L’ENVIRONNEMENT EN POITOU-CHARENTES (http://www.environnement-poitou-charentes.org) L'Etat - membre fondateur Région Nouvelle-Aquitaine
La situation
Air

Généralités

Thème Air ambiant - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 28/05/2007

La composition de l’air et ses effets sont un domaine extrêmement complexe qui nécessite des connaissances importantes en matière de chimie, santé publique, météorologie, métrologie, agriculture, etc. La nature de la composition de l’air préfigure de sa qualité, or des inconnues demeurent tant sur la chimie de l’atmosphère (ozone et composés photo oxydants), que sur les facteurs intervenant sur les émissions pour l’ensemble de notre territoire.

L’air est composé à 99% de deux gaz (azote 78%, oxygène 21%), le dernier pourcentage étant un mélange d’une multitude de substances très diverses (gaz carbonique, gaz rares, composés organiques...) dont certaines se distinguent par des effets nocifs sur la santé et l’environnement.

Constitue une pollution au sens de la Loi n°96-1236 du 30 décembre 1996, "l’introduction par l’homme, directement ou indirectement, dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels et à provoquer des nuisances olfactives excessives". Or, ces substances peuvent avoir des origines très variées. Elles peuvent être émises naturellement par la végétation, les océans, les volcans, l’érosion éolienne... (phénomènes non contrôlables) et elles sont aussi le résultat des activités humaines qui sont en perpétuel développement.

Parmi les substances produites par ces sources naturelles ou anthropiques certaines sont directement nocives pour l’homme et l’environnement (polluants primaires), d’autres réagissent entre elles, sous l’effet des conditions atmosphériques et produisent de nouvelles substances (polluants secondaires).

L’air, comme l’eau, fait partie des principales sources d’inquiétude pour l’environnement des Français. En effet, l’actualité médiatique a particulièrement mis l’accent sur la pollution atmosphérique : 84% des Français trouvaient en 1997 que la pollution atmosphérique était extrêmement préoccupante (Baromètre IPSEN, IFEN 2000). Toutefois une certaine confusion règne sur les risques globaux liés à l’atmosphère et au climat : notamment pour l’effet de serre et la diminution de la couche d’ozone (en 1998, les Français étaient, respectivement, 63 et 80%, à penser à tort que les centrales nucléaires et les bombes aérosols contribuaient à l’effet de serre).

International

Depuis le début des années 80, on observe une déperdition considérable en ozone stratosphérique, à chaque printemps, au-dessus de l’Antarctique. En 1987, des mesures scientifiques ont montré que ce "trou" dans la couche d’ozone était dû aux fortes concentrations de composés chlorés et bromés d’origine anthropique : les chlorofluorocarbones (CFC et halons). La disparition de la couche d’ozone stratosphérique entraînera, selon les spécialistes, une hausse notable des maladies de peau et des bouleversements au niveau de la faune et de la flore, dans les régions les plus exposées.

À l’échelle internationale, le deuxième phénomène climatique est désigné sous le terme d’effet de serre.

Une prise de conscience internationale de ces phénomènes a amené certains pays industrialisés à ratifier des protocoles, dans lesquels ces derniers s’engagent à réduire la production des gaz incriminés.

National

L’élaboration puis la transposition des conventions internationales et des directives européennes, ainsi que l’application de la Loi n°96-1236 du 30 décembre 1996 (17 décrets d’application, soit l’essentiel des texte prévus, ont été publiés à ce jour) ont permis de mettre en place un dispositif réglementaire intégré portant à la fois sur la surveillance et l’information du public, les normes de la qualité de l’air à respecter et la réduction des émissions à la source.

Régional et interrégional

Les problèmes de qualité de l’air à l’échelle régionale ou interrégionale peuvent être caractérisés par les retombées au sol de composés acides. Ce phénomène est principalement dû aux émissions anthropiques de SO2 et de NOx. Les grands bassins industriels sont à l’origine de ces pollutions : les retombées acides peuvent toucher des zones éloignées parfois de plusieurs centaines de kilomètres des lieux d’émission.

La région Poitou-Charentes n’est pas affectée par ce type de pollution du fait des vents d’Ouest en Est qui balayent la façade atlantique.

L’évaluation de la qualité de l’air au niveau régional correspond en grande partie à des mesures urbaines et périurbaines : c’est à dire dans les secteurs ou les émissions de polluants sont les plus importantes, mais aussi les plus contraignantes pour la population. Des mesures sont également effectuées au niveau des sites industriels les plus polluants.

A noter également, qu’à l’extérieur des bâtiments, l’impact de la pollution porte davantage sur l’environnement alors qu’à l’intérieur, l’impact porte essentiellement sur la santé humaine. Ces émissions de polluants émises à l’intérieur des locaux sont liées aux consommations d’énergie auxquelles il faut ajouter l’utilisation domestique de solvants, les produits de construction et de revêtement, le mobilier, les activités de cuisine, les appareils de reproduction (photocopieurs, imprimantes) ….

  • Chlorofluorocarbones, CFC : Ce sont des gaz utilisés dans les aérosols et les fluides frigorifiques
  • Effet de serre : À l’origine, l’effet de serre est un phénomène naturel. Environ la moitié de l’énergie émise par le soleil est absorbée par la Terre, le reste est émis sous la forme de rayonnements infrarouges. Or les gaz à effet de serre (GES) empêchent une grande partie de cette chaleur de s’échapper dans l’espace. Sans les GES, la température moyenne du globe terrestre serait de 35°C plus basse. Pour comparaison, sur la planète Mars, où les GES sont absents, la température au sol est de -38°C. A l’opposé, sur la planète Vénus, où les GES sont très abondants, elle dépasse les 300°C.
  • NOx : Monoxyde d’azote (NO), dioxyde d’azote (NO2), protoxyde d’azote (N2O). Certains de ces composés sont formés à haute température dans des réactions entre l’azote et l’oxygène de l’air, qui sont favorisées par les hautes températures atteintes au cours de la combustion des combustibles fossiles. Ils sont principalement émis par les véhicules automobiles, les installations de combustion et certains types d’industries. L’émission de ces gaz constitue une pollution importante, à l’origine, notamment, des pluies acides (via l’acide nitrique). Ils contribuent à la formation d’ozone dans la troposphère. Au niveau de la stratosphère, en revanche, leur présence participe à la destruction de la couche d’ozone. La plupart des oxydes d’azote sont gazeux à température ordinaire. Les sources naturelles sont, à l’échelle planétaire, les orages, les éruptions volcaniques et les activités bactériennes qui produisent de très grandes quantités d’oxydes d’azote. Toutefois, en raison de la répartition de ces émissions sur la surface terrestre, les concentrations atmosphériques naturelles d’oxydes d’azote demeurent très faibles par comparaison aux sources relatives à l’industrie humaine.
  • Retombées acides : La pollution acide est due principalement aux émissions atmosphériques de dioxyde de soufre (SO2), d’oxydes d’azote (NOx) et d’ammoniac (NH3), dont les retombées sont responsables de la dégradation des forêts, de l’altération de la composition chimique des sols, des lacs et des eaux superficielles et de la dégradation des bâtiments et du patrimoine historique.
  • Azote : Numéro atomique 7. L’azote est un constituant de l’atmosphère (75% de l’air que nous respirons est composé d’azote) et de la croûte terrestre. L’azote sous sa forme ammoniacale est un nutriment pour les végétaux. L’azote peut se trouver sous différentes formes (nitrate NO3-, nitrite NO2-, ammoniac NH4+).
  • Couche d’ozone : Zone de la stratosphère, relativement riche en ozone, qui absorbe les rayonnements ultraviolets du Soleil. L’ozone se forme, à partir de l’oxygène, entre 15 et 60 km d’altitude, avec une concentration maximum située entre 20 et 30 km. Bien qu’à de faibles concentrations (de l’ordre de la partie par millions), l’ozone stratosphérique joue un rôle très important. L’absorption des rayonnements ultraviolets cancérigènes a des conséquences biologiques évidentes sur Terre et contribue par ailleurs à l’effet de serre.
  • Gaz carbonique : Gaz incolore produit par la combustion du carbone. Son émission dans l’atmosphère contribue à l’accroissement de l’effet de serre. L’augmentation de sa concentration atmosphérique, passée de 280 ppmv (parties par million en volume) à la fin du XIXème siècle à 355 ppmv de nos jours, est attribuée aux émissions anthropiques (industrie, transport).
  • Ozone :

    Gaz bleu, odorant et toxique. Polluant secondaire, c’est à dire qu’il n’est pas rejeté directement dans l’air, mais qu’il résulte de la transformation par réaction chimique des gaz précurseurs d’origine automobile et industrielle (NOx, hydrocarbures et CO) initiés par les rayons ultraviolets émis par le soleil. Polluant de la troposphère. Sa concentration a crû de manière significative dans les cinquante dernières années. Dans la stratosphère, l’ozone est formé par dissociation de l’oxygène sous l’effet des rayons ultraviolets du rayonnement solaire. La destruction de la couche d’ozone stratosphérique est liée à la pollution atmosphérique.

    NO2 + O2 → NO + O3

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