risques sont la fréquence et la gravité. Un événement « potentiellement dangereux » -aléa- n’est un risque majeur que s’il s’applique à une zone où des enjeux forts sont en présence, donc si les effets prévisibles mettent en jeu de nombreuses personnes, des biens… Ce risque majeur devient une catastrophe quant l’événement a lieu et qu’il provoque des dommages pour la société, l’environnement ou l’économie : des pertes en vies humaines par exemple, etc.
  • SDAGE : Créé par l’article 3 de la loi sur l’eau de 1992, le SDAGE "fixe pour chaque bassin les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau". Un SDAGE a donc été élaboré (l’échéance de réalisation était prévue par la loi de 1992 au 3 janvier 1997), à l’initiative des préfets de bassin, sur le territoire couvert par chaque Agence de l’Eau. La réalisation des SDAGE a conduit à la constitution de groupes de travail associant les industriels, les agriculteurs, les professionnels du tourisme, les associations de protection de l’environnement, etc. Les comités de bassin ont finalisé le contenu des SDAGE. Un SDAGE est un document d’orientation définissant des objectifs de gestion des milieux aquatiques. Il contient un diagnostic (état des lieux, des usages, impacts des gestions et enjeux), les objectifs à atteindre, et les moyens de mise en œuvre. Pour ce faire des tableaux de bord synthétisant des indicateurs ont été mis en place, les thèmes sont : prévention et gestion des risques, gestion et protection des milieux, gestion qualitative et quantitative de la ressource, alimentation en eau potable et santé publique, organisation de la gestion concertée.
  • Bon état : Le bon état est l’objectif à atteindre pour l’ensemble des eaux en 2015, conformément à la directive cadre sur l’eau, sauf en cas de report de délai ou de définition d’un objectif moins strict. Le bon état d’une eau de surface est atteint lorsque son état écologique et son état chimique sont au moins "bons". Le bon état d’une eau souterraine est atteint lorsque son état quantitatif et son état chimique sont au moins "bons". (Glossaire EauFrance)
  • Captage : Dérivation d’une ressource en eau. Au sens restreint, désigne tout ouvrage utilisé couramment pour l’exploitation d’eaux de surface ou souterraines. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
  • Eau potable : Eau propore à la consommation, ne devant contenir aucun germe pathogène. L’eau prélevée directement dans le sol ne peut pas toujours être bue telle que. Elle doit être contrôlée et éventuellement purifiée avant d’être distribuée chez l’usager. Ses caractéristiques sont définies par la directive européenne de 1998, reprise en droit français. (Agence de l’Eau Adour Garonne)
  • Nitrates : Ils jouent un rôle important comme engrais, car ils constituent le principal aliment azoté des plantes, dont ils favorisent la croissance. Toutes les eaux naturelles contiennent normalement des nitrates à des doses variant selon les saisons (de l’ordre de quelques milligrammes par litre). • Niveau piézométrique : Il s’agit d’une mesure ponctuelle du niveau atteint par l’eau dans le sol à l’aplomb d’un point précis.
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