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Patrimoine naturel

Eléments de diagnostic

Thème Patrimoine naturel - Édition 2013
  • Ouvrage de 251 pages
  • au format A4
  • disponible en version papier ou téléchargeable en PDF.
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Dernière mise à jour : 06/07/2006

Les causes de la dégradation du patrimoine naturel sont la destruction et l’altération des habitats (morcellement, pollution, manque d’entretien), la surexploitation des espèces, et l’introduction d’espèces exotiques. En Poitou-Charentes, certains milieux sont particulièrement touchés. Les changements climatiques dus au réchauffement global de la planète (1,5° C en 20 ans dans les Perthuis charentais) sont également une cause de dégradation, mais leurs effets sont encore difficilement mesurables aujourd’hui à l’échelle régionale.

Une dégradation des habitats...

Des évolutions importantes dans les modes d’occupation du sol La région comporte une variété d’habitats naturels (ex : tourbières) ou semi-naturels (ex : bocages) qui sont remarquables mais aussi vulnérables. Ces milieux correspondent à de grands types paysagers : espaces à usage agricole, zones humides et milieux aquatiques non marins, parcs et jardins, forêts, pelouses sèches, landes, rochers continentaux et grottes, habitats littoraux et halophiles, milieu marin. Ce foisonnement d’habitats joue un rôle particulier en matière de diversité biologique. Les inventaires floristiques et faunistiques reflètent cette diversité : aujourd’hui 30 % de la flore nationale (soit 1800 espèces) et 55 % des mammifères (soit 74 espèces) sont recensés régionalement (source : MNHN, 2004).
Or, ces dernières années, les activités humaines ont fortement contribué à l’amenuisement et au morcellement des habitats, en particulier en milieux ouverts. Les plus souvent citées sont :

  • l’agriculture au travers des remembrements, des changements de pratiques agricoles,
  • l’urbanisation au travers des divers constructions et aménagements (notamment à la périphérie des villes),
  • la construction d’infrastructures routières et ferroviaires.
Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003

On observe des tendances à la baisse des superficies des prairies artificielles (- 17 437 ha), des prairies temporaires (- 34 929 ha) et des prairies permanentes (- 25 560 ha). Les surfaces en colza ont quant à elles très fortement évolué à la hausse (+ 69 466 ha).

Colza : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003
Colza : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003
Prairies temporaires : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003
Prairies temporaires : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003
Prairies artificielles : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003
Prairies artificielles : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003
Prairies permanentes : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003
Prairies permanentes : Evolution de l’occupation du sol entre 1992 et 2003

— L’artificialisation progresse au détriment de la plupart des aires de prairies, de nature (arbres épars, haies, bosquets, chemins, mares) et de cultures pérennes (vignes et verger). Globalement, on enregistre environ 28500 ha supplémentaires de surfaces artificialisées, soit près de 26 km2 par an en moyenne de 1992 à 2003. Les terres nécessaires pour l’implantation de ces zones ont été surtout prises sur les prairies permanentes (-9285 ha) et sur les arbres épars, haies, bosquets, chemins (-9468 ha). Les surfaces prises par les bâtiments eux-mêmes évoluent : + 5055 ha (soit 4,5 km2/an en moyenne), surtout les habitations (volumes construits, clos et couverts, de hauteur faible. Cet étalement de l’habitat engendre un développement des besoins de transports (routes et parkings) : +12 911 ha (130 km2 sur la période).
— Concernant les terres agricoles, ce sont essentiellement les cultures fourragères et les prairies qui disparaissent (avec respectivement - 4706 ha et -77926 ha) au profit des cultures annuelles, comme le blé, le maïs, le colza, favorisées par la réforme de la Politique Agricole Commune de 1992.
— Les surfaces forestières augmentent de près de 15 000 ha. Ces forêts sont essentiellement privées (pour 90 % de la surface boisée régionale). Le taux de boisement est faible (15 %). En outre, la région est une des premières productrices de bois de peupliers et les surfaces des peupleraies sont en augmentation (+2193 ha).

Rappels : Les prairies artificielles sont composées d’au moins 80% de légumineuses semées (trèfle, luzerne, sainfoin…) et peuvent être exploitées plus de 6 ans. Les prairies temporaires sont semées depuis moins de six ans en graminées fourragères (Ray-grass, fétuque…) associées ou non à des légumineuses (au moins 20 % de graminées). Les prairies permanentes sont des surfaces toujours en herbe, naturelle ou semée.
Source : d’après Agreste Chiffres et Données, « L’utilisation du territoire en 2003 – Nouvelle série de 1992 à 2003 », enquête TERUTI, n° 157, mars 2004.

La transformation des systèmes bocagers et des zones humides

Deux types d’habitats ont été fortement perturbés : les bocages et les zones humides. L’activité agricole est très souvent mise en cause au travers de la politique de remembrement et la Politique Agricole Commune (PAC). Les restructurations foncières se sont accompagnées d’une augmentation des surfaces des exploitations (en 1970, les exploitations de moins de 50 ha représentaient 69 % de la SAU et les exploitations de plus de 100 ha 7,1 % ; en 2000 la répartition des exploitations entre ces deux classes de surface représentait respectivement 18,5 % et 48 %.)

(source : Agreste-Scees)

Ces remembrements se sont traduits, dans la plupart des cas, par une simplification du parcellaire, accompagnée par une disparition plus ou moins importante des haies et des chemins ruraux. En parallèle, la mécanisation s’est développée (88,5 % des tracteurs avait moins de 50 ch en 1970, les tracteurs de cette puissance ne sont plus que 28 % du parc en 2000)

(source : Agreste-Scees)

De concert, l’augmentation des surfaces et la mécanisation ont été déterminantes pour la mise en place d’une agriculture intensive et spécialisée. En effet, la région a été très marquée, sous influence de la PAC, par le développement de la céréaliculture ; encore en 1988, elle se distinguait par une forte présence d’exploitations mixtes (polyculture et polyculture élevage). En 2000, 64 % des exploitations appartiennent désormais à un système de production spécialisé où le secteur des grandes cultures se démarque. Les critères d’attribution des soutiens aux revenus agricoles en sont à l’origine. Quelques soient les modalités de soutien : soutien des prix à la production (avec pour effet l’augmentation des surfaces cultivées et des rendements) ou soutien à la surface (depuis la réforme de 1992), certaines cultures ont été mieux « aidées » que d’autres : les surfaces cultivées en maïs, par exemple, sont passées de 91 000 ha en 1970 à 191 000 ha en 2000 et les rendements de 41 à 95 q/ha

(source : Agreste-Scees)

C’est ainsi qu’entre 1970 et 2000, la Surface Agricole Utile est quasiment restée inchangée, mais son utilisation a très fortement variée. Les paysages agricoles traditionnels de bocage ont disparu au profit de la culture du maïs, du blé dur, du tournesol ou du colza. Le souci d’augmenter les surfaces cultivées a par ailleurs accentué la disparition des haies (d’autant plus qu’elles sont décomptées des surfaces prises en compte pour calculer les aides). Avant 1982, aucune donnée n’existe pour témoigner de la disparition des haies (l’évolution des surfaces remembrées peut cependant laisser supposer une forte diminution). Entre 1982 et 1991, 28% des surfaces en haies ont été arasées : de 33 259 ha, elles sont passées à 23 929 ha. Depuis 1992 s’est amorcée une période de stagnation

(source : Agreste-Enquête TERUTI).
Evolution des surfaces aménagées de 1944 à 2004
Evolution des surfaces aménagéesde 1944 à 2004
Evolution des surfaces aménagéesde 1944 à 2004

Près d’1millions d’hectares ont été remembrés en région depuis 1944 avec une grande période de bouleversement entre 1958 et 1976. La loi du 9 mars 1941, qui règle les conditions d’exécution du remembrement de la propriété rurale, définit celui-ci comme une nouvelle distribution des parcelles existantes dans le but d’améliorer les conditions d’exploitation et de réduire les coûts de production (amélioration, à l’intérieur d’un périmètre déterminé, de l’exploitation agricole par la constitution d’exploitations rurales d’un seul tenant ou à grandes parcelles bien groupées) et comme la création de réserves foncières pour la commune (zones d’habitat, nouvelles voies communales…). Le remembrement a donc eu tendance à faire disparaître le parcellement des exploitations agricoles et a participer de cette façon à la disparition des paysages de bocages. La diminution annuelle des linéaires de haies en a été la preuve. Les procédures actuelles s’efforcent de limiter davantage ces impacts. Depuis 1976, les années à fort aménagement sont essentiellement le fait de l’article 10 : réalisation d’ouvrages linéaires (infrastructures routières et ferroviaires essentiellement).

Source : Ministère de l’Agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rural – Bureau de l’aménagement rural

Dans les zones humides, l’exploitation intensive des terres a été rendue possible grâce au drainage. L’installation de systèmes artificiels d’évacuation de l’eau a permis en effet de diversifier les cultures et d’améliorer les rendements. Ces pratiques ont entraîné la régression des prairies du Marais Poitevin. Plus de 50% de ses prairies permanentes ont disparu ces vingt dernières années. Elles couvraient 63 773 ha en 1979, et seulement 28 983 ha en 1997. Dans le même temps, les grandes cultures passaient de 70 000 ha à 10 9677 ha

(source : RGA TERRUTI PAC, 1998).

Cependant, l’altération de ces milieux n’est pas uniquement d’origine agricole. Aujourd’hui, des zones humides d’importance capitale sur la façade atlantique (comme les marais salés de l’estuaire de la Seudre) se dégradent plus par manque d’entretien hydraulique que par transformation. En effet, sur le plan hydrobiologique, la richesse et la diversité d’une zone de marais reposent notamment sur le maintien d’une diversité de milieux aquatiques et terrestres (mosaïque reposant sur différents états d’envasement, connexion entre les milieux...) conditionnés par une pression de gestion raisonnée

(source : Forum des Marais Atlantique - Association de Défense de l’Environnement en Vendée, 2005).

La région comprend aujourd’hui 9 zones humides littorales majeures pour une superficie totale qui avoisine les 95 000 ha (source : ONZH et partenaires du Forum des Marais Atlantiques).Les surfaces des zones humides continentales ne sont pas très bien connues. L’abandon des zones pâturées par des éleveurs de moins en moins nombreux amplifie la disparition des quelques zones bocagères et humides restantes. La conséquence de cette déprise agricole sur les espaces non réexploités par la céréaliculture ou la populiculture est leur enfrichement rapide.

Evolution des surfaces drainées (drains enterrés) de 1970 à 2000
Evolution des surfaces drainées (drains enterrés) de 1970 à 2000.
Evolution des surfaces drainées (drains enterrés) de 1970 à 2000.

Les surfaces drainées (par des réseaux de drains enterrés) ont été multipliées par 12 environ en 30 ans. Les actions d’équipement ont en effet été facilitées, pendant un temps, par des aides de l’Etat, des Conseils régionaux et généraux.

Source : Agreste – Recensements Agricoles

L’urbanisation et les réseaux de transport

Si l’activité agricole a fortement contribué à l’amenuisement des habitats, c’est aujourd’hui l’extension des sols bâtis (urbanisation) qui est en cause ; celle des sols artificialisés non bâtis (dont réseaux routiers, carrières…) est quant à elle largement responsable de leur morcellement. Entre 1992 et 2003 la surface des premiers a augmenté de 50 km2 et la surface des seconds de 207 km2. Ainsi, 37 000 ha d’espaces agricoles ont été grignotés par les espaces artificialisés

(source : Agreste- Enquête TERUTI).

Voir fiche « Enjeux Paysages » Tous les milieux sont ainsi concernés : plaines céréalières, forêts… La diminution et le morcellement des milieux naturels bloquent surtout les échanges entre population, en sectionnant les couloirs ou corridors écologiques (baisse de la dissémination des graines pour les végétaux et réduction des déplacements pour les animaux).

Les pollutions diffuses

==> La pollution chimique et biologique a, quant à elle, particulièrement altéré les habitats des milieux aquatiques continentaux et marins. Les rejets de polluants peuvent en effet modifier le fonctionnement des écosystèmes et entraîner le déclin de populations animales et végétales par plusieurs mécanismes : mort par empoisonnement, interruption des chaînes alimentaires, altération de la reproduction, modification du biotope (conditions physico-chimiques de l’habitat). Les sources de pollution sont variées et d’origine anthropique. Voir fiche « Enjeux Eaux Continentales »

L’analyse des paramètres biologiques des cours d’eau est en général très révélatrice de leur état fonctionnel.

En 2003 durant la période d’étiage, le contexte piscicole de certains cours d’eau était très dégradé et celui d’autres fortement perturbé, avec des proliférations d’algues et de nombreuses mortalités piscicoles. Sur les 49 espèces piscicoles présentes en Poitou-charentes, on constate que 22 sont menacées, en particulier la Truite fario (Salmo trutta fario), sensible à la qualité des eaux et à l’habitat (source : Conseil Supérieur de la Pêche, 1997).

Le milieu marin, surtout les estuaires, est également atteint par ces pollutions qui entraînent des perturbations reconnues de la faune et de la flore marine dans certains cas extrêmes. Des effets moins marqués sont très probables, mais beaucoup plus difficiles à caractériser. Les sédiments marins stockent et relarguent des contaminants chimiques à des échelles de temps de plusieurs années. Les connaissances sur la rémanence dans les eaux marines, les organismes vivants et les sédiments marins restent limitées à quelques produits. Par exemple les effets de l’atrazine sur l’huître sont connus. Voir fiche « Enjeux Eaux Marines »

==> D’autres habitats tel les sols, sont aussi très affectés par les pollutions. Les sols abritent une faune et une flore particulières essentielles au maintien de leur fertilité : la pédofaune (vers de terre, collemboles, etc.) et la microflore (bactéries, champignons et algues). Or, les engrais et les produits phytosanitaires déversés par l’agriculture intensive ont des effets nocifs sur ces espèces. Les apports d’azote (par les fertilisants minéraux et par les excrétions des animaux) sont importants en région : entre 125 à 150 kg/ha fertilisables/an sur les quinze dernières années (source : Unifa) ; de même, la quantité totale de substances actives utilisée en région n’est pas négligeable. Elle s’élevait à près de 3000 t en 2000 (source : GRAP et FREDON). Les produits phytosanitaires se révèlent particulièrement dangereux pour les antagonistes des ravageurs ciblés (compétiteurs, prédateurs et parasites) et provoquent globalement une diminution des effectifs d’insectes et autres invertébrés. Certaines études dénombrent 82 espèces de la pédofaune dans les parcelles de prairie non-traitées contre seulement 59 dans celles ayant reçu des pesticides (source : Menhinic). Ceci n’est pas sans effets sur les insectivores qui s’en nourrissent tels l’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) liste rouge et déterminante en PC ; protégé en France ; Directive Oiseaux ; Convention de Berne et Convention de Washington et l’Oedicnème criard (Burhinus oecdicnemus) liste rouge et déterminante en PC ; protégé en France ; Directive Oiseaux ; Convention de Berne et Convention de Bonn (source : LPO Vienne et Poitou-Charentes Nature, 1999).

Les rejets industriels peuvent aussi contaminer les sols : 46 sites sont pollués à des degrés divers en région

(source : BASOL, 2005).

... Et l’exploitation massive et non adaptée des ressources biologiques...

L’exploitation massive et non adaptée des ressources biologiques (certaines pratiques de chasse et de pêche, la cueillette, les collections, le défrichement) à un rythme incompatible avec leur renouvellement peut perturber les écosystèmes et causer le déclin des espèces prélevées et de celles qui leurs sont liées (prédateurs, parasites, pollinisateurs, etc.), et provoquer aussi la prolifération d’autres espèces (proies, compétiteurs, etc.). Aujourd’hui, la majorité des activités de prélèvements de ressources naturelles sont soumises à une gestion concertée et raisonnée (quota de chasse et de pêche, gestion des forêts), mais certaines espèces restent cependant menacées.

==> Pour la pêche commerciale, certains prélèvements paraissent tout à fait inadaptés à l’état de la ressource : 28 stocks de population de poissons sur 34 sont en mauvais état, voire en très mauvais état dans le golfe de Gascogne. La population de sole commune (Solea solea) par exemple est surexploitée (source : Ifremer, 2004). La biomasse des géniteurs est en baisse depuis 1993 et les captures portent de plus en plus sur les classes jeunes. Le problème est plus ancien pour les populations d’anguilles, victimes d’une sur-pêche importante en estuaire, d’un braconnage important des civelles dans les fleuves côtiers, des effets néfastes des aménagements sur les cours d’eau ainsi que du niveau de contamination chimique de ces derniers : entre 1996 et 2001, 80 procès verbaux pour pêche illicite ont été dressés en moyenne par an en Gironde (source : CSP). En Poitou-Charentes, cette espèce est classée dans la liste rouge des espèces piscicoles.

==> Enfin, le braconnage représente encore un facteur de déclin pour certaines espèces, en particulier les oiseaux d’eau (source : SEOF-LPO). La dispersion d’une quantité considérable de plomb dans ces zones humides est également problématique.

…Eléments explicatifs de la biodiversité menacée

Les différentes perturbations ont fortement diminué la diversité biologique du patrimoine naturel de la région. De plus, la perte de biodiversité n’est généralement pas compensée par une augmentation significative des « surfaces naturelles » (Roches et eaux, landes, superficie en herbe, friches, forêts). Entre 1992 et 2003, elles ne sont passées que de 18% à 18,5% environ de la surface totale de la région. Alors que la moyenne nationale est 38,3% de zones naturelles rapportées à la surface totale (France métropolitaine) en 2003

(source : Agreste-TERUTI).

La disparition des haies et des zones humides entraîne la disparition de certains animaux et végétaux qui ne vivent que dans ces milieux . Par exemple, le drainage d’un marais fait disparaître de cette zone des espèces animales remarquables telles la loutre d’Europe (Lutra Lutra), le Pipit farlouse (Anthus pratensis), la Dolomède (Dolomedes fimbriatus) et le Fadet des laîches (Coenonympha oedipus), mais aussi des espèces végétales remarquables comme la Potentille des marais (Potentilla palustris), l’Impatience ne-me-touchez-pas (Impatients noli tangere) et l’Utriculaire intermédiaire (Utricularia intermedia). Leur reconquête est dans le même temps l’assurance d’une restauration de la biodiversité.

Les zones humides abritent 30 % d’espèces végétales menacées et 50 % des oiseaux

(source : MEDD).

La stabilisation de leur état écologique reste cependant incertaine. Le pourcentage de ces surfaces qui font l’objet d’une action durable de protection semble difficile à évaluer.

Richesse faunistique et floristique de la région Poitou-Charentes
Richesse faunistique et floristique de la région Poitou-Charentes.
Richesse faunistique et floristique de la région Poitou-Charentes.

— 331 espèces de vertébrés sont représentées en Poitou-Charentes, dont 169 sont menacées au niveau régional.
— Concernant les mammifères, 22 espèces de chauves-souris sont présentes régionalement, mais leurs populations sont en nette diminution (source : Poitou-Charentes Nature, Etat du patrimoine naturel en Poitou-Charentes 1984-2004, 2004).
— La région accueille une grande diversité d’oiseaux nicheurs, au total 165 espèces (source : Poitou-Charentes Nature, 2004), sur les 277 présentes en France (source : LPO, 2004) ; 95 sont menacées régionalement (source : LPO Vienne et Poitou-Charentes Nature, 1999).
— La région comporte certaines espèces d’oiseaux rares telles le Râle des Genêts et le Bruant ortolan.
— Les reptiles et les amphibiens présentent aussi des espèces rares telles que le Sonneur à ventre jaune et la Cistude d’Europe.
— Les populations d’invertébrés sont moins connus, surtout les mollusques terrestres, mais elles ont fait l’objet de travaux récents dans la région (source : P.JOURDE, 1996, 1997 et 1998, les inventaires du patrimoine naturel de Poitou-Charentes).
— La richesse de la flore patrimoniale est à l’image de la diversité des milieux : sur les 1800 espèces recensées, 752 sont considérées comme rares ou menacées, parmi lesquelles plusieurs endémiques. Cependant, les bryophytes, lichens, algues et champignons ne bénéficient actuellement que d’une connaissance très imparfaite.

Sources : MNHN, Poitou-Charentes Nature, LPO, IUCN, SBCO, SEOF, chiffres mentionnés dans la "liste des espèces animales et végétales déterminantes en Poitou-Charentes" * France Métropolitaine

Quelques photos :

Fritillaire
Fritillaire
Loutre
Loutre
Outarde Canepetière
Outarde Canepetière

Des espèces exotiques envahissantes

Jussie
Jussie

Il arrive souvent que les introductions, volontaires ou involontaires, d’espèces exotiques animales et végétales, prennent des proportions catastrophiques. Ainsi, une espèce exotique peut devenir envahissante lorsqu’elle s’établit ou se développe dans un écosystème en constituant un agent de perturbation nuisible à la biodiversité du milieu qui l’accueille. On parle alors d’espèce invasive. Les incidences de ces invasives sur les peuplements d’espèces indigènes peuvent être directes, soit par compétition inter-spécifique défavorable aux autochtones, soit par prédation ; ou indirectes par modification des biotopes originels ou par pollution génétique. La prise en compte des problèmes posés par les espèces invasives est assez récente. En Poitou-Charentes, on totalise 48 espèces végétales invasives.

(source : SBCO, 2004).

Plusieurs d’entre elles sont fortement installées comme la Jussie (Ludwigia sp.), le myriophylle du brésil (Myriophyllum aquaticum) et l’Egeria (Egeria densa) ; mais aussi des animaux comme la tortue de Floride (Trachemys scripta elegans), plusieurs espèces d’écrevisses américaines dont celle de Louisiane, et l’espèce invasive sûrement la plus connue : le ragondin (Myocastor coypus).
L’espèce locale de tortue aquatique par exemple, la Cistude (Emys orbicularis), est encore présente en Charente-Maritime mais a probablement disparu des Deux-Sèvres (source : Poitou-Charentes Nature, 1997) pour cause de compétition avec la tortue de Floride.

Le milieu marin est, quant à lui, particulièrement menacé par la Crépidule (Crepidula fornicata), coquillage originaire des côtes est américaines signalé pour la première fois dans les Pertuis charentais en 1969. Le stock le plus important est sur les côtes bretonnes (supérieur au million de tonnes) ; en Charente il est estimé à plus de 5 000 tonnes (source : Ifremer ) .

Sa prolifération est liée à ses particularités biologiques et écologiques, mais aussi aux activités humaines, conchyliculture et pêche essentiellement. Elle pose un réel problème d’environnement et des mesures de contrôle du stock sont prises depuis vingt ans, notamment dans les Pertuis charentais.
Parmi les autres espèces invasives marines, on trouve la spartine anglaise (Spartina anglica), le bigorneau perceur du Pacifique (Ocinebrellus inornatus) et la palourde japonaise (Ruditapes philippinarum). Cette dernière, initialement introduite pour une culture contrôlée en parcs et en claires par les éleveurs, a facilement essaimé dans l’ensemble des baies semi-abritées du littoral.

Colonisation de la Jussie
Colonisation de la Jussie.
Colonisation de la Jussie.

— En Charente-Maritime les zones colonisées par la Jussie sont : le marais de Rochefort, la Charente, le canal Charente-Seudre, le marais de Marennes-Brouage, les marais de bord de Gironde et les marais du Nord-Aunis. Ce sont en tout 148.2 km de longueur de canaux et fossés colonisés par la Jussie en juillet-août 2000 sur les marais de Charente-Maritime, dont 51 km ayant la totalité de la surface d’eau colonisée (UNIMA, 2002).
— Dans le marais Poitevin, de 1994 à 1998, des expérimentations de contrôle de la Jussie ont été menées par l’IIBSN en partenariat avec le CEMAGREF. Depuis 1999, à l’issue de ces expérimentations, l’IIBSN met en œuvre un plan de gestion sur plus de 700 km de rives en zones de marais mouillés (AESTURIA, paroles des marais atlantiques, gestion des espèces invasives en zones humides, 2005). Durant l’été 1999, d’autres expérimentations de gestion de la Jussie ont été menées par l’UNIMA sur le marais de Rochefort (source : UNIMA, 2001).

Source : Étude Ankrenaz K., 2002-2003 — Réalisation carte Forum des Marais Atlantiques.

Des superficies naturelles inventoriées et encore protégées

La préservation et la restauration de la biodiversité passe par la protection des habitats, en soutenant la mise en place de réserves naturelles, en promouvant le réseau des ZNIEFF, en valorisant la gestion des sites Natura 2000, en mettant en place des SAGE, des Contrats Restauration Entretien Zones Humides (Marais poitevin), en facilitant les acquisitions par des acteurs publics (fédération de chasse, Fondation, association de protection, CERL, Conservatoire des espaces naturels…), avec des objectifs de gestion (plan de gestion) et autres plans d’actions locaux et concertés.

Aujourd’hui, les connaissances sur les milieux et la biodiversité sont encore fragmentaires et insuffisamment diffusées, mais elles sont indispensables à la protection du patrimoine naturel .

Enfin, une gestion du patrimoine naturel mettant d’avantage l’accent sur l’information et la valorisation du patrimoine naturel auprès du grand public, pourrait permettre de favoriser l’émergence d’une « éco-citoyenneté » et d’une sensibilité environnementale dans la population.

Les superficies naturelles inventoriées et protégées

Sources : MNHN – Diren – Ifen – CELRL – MEDD – CREN – ONCFS
Sources : MNHN – Diren – Ifen – CELRL – MEDD – CREN – ONCFS

— En 1997, les zones naturelles d’intérêts écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) couvraient 296590 hectares en région. Elles inventorient les sites particulièrement intéressants sur le plan écologique.
— Les Zones d’intérêts pour la conservation des oiseaux (ZICO) correspondent à un inventaire de certaines espèces d’oiseaux qui méritent une attention particulière ; elles concernaient 163689 hectares en 1997.
— On compte également 6 réserves naturelles nationales, qui couvrent 9500 hectares environ (500 ha terrestre et 9000 ha maritime) ayant pour vocation la préservation stricte de milieux naturels fragiles, rares ou menacés de haute valeur écologique et scientifique.
— Le Poitou-Charentes possède 27 Zones de Protection Spéciale (ZPS) pour une surface totale de 294921 ha, désignées en application de la directive européenne appelée Directive "Oiseaux", concernant la conservation des oiseaux sauvages. La concentration des ZPS en Charente-Maritime reflète l’importance des zones humides pour la protection des oiseaux migrateurs.
— Les autres protections réglementaires consistent à interdire, restreindre ou limiter les usages dans les zones considérées afin de protéger les habitats et/ou les espèces. Les informations concernant leur surface ne sont pas disponibles à ce jour.
— 59 sites, pour une superficie de 228453 ha, constituent les propositions de sites pour Natura 2000 relevant de la Directive "Habitat" relative à la conservation des habitats naturels.
— Enfin, les sites gérés par le Conservatoire Régional des Espaces Naturels (CREN) s’élèvent à 4645 ha (acquisition : 644 ha + convention de gestion : 3756 ha + location : 245 ha). Les protections foncières du Conservatoire de l’Espace Littorale et des Rivages Lacustres (CELRL) concernent 3399 ha (soit 20,53 km ou 3,7 % du linéaire côtier acquis).

Sources : MNHN – Diren – Ifen – CELRL – MEDD – CREN – ONCFS * Valeur de l’année la plus récente. ** Arrêtés de Biotope, forêts de protection-code forestier, réserves biologiques domaniales et forestières, réserves naturelles volontaires, réserves de chasse nationale.
  • Amphibiens : Classe de vertébrés tétrapodes (quatre pattes) poïkilothermes, à peau nue, généralement ovipares.
  • Biodiversité : Variété du vivant à tous ses niveaux : les gènes, les espèces et les populations, les écosystèmes et les processus naturels qui assurent la perpétuation de la vie sous toutes ses formes.
  • Biomasse : Masse de l’ensemble des organismes vivant dans un système délimité (biotope).
  • Biotopes, biotope : espace localisé où l’ensemble des facteurs physiques et chimiques (substrat et climat) de l’environnement reste constants et où se cantonnent une ou plusieurs espèces, ensemble des facteurs physiques et chimiques qui caractérisent un milieu.
  • Claires : bassin aménagé dans d’anciens marais salants et alimenté en eau de mer au gré des marais, utilisé pour l’affinage des huîtres avant la vente.
  • Conchyliculture : Élevage traditionnel des coquillages, essentiellement l’huître (ostréiculture) et la moule (mytiliculture).
  • Diversité biologique : expression de la variété de la vie sur la planète à tous ses niveaux d’organisation. Elle comprend notamment les microorganismes, les espèces sauvages végétales et animales. Ce sont aussi des milieux comme les eaux douces, les eaux marines, les forêts, les tourbières, les prairies, les marais, les dunes,...
  • écosystèmes, écosystème : Ensemble écologique constitué par les éléments inertes d’un milieu (sol, eau, etc.) et des êtres vivants, entre lesquels existent des relations énergétiques, trophiques, etc.
  • Endémique : se dit d’un organisme ou d’un taxon à répartition géographique restreinte et bien définie.
  • étiage : Période de plus basses eaux des rivières et des nappes souterraines.
  • Grandes cultures : Elles regroupent les céréales, les oléagineux et les protéagineux (ou COP).
  • Habitats, habitat : Entité écologique correspondant au lieu où vit une espèce et à son environnement immédiat.
  • Halophile : se dit d’un organisme adapté à la vie en milieu salé. Une plante qui pousse en milieu salé en appelée halophyte.
  • Insectes : Arthropodes dont le corps, en trois parties (tête, thorax, abdomen), porte trois paires de pattes, deux paires d’ailes et une paire d’antennes. Leur respiration est trachéenne (par la trachée) et ils peuvent subir une ou plusieurs mues et/ou métamorphoses.
  • Insectivores : Qui se nourrit d’insectes. (Ce mot s’emploie surtout pour les vertébrés ; les invertébrés insectivores sont dits entomophages ; les plantes insectivores sont dites carnivores).
  • Invasives, invasive : se dit d’une espèce qui s’établie ou se développe dans un écosystème dont elle n’est pas originaire et pour lequel elle constitue un agent de perturbation nuisible à la biodiversité. Espèce envahissante allochtone (exotique).
  • Landes : une lande est une formation arbustive occupant des terres assimilables à des podzols, c’est-à-dire des sols pauvres en nutriments et minéraux, souvent acides et secs, et avec une très forte prépondérance des sables. Ce sont des zones d’inculture.
  • Littorales, littorale, littoral : Relatif aux rivages marins. La largeur de ce domaine est variable : il englobe l’arrière côte dans la terre ferme (on parle de zone supra littorale, située au-dessus de la mer mais soumise cependant à l’influence marine), le rivage proprement dit et la zone de balancement des marées ou estran (zone médio littorale ou zone littorale s.str.), ainsi que l’avant côte submergée en permanence (zone infra littorale jusqu’à -50 m et zone circa littorale de -50 à -200 m). Chacune des zones présente des associations de faunes et flores caractéristiques.
  • Mammifères : Classe de vertébrés supérieurs homéothermes ("à température constante"), portant des mamelles.
  • Marais mouillés : zones inondables par crue ou par engorgement en période pluvieuse.
  • Milieux naturels : Un milieu naturel et caractérisé par un ensemble d’éléments qui agissent directement ou indirectement sur tout ou partie des organismes qui l’habitent. Les éléments constituants d’un milieu naturel sont principalement le sol, le relief, le climat et les êtres vivants qui le peuplent. Ainsi, biotopes et biocénoses forment des écosystèmes dont les multiples interactions conditionnent la stabilité ou l’évolution du milieu. Des perturbations naturelles ou anthropiques peuvent rompre cet équilibre et entraîner la régression ou la disparition du milieu.
  • Mollusques : Embranchement d’animaux au corps mou non segmenté souvent pourvu d’une coquille calcaire (interne ou externe).
  • Nuisible : se dit d’une espèce qui met en danger la santé et la sécurité publique, qui provoque des dommages importants aux activités agricoles, forestières ou aquacoles, ou qui représente une menace pour la protection de la faune et de la flore (art. R227-6 du Code rural). La liste nationale des espèces susceptibles d’être classées nuisibles est déterminée par le Ministre chargé de l’environnement, mais c’est le Préfet qui détermine chaque année quelles espèces, figurant dans la liste nationale, sont classées nuisibles dans chaque département.
  • Oiseaux : Classe des vertébrés au corps recouvert de plumes présentant des caractéristiques anatomiques, les ailes, qui leur permettent de voler.
  • Pédofaune : faune du sol.
  • Pertuis : Zones maritimes abritées, délimitées par les îles et par le continent, correspondant à des mers "intérieures".
  • Peuplements : ensemble des individus appartenant à plusieurs espèces qui coexiste dans un même milieu et qui forment des ensembles fonctionnels en interaction les uns avec les autres ; partie d’une biocénose.
  • Poissons : Vertébrés aquatiques qui respirent par des branchies et dont les membres pairs sont représentés par des nageoires (pectorales et pelviennes). Ils sont généralement ovipares.
  • Polyculture : Exploitation possédant "toujours des céréales et/ou de la vigne auxquelles s’ajoutent une ou plusieurs autres production (élevage, légumes…). Dans tous les cas, les céréales ou la vigne dominent."
  • Populations, population : ensemble d’êtres vivants d’une même espèce, occupant un territoire déterminé, présentant des caractéristiques propres et qui se perpétuent dans le temps.
  • Populiculture : culture du peuplier.
  • Ravageur : se dit d’un animal qui consomme de la matière végétale vivante (racines, fleurs, fruits, bois, feuilles) au point tel qu’il peut en causer la mort.
  • Reptiles : De la classe des vertébrés tétrapodes (quatre pattes), les reptiles ont une peau recouverte d’écailles et ils respirent à l’aide de poumons (contrairement aux poissons qui respirent grâce à des branchies). Ce sont des animaux poïkilothermes et généralement ovipares.
  • Sols : Formation superficielle en place (formation pédologique) résultant de l’altération des roches. On caractérise un sol par ses différents niveaux que l’on nomme horizons, avec de haut en bas tout ou partie des horizons suivants : A (ou éluvial, ou de lessivage), B (ou illuvial, ou d’accumulation, C (correspondant à la roche mère fragmentée et peu transformée, R (roche mère indemne).
  • Surface Agricole Utile : Elle comprend les grandes cultures, les superficies toujours en herbe, les cultures permanentes (vignes, vergers…), les jachères, les jardins et vergers familiaux. Elle ne comprend pas les sols des bâtiments et cours, les landes non productives et les friches, les peupleraies en plein, les taillis, bois et forêts de l’exploitation, ainsi que les territoires non agricoles.
  • ZICO : Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux.
  • ZNIEFF : L’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique, identifie, localise et décrit la plupart des sites d’intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats. On distingue les ZNIEFF de type 1 qui correspondent à des sites précis d’intérêt biologique remarquable (présence d’espèces ou d’habitat(s) de grande valeur écologique) et les ZNIEFF de type 2, grands ensembles naturels riches. Les zones de type 2 peuvent inclure plusieurs zones de type 1. (EIDER-IFEN)
  • Algues : Les algues sont des êtres vivants capables de photosynthèse dont le cycle de vie se déroule généralement en milieu aquatique. Elles constituent une part très importante de la biodiversité, et une des bases des réseaux trophiques des milieux aquatiques d’eaux douces, saumâtres et marines. Elles sont aussi utilisées dans l’alimentation humaine, par l’agriculture et par l’industrie.
  • Champignons : Champignon est un terme ambigu qui désigne en français divers organismes biologiques sans chlorophylle et sans plastes (donc hétérotrophes), pas ou peu mobiles, constitués de cellules pourvues de noyaux et qui font donc partie des Eucaryotes.
  • Lichens : Les lichens sont des organismes composés résultant d’une symbiose entre un champignon hétérotrophe appelé mycobionte, représentant 90% de l’ensemble, et des cellules microscopiques possédant de la chlorophylle, algue verte ou cyanobactérie autotrophe, nommées « photobiontes ».
  • Bryophytes : Les bryophytes, ou mousses, sont un embranchement du règne des végétaux. Les plantes de cet embranchement sont des végétaux terrestres caractérisés par l’absence de système vasculaire.
  • Anthropique : Qui résulte de l’action de l’homme.
  • Bosquet : Bois de très petite étendue, souvent aménagé pour l’agrément Petit massif boisé compris entre 5 et 50 ares avec une largeur moyenne en cime d’au moins 15 mètres ; ou massif d’une largeur moyenne en cime comprise entre 15 et 25 mètres, sans condition de surface maximale. (définition IFN)
  • Ray-grass : Le ray-grass anglais (Lolium perenne L.) est une plante herbacée vivace de la famille des poacées, couramment cultivée comme plante fourragère.
  • Fétuque : La fétuque (Festuca L.) est un genre de graminées (Poaceae), dont plusieurs espèces sont cultivées comme plantes fourragères.
  • Sédiments : Le sédiment de n’importe quelle matière peut être transporté par le mouvement d’un fluide (air, eau, glacier) et est éventuellement déposé, formant une couche de particules solides sur le lit ou le fond d’un cours d’eau ou d’un autre liquide.
  • Phytosanitaire : Un produit phytosanitaire se dit d’un produit utilisé pour traiter les végétaux, par exemple contre des maladies ou des insectes. Il peut prendre la forme d’antiseptiques, herbicides, insecticides, certains engrais, etc. Les produits phytosanitaires font partie de la famille des pesticides, elle-même englobée dans la famille des biocides. (source : Aquaportail)
  • Natura 2000 : Voir Réseau Natura 2000.
  • Domaniales : Voir Forêt Domaniale
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