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Paysages

Généralités

D’après la convention européenne du paysage, "paysage" désigne une partie de territoire telle qu’elle est perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations. Parce qu’il est à la fois l’objet et la perception que l’on a de lui, parce qu’il est à la fois une réalité physique et un ensemble de sentiments plus ou moins partagés, le paysage et ses enjeux sont complexes à appréhender. Pourtant, face à un constat assez partagé de "dégradations paysagères", de "points noirs" paysagers en tous genres, les initiatives en faveur de leurs qualités et autres actions de sensibilisation sont en forte recrudescence, notamment en Poitou-Charentes.

Bien que les débats dans le domaine soient croissants, l’intérêt des français pour les paysages reste en faible place derrière les problèmes de pollution des eaux ou de l’air. La protection des paysages arrive en effet loin derrière ces deux grandes préoccupations que sont la lutte contre la pollution de l’eau et celle de l’air. Néanmoins, selon une l’enquête Baromètres Environnement EDF-DER réalisée en 1998 (IFEN, 1998), 35% des Français jugeaient la dégradation de la qualité des paysages très préoccupante (préoccupation se trouvant être du même ordre d’importance que l’urbanisation croissante et le réchauffement de l’atmosphère). Notons qu’une différence significative transparaît dans les sondages entre protection et qualité des paysages. Cette différence de niveau est peut-être due à la différence des questions qui ciblent d’une part un thème juridique peu connu (la protection des paysages) et d’autre part une notion, la qualité des paysages, qui élargit la signification du terme à ce qui pourrait être le cadre de vie.

L’attention grandissante portée à la question du paysage révèle un sentiment de malaise qu’explique le décalage entre les capacités de développement, de transformation et de mutation que porte en elle notre société d’une part, et notre capacité à inscrire ce développement dans un paysage voulu, collectivement maîtrisé, d’autre part.

En effet, le paysage est de plus en plus considéré comme un bien public, un patrimoine collectif. Tout simplement parce qu’il est le cadre de vie au quotidien de chacun d’entre nous et que sa qualité influence notre qualité de vie. Il est également facteur d’identité et d’appartenance à un pays, à une région. Dans une société en mutation constante et rapide, l’attachement aux paysages relève également de l’attachement à un héritage, composé et enrichit par de multiples générations.

Protéger les paysages n’est pas tout ; agir durablement en faveur de leurs qualités, c’est aussi anticiper leur évolution. Les paysages, en combinant réalités physiques et naturelles d’un territoire, pratiques humaines et regards, constituent un cadre d’approche et de compréhension transversales riche pour appréhender de nombreuses problématiques : aménagement du territoire, cadre de vie, environnement...

Aussi, les actions de diagnostics, d’analyses, de sensibilisation aux paysages se multiplient (cf. Plans de paysage, chartes paysagères, contrats de paysages...). Ces démarches confortent et/ou réaffirment des objectifs de qualité partagés dans le développement et l’aménagement du territoire.

  • Chartes paysagères : Généralement de niveau intercommunal (pays), ces chartes sont réalisées sur la base d’inventaires et de diagnostics paysagers territoriaux. En identifiant les caractères paysagers des territoires, mais aussi leurs dynamiques d’évolutions, les enjeux et menaces qui les touchent, elles traduisent une philosophie d’aménagement du territoire ; elles décrivent les outils et moyens à mettre en œuvre par les différents acteurs territoriaux afin de satisfaire des objectifs de qualité paysagère partagés et contractualisables. Ces démarches se distinguent des plans de paysage par le fait qu’elles soulignent la finalité d’un processus : celle d’un document contractuel (le document de charte lui-même) faisant apparaître clairement les engagements respectifs de tels ou tels acteurs.
  • Contrats de paysage : Documents contractuels entre 2 personnes physiques ou morales (ou plus) et/ou 2 structures, organismes ou institutions (ou plus) par lequel les 2 parties (ou plus) s’engagent, selon des objectifs, principes et modalités préalablement fixés et en fonction de leurs rôles, fonctions et statuts respectifs, à mettre en œuvre des actions propres à satisfaire des objectifs de préservation et/ou de valorisation de sites et paysages donnés. Les contrats de paysage sont une déclinaison logique et complémentaire des plans de paysage et des chartes paysagères.
  • Plans de paysage : Généralement de niveau intercommunal (pays), les plans de paysage sont réalisées sur la base d’inventaires et de diagnostics paysagers territoriaux. En identifiant les caractères paysagers des territoires, mais aussi leurs dynamiques d’évolutions, les enjeux et menaces qui les touchent, ils élaborent une philosophie d’aménagement du territoire ; ils construisent des outils et proposent des moyens à mettre en œuvre par les différents acteurs territoriaux afin de satisfaire des objectifs de qualité paysagère partagés. Ces démarches se distinguent des chartes paysagères par le fait qu’ils soulignent un processus : celui d’une démarche collective, ou mieux, participative. Les plans de paysage peuvent déboucher sur des opérations très diverses : programmation, projets, actions de sensibilisation, actions réglementaires, action de communication, contractualisations d’acteurs… site http://www.parole-publique.com/ : fiches actions, « plans de paysages en Poitou-Charentes ».
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