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Eaux marines

Eléments de diagnostic

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 07/07/2006

La qualité des eaux du littoral dépend des rejets des activités des bassins versants et de ceux du littoral (industriels, urbains, agricoles et pluviaux). Elle dépend également des rejets des activités maritimes.

La qualité de l’environnement littoral

Des indicateurs permettent d’illustrer l’état de la situation des eaux côtières (qualité physico-chimique et bactériologique). Des informations sur la pollution marine existent donc grâce aux réseaux de surveillance :

L’ifremer

— Dans le cadre de son réseau RNO, l’Ifremer a en charge l’évaluation des niveaux et tendances de la contamination chimique (cadmium, plomb, cuivre…). La surveillance des polluants porte sur la matière vivante, essentiellement les huîtres et les moules.
— Le réseau REMI assure le classement et le suivi de la contamination bactériologique des coquillages des zones de production conchylicole. Les analyses portent sur la recherche quantitative de coliformes fécaux (escherichia coli) et qualitative de salmonelles.
— REPHY gère le suivi spatio-temporel des flores phytoplanctoniques et des phycotoxines associées (Dinophysis, Alexandrium, Pseudo-nitzchia).

L’Ifremer met en ligne les résultats de cette surveillance : http://www.ifremer.fr/envlit/pdf/su...

En bref :
— Certains métaux comme le cadmium et le cuivre sont très présents en particulier dans l’estuaire de la Gironde.
— La mauvaise qualité bactériologique des coquillages implique quelques secteurs contaminés, continuellement pollués voire insalubres.
— La présence de phytoplanctons toxiques est régulièrement détectée dans les eaux du littoral, même si les niveaux d’alerte sont rarement atteints.

La Direction Départementale des Affaires Sanitaires et sociales

— La DDASS 17 surveille les gisements naturels de coquillages non couverts par la surveillance des zones de production conchylicole. http://www.charente-maritime.pref.g...

— Elle gère également le suivi sanitaire des eaux de baignade. http://www.charente-maritime.pref.g...

La Direction Départementale de l’équipement

— Le suivi de la qualité des eaux littorales (frange littorale, estuaires, ports) du domaine public est assurée par la CQEL17 (Cellule Qualité des Eaux Littorales de Charente-Maritime), unité de la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) rattachée au Service Maritime.
— Différents paramètres tels odeur et couleur de l’eau, température, pH, nitrates, matières en suspension, coliformes fécaux… sont recherchés.
— Les CQEL ont également élaboré un programme de surveillance du milieu portuaire intégrant le suivi sédimentaire : le Réseau National de surveillance des Ports Maritimes (REPOM).

Surveillance de la qualité des eaux portuaires

Surveillance de la qualité des eaux portuaires.
Surveillance de la qualité des eaux portuaires.

— Le suivi de la qualité des eaux portuaires, sur la période 1998-2002 (15 prélèvements), a démontré la très mauvaise qualité des eaux des ports de plaisance de La Rochelle Port Neuf, Angoulins Le Port, Chatelaillon et Fouras Nord. Si la mauvaise qualité bactériologique (concentration en Escherichia coli supérieure à 20000 U/100 ml et en streptocoques fécaux supérieure à 10000U/ml) et la présence de nitrates (en quantités supérieures à 50 mg/l) explique le classement du port de La Rochelle Port Neuf, c’est la présence de matières en suspension en quantité supérieure à 150 mg/l qui explique le mauvais classement des trois autres.
— Le suivi de la qualité des sédiments portuaires (2003) signale :

  • une qualité passable du port de plaisance de Château d’Oléron pour cause de présence de Mercure.
  • une qualité moyenne des ports de pêche de Marennes La Cayenne et La Tremblade Atelier pour cause de présence de HAP.
  • une qualité passable du port de La Pallice Bassin à flot car présence de cuivre, plomb, zinc, HAP, tributylétain.
Le suivi des mesures de la qualité des eaux littorales est donc un élément acquis pour une partie des contaminants chimiques, mais c’est surtout d’une meilleure connaissance des sources polluantes et des processus de transferts des polluants (des sources polluantes au littoral en passant par les cours d’eau) que dépend aujourd’hui la restauration de cette qualité. Précisons toutefois que certains contaminants n’ont pas de source continentale connue ; que certains proviennent d’autres régions.

La pollution industrielle

Sur le bassin versant de la Charente et en bordure de littoral (là où les rejets de polluants dans l’eau des activités industrielles sont susceptibles d’atteindre le milieu marin), plusieurs sites voient leurs rejets réglementés : Rhodia Electronics & Catalysis (La Rochelle), Angoulême traitement de surface (Angoulême), Otor Papeterie (St Michel), Saft RBS (Nersac)…(source : DRIRE). Ces rejets sont principalement dus aux industries chimiques et papetières. Voir encadré ci-dessous.

En plus de matière organique, azotées ou phosphorées, les eaux usées peuvent contenir des produits toxiques, des solvants, des hydrocarbures, des molécules pharmaceutiques, des métaux lourds, des micro-polluants (concernant ces derniers, les analyses actuelles ne sont pas alarmantes mais nombreuses sont les molécules qui ne sont pas encore analysées, notamment les 33 substances prioritaires de l’annexe X et les 10 complémentaires de l’annexe IX de la Directive Cadre Européenne ).

Le suivi des rejets se fait uniquement sur les industries à l’origine des rejets les plus importants : les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Si la réduction des rejets des ICPE a été significative ces dernières années, la qualité des eaux usées industrielles est encore perfectible. En effet, certains établissements restent concernés par les dépassements de seuil de rejets autorisés (source : DRIRE). La difficulté majeure reste le suivi des rejets des petites structures, qui ne sont pas contrôlées par les services de l’Etat, mais qui représentent une part non négligeable de la pollution industrielle, que l’on ne connaît pas : les petites et moyennes entreprises dominent le tissu industriel régional : 75 % environ des établissements industriels (hors énergie) ont moins de 10 salariés (source : INSEE). Un grand nombre de ces PME-PMI sont très présentes le long des cours d’eau et plus particulièrement autour d’Angoulême et de Cognac.

Pollution par les ICPE ou par les petites entreprises, on ne connaît pas avec précision les quantités exactes de polluants qui arrivent en mer.

Les industries susceptibles de présenter des rejets significatifs sur le littoral, directement, ou par l’intermédiaire de la Charente - Flux de pollution en kg/an (année 2003)
Les industries susceptibles de présenter des rejets significatifs sur le littoral, directement, ou par l’intermédiaire de la Charente - Flux de pollution en kg/an (année 2003)
Les industries susceptibles de présenter des rejets significatifs sur le littoral, directement, ou par l’intermédiaire de la Charente - Flux de pollution en kg/an (année 2003)

— Rhodia Electronics & Catalysis (La Rochelle), après traitement en station d’épuration interne, rejette une quantité non négligeable d’azote (2000 t/an) et de phosphore (11 t/an) dans l’Océan Atlantique. L’arrêté préfectoral réglementant les rejets de ce dernier polluant n’est pas encore respecté.
— Otor Papeterie (Saint Michel) rejette principalement des Matières En Suspension (MES) dans la Charente, à hauteur de 120 t/an. En outre, sa charge polluante d’origine carbonée (DBO5) est de l’ordre de 251 t/an. Ses effluents contiennent aussi une forte demande chimique en oxygène (DCO), environ 900 t/an.
— Ces ICPE basées en Charente et Charente-Maritime sont également à l’origine de rejets de métaux lourds : les rejets de Rhodia Electronics & Catalysis sont de l’ordre de 248 kg de zinc, 201 kg de cuivre, 10 de cadmium. Saft RBS rejette environ 23 kg/an de Cadmium dans la Charente.

Source : d’après « La prévention des pollutions et des risques industriels en Poitou-Charentes », bilan 2003, DRIRE et l’arrêté ministériel du 24 décembre 2002 concernant la déclaration annuelles des émissions polluantes.

L’industrie représente aussi un risque de pollution accidentelle. Voir fiche « Enjeux Risques ».

La pollution urbaine

==> Le développement de l’urbanisation et les variations saisonnières importantes de population des agglomérations touristiques génèrent également des pollutions, principalement bactériologiques. La Charente-Maritime est le département le plus peuplé de la région (557 024 habitants) : + 30 000 habitants entre 1990 et 1999. De plus, certaines communes voient leur population multipliée par 10 en période estivale

(source : INSEE, DDASS).

En ce qui concerne la consommation d’eau sur le littoral par exemple, la pointe estivale est plus de 2 fois plus importante que la moyenne annuelle : 64 000 m3/j contre 145 000 m3/j. Sur les îles (Ré et Oléron), la saisonnalité de la demande est encore plus marquée : 240 000 m3/j en été

(source : DDASS Charente-Maritime).

Pour les communes concernées, les anomalies rencontrées au niveau des systèmes d’assainissement des eaux usées surchargés occasionnent alors des rejets d’eau contaminée. Même si les taux globaux de dépollution des stations d’épuration collectives sont de plus en plus satisfaisants, des progrès restent à faire. En Charente-Maritime, le taux global de dépollution est passé de 58 % en 1998 à 77 % en 2001) ; en Charente, ce taux était de 49 % en 1998 et 70 % en 2001

(source : Agence de l’eau Adour-Garonne).

Beaucoup d’autres sources de pollution liées à l’urbanisation existent (défaut d’assainissement individuel, mauvaise séparation des réseaux d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales…), mais leur importance est aujourd’hui toujours mal cernée.

Pollution produite et rejetée (année 2001) Exemple de quelques agglomérations en bordure de littoral
Pollution produite et rejetée (année 2001).
Pollution produite et rejetée (année 2001).

— Une pollution résiduelle (différence entre pollution traitée et pollution éliminée), caractéristique du taux de rendement d’épuration d’une station, est encore présente.
— Les pollutions non traitées (différence entre pollution produite et pollution traitée) sont non négligeables dans certaines stations. C’est le cas ici pour St Palais sur mer, St Georges d’Oléron ou St Georges de Didonne. Selon l’agence de l’eau, ces pollutions non traitées sont principalement dues :

  • pour moitié aux mauvais branchement ou aux fuites dans les réseaux, aux rejets dans des réseaux unitaires (réseaux de collecte non séparée des eaux domestiques et pluviales) par des déversoirs d’orage mal calés, à l’absence de réseaux structurants ;
  • pour un tiers aux pollutions non collectées compte tenu de l’absence de desserte en réseaux ;
  • aux rejets directs des réseaux dans le milieu pour le reste (pas de stations d’épuration).

Remarques : *La pollution produite d’une agglomération est la somme de la pollution domestique et de la pollution des industries raccordées. Il s’agit de la pollution en période de pointe par temps sec. La pollution traitée est la pollution moyenne du mois de pointe à l’entrée des stations d’épuration. La pollution éliminée est la différence entre la pollution traitée entrante et la pollution résiduelle à la sortie des stations d’épuration. La pollution rejetée est la différence entre la pollution produite et la pollution éliminée (elle correspond à la pollution non traitée et à la pollution résiduelle). *Les résultats, pour d’autres agglomérations, sont disponibles sur le site de l’agence de l’eau Adour Garonne.

==>Quelques données en bref :

* En 1998, la contribution des agglomérations touristiques à la pollution brute générée par l’assainissement collectif des agglomérations du bassin Adour-Garonne était estimée à 16,7 % alors qu’elle est en moyenne de 7,6 % en France

(source : Ifen).

* Les résultats disponibles sur la qualité des eaux distribuées dans le département de la Charente-Maritime mettent en évidence un plus fort taux de non -conformité pour les réseaux du littoral (1,3 % de contrôles non conformes en 1993, 2,4 % en 1995) que pour les réseaux de l’intérieur (0,5 % en 1993, 0,7 % en 1995)

(source : DDASS Charente-Maritime).

Pour ces deux informations, il serait intéressant de pouvoir disposer de données actualisées.

La pollution agricole

Les activités agricoles sont responsables de pollution par épandage d’engrais chimiques ou d’effluents (principalement d’origine animale) et par utilisation excessive de produits phytosanitaires. Voir fiche « Enjeux Eaux continentales »
==> La fertilisation du sol engendre une pollution des cours d’eau qui parvient au milieu marin.
La présence de nitrates dans les eaux continentales ne fait que s’amplifier depuis 25 ans : autour de 1mg/l d’accroissement de concentration en nitrates en moyenne chaque année (source : EUROPA). A titre indicatif, lors de la campagne 2002/2003, les livraisons d’engrais azotés en Charente-Maritime ont été d’environ 175 000 t ; rapportés aux surfaces fertilisables, la quantité épandue est de l’ordre de 161 kg/ha (106 kg/ha en Poitou-Charentes ; 88 kg/ha en France) (

source : Unifa). (Pas de données par bassins versants)

==> L’épandage produit également une contamination bactérienne. Les bactéries présentes dans les fumiers et lisiers migrent aussi des champs vers les milieux aquatiques par lessivage des sols. Plus la zone d’épandage est proche du littoral, plus le temps de transfert vers la mer est court et plus le risque d’apport de bactéries est grand. Les stockages des fumiers mal conçus ou non couverts, les élevages de volailles, sont également en cause. La question reste posée de la distance à la mer au-delà de laquelle il n’y a plus d’effet sensible sur les eaux marines.
==> Les produits phytosanitaires utilisés pour lutter contre les parasites et les mauvaises herbes sont également présents dans les eaux de surface de manière préoccupante. En 2000, près de 2800 tonnes de substances actives ont été utilisées dans la région (4000 tonnes environ en 1996) et les quantités de produits phytosanitaires épandues en Charente-Maritime sont les plus importantes de la région

(source : GRAP-FREDON Poitou-Charentes). >(Pas de données par bassins versants)

La pollution diffuse des eaux continentales par les engrais, les effluents agricoles, les produits de traitement aboutit incontestablement dans les eaux marines. Connaître son effet réel dans le milieu marin nécessite d’avancer dans la connaissance de leur transfert au sein des bassins versants (ceux de La sèvre, du Lay, de La Charente, de La Seudre, de la Gironde) et de leur devenir dans les parties sous leur influence. Les zones de transition -toutes les zones humides, douces et salées-, jouent probablement un rôle important de tampon, qui reste à évaluer. Le bouchon vaseux, dans les estuaires, est également une barrière et un réservoir pour de nombreux composés chimiques ; les sédiments marins piègent aussi des quantités très importantes de ces composés et joue donc un rôle déterminant de puits, mais avec un risque significatif de remise en circulation lors de mouvements importants des sédiments. Dans les deux cas, les connaissances n’existent que sur un nombre limité de composés.

La pollution des ports

==> L’activité de plaisance maritime qui se développe considérablement est également à l’origine de déversements d’eaux contaminées provenant des aires de carénage et des sanitaires des bateaux dans les ports de plaisance ou dans les zones de mouillage. Huiles, carburants, composants des peintures, déchets organiques sont également des menaces sur la qualité de l’eau.
Le littoral charentais comprend 18 ports de plaisance d’une capacité d’accueil de 8 220 places dont 3200 à la Rochelle. Il existe en outre 26 zones de mouillage représentant environ 2250 places

(source : INSEE données 2001).

Entre 1999 et 2003, ce sont près de 5000 immatriculations qui ont été enregistrées en Charente-Maritime, soit en moyenne 1000 nouvelles unités par an. La flotte de navires à moteur reste largement majoritaire et constitue plus de 70 % de la flotte totale immatriculée. Certains ports cependant abritent plus spécifiquement les bateaux à voile, comme le Port des Minimes

(source : DDE Charente-Maritime, 2004).

==> Les ports de plaisance ne sont pas les seuls en cause. Les ports de pêche ou de commerce sont également pollués. La pollution par les hydrocarbures par exemple est importante : elle résulte de fuites lors des opérations d’avitaillement des navires ou de fuites des moteurs.
==> L’entretien des ports est également à l’origine de pressions importantes. En effet, le littoral charentais a toujours été connu pour ses phénomènes d’envasement d’origine naturelle. Les activités de dragage des sédiments se sont donc développées au cours des années pour éviter de faire entrave au trafic portuaire. Cependant, ces sédiments marins sont de véritables accumulateurs de polluants. Ils peuvent être par conséquent à l’origine de relargage de substances polluantes vers les écosystèmes côtiers notamment au cours de leur remise en suspension (dragage mais aussi tempête..).
==> Les risques de pollutions accidentelles ne sont pas à écarter. C’est le port de La Rochelle qui draine l’essentiel du trafic régional. Sur près de 7 millions de tonnes de marchandises répertoriées en 2004, correspondant à plus d’un millier de navires, les produits pétroliers représentent 2,6 millions, soit environ 37 % du trafic. Les produits chimiques et les engrais sont également transportés mais en quantité beaucoup plus faible : 9 et 5 %

(source : ORT).

Les risques d’introduction d’organismes indésirables par le rejet en mer, sans précaution, des eaux de ballast existent également.

  • Bassins versants, bassin versant : En hydrologie de surface, c’est le domaine sur lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point, nommé exutoire du bassin versant. La limite physique de ce domaine est la ligne des crêtes appelée ligne de partage des eaux. De la même manière pour les eaux souterraines, un bassin versant englobant les circulations des eaux dans le domaine souterrain est définissable.
  • Cadmium : Numéro atomique 48. Métal blanc, très brillant, surtout associé à du zinc et extrait avec celui-ci. Il s’agit donc principalement d’un sous-produit de la métallurgie du zinc, ainsi qu’un résidu des activités de métallisation, de fabrication d’accumulateurs cadmium-nickel, d’alliages métalliques divers, et de fabrication d’acide phosphorique et d’engrais phosphatés (phosphogypse). Chez l’homme, le cadmium est surtout toxique par inhalation ou, plus rarement par voie digestive. Son effet cumulatif peut entraîner notamment des lésions des tissus rénaux. L’Organisation Mondiale de la Santé a fixé la Dose Hebdomadaire Tolérable (D.H.T.) pour le cadmium à 7 µg de Cd par kg de poids corporel par semaine. Cf. Métaux lourds
  • Coliformes fécaux : Sous ce terme est regroupé un certain nombre d’espèces bactériennes appartenant en fait à la famille de Enterobacteriaceae, formées de bâtonnets aérobies et anaérobies facultatifs. Ce groupe a toujours été utilisé pour mettre en évidence le manque d’hygiène, parce qu’il est fréquemment associé au contenu intestinal des vertébrés à sang chaud. C’est pourquoi les bactéries coliformes servent principalement d’indicateurs de la contamination d’origine fécale et ainsi, de la présence possible d’organismes entéropathogènes. Cette méthode indirecte constitue un moyen efficace pour déceler des conditions qui peuvent signifier un risque pour la santé publique. La qualité des eaux de baignade, notamment, vis à vis des coliformes est qualifiée par la présence d’Escherichia coli, la valeur guide est de 100 individus pour 100 ml et la valeur impérative est de 2 000 individus pour 100 ml. Les résultats d’analyses des coliformes fécaux sont exprimés en Unités pour 100 ml d’eau analysée (U/100 ml).
  • Cuivre : Numéro atomique 29. Métal rouge orangé, malléable et ductile, s’altérant superficiellement en surface. S’il existe à l’état natif, il est le plus souvent associé avec des sulfures et du fer. Le cuivre est un oligo-élément essentiel au métabolisme des espèces animales. Il n’a pas d’effet cumulatif chez l’homme et les intoxications sont exceptionnelles. C’est la présence de phosphates et de magnésium qui semble jouer un rôle dans la toxicité des sels de cuivre. L’utilisation de l’oxyde CuO comme matière active des peintures antisalissures marines constitue une source importante d’introduction dans les zones portuaires. Cf. Métaux lourds.
  • Dinophysis : Micro algue générant une toxine diarrhéique.
  • Huître : Mollusque bivalve. Deux types d’huîtres sont exploitées sur les côtes françaises : les huîtres creuses (genre : Crassostrea) et les huîtres plates (genre : Ostrea). Dans les pertuis charentais c’est l’huître creuse qui est produite.
  • Littorales, littorale, littoral : Relatif aux rivages marins. La largeur de ce domaine est variable : il englobe l’arrière côte dans la terre ferme (on parle de zone supra littorale, située au-dessus de la mer mais soumise cependant à l’influence marine), le rivage proprement dit et la zone de balancement des marées ou estran (zone médio littorale ou zone littorale s.str.), ainsi que l’avant côte submergée en permanence (zone infra littorale jusqu’à -50 m et zone circa littorale de -50 à -200 m). Chacune des zones présente des associations de faunes et flores caractéristiques.
  • Mercure : Numéro atomique : 80. Seul métal liquide dans les conditions normales, de point de fusion -38,8°C, de point d’ébullition 356°C. Le mercure est un métal lourd très toxique qui est utilisé dans de nombreuses industries. Les conséquences d’intoxications au mercure sont très variables selon qu’il s’agisse d’intoxications aiguës ou chroniques : de nombreux organes sont susceptibles d’être gravement affectés et les symptômes concernent le plus souvent le système nerveux, les yeux et les reins. Cf. Métaux lourds.
  • Métaux lourds : On désigne par le terme "métaux lourds", les métaux qui ont une masse volumique supérieure à 4,5 g/cm3 (protocole relatif aux métaux lourds de la convention de Genève). Sont donc qualifiés de métaux lourds les métaux présentant un caractère toxique pour la santé et l’environnement : plomb (Pb), mercure (Hg), arsenic (As), cadmium (Cd), Nickel (Ni), zinc (Zn), manganèse (Mn),... Ils proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères... et de certains procédés industriels particuliers. Ils se retrouvent généralement au niveau des particules (sauf le mercure qui est principalement gazeux). Les métaux s’accumulent dans l’organisme et provoquent des effets toxiques à court et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, ...Les effets engendrés par ces polluants sont variés et dépendent également de l’état chimique sous lequel on les rencontre (métal, oxyde, sel, organométallique). Ils contaminent également les sols et les aliments et s’accumulent dans les organismes vivants et perturbent les équilibres et mécanismes biologiques.
  • Moules : Mollusque bivalve (genre : Mytilus) élevé sur boucheaux et sur filières en pleine mer.
  • Phycotoxines : Toxines produites par quelques espèces phytoplanctoniques. Certaines de ces toxines sont dangereuses pour les consommateurs, car elles s’accumulent dans les coquillages (toxines diarrhéiques, paralysantes, amnésiantes…), d’autres sont dangereuses pour la faune marine (poissons, coquillages…). Ainsi, les toxines révèlent la présence de phytoplanctons indésirables sont : la toxine PSP (Paralytic Shellfish Poison) qui révèle la présence de l’Alexandrium, la toxine DSP (Diarrhéic Shellfish Poison) qui révèle le Dinophysis et la toxine ASP (Amnesic Shellfish Poison) qui révèle le genre Pseudo-nitzschia.
  • Plomb : Numéro atomique 82. Métal gris bleuâtre, terni par altération, très mou, malléable. Son numéro atomique et sa densité (11.34) font de lui un excellent matériau de protection contre les rayonnements gamma et X. Le plomb est émis par le traitement des minerais et métaux et par les véhicules automobiles à essence plombée. Le plomb peut être ingéré par les voies respiratoires et digestives. Poison cumulatif qui se traduit chez l’homme par le saturnisme. Dans le cas de l’ingestion du plomb par la voie alimentaire (notamment de coquillages), la Dose Hebdomadaire Tolérable a été fixée par l’Organisation Mondiale de la Santé à 25 µg de plomb/kg par semaine.
  • Salmonelle : La salmonelle est une famille de bactéries intervenant dans divers types d’intoxications alimentaires, mais qui peuvent aussi être la cause de la fièvre typhoïde et paratyphoïde.
  • Zones de production conchylicole : "Elles sont classées en quatre niveaux de A à D selon la mesure de contamination microbiologique et la pollution résultat de la présence de composés toxiques ou nocifs d’origine naturelle ou rejetés dans l’environnement, susceptibles d’avoir un effet négatif sur la santé de l’homme ou le goût des coquillages ; le classement de salubrité des zones définies par leurs limites géographiques précises est fixé par arrêté du Préfet du département sur proposition du Directeur départemental des affaires maritimes après avis du Directeur départemental des affaires sanitaires et sociales. En cas de contamination momentanée d’une zone et en fonction de sa nature et de son niveau, le préfet, sur proposition du Directeur des Services vétérinaires, et après avis du Directeur départemental des affaires sanitaires et sociales, peut, soit soumettre l’exploitation à des conditions générales plus contraignantes, soit suspendre toutes ou certaines formes d’activité. Ces décisions sont portées immédiatement à la connaissance des services, municipalités ou organisations professionnelles concernées." (Code de l’environnement et des nuisances).
  • Zinc : Le zinc est un élément chimique de numéro atomique 30.
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