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Thème Déchets - Edition 2016
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Dernière mise à jour : 12/10/2006

Les déchets sont produits en quantité sans cesse plus importante et la complexité de leur composition ainsi que les rejets issus de leur traitement peuvent se révéler préjudiciable pour l’environnement et la santé. Ainsi, des mesures réglementaires de plus en plus contraignantes ont été mises en place pour les installations de traitement, ce qui a entraîné notamment la fermeture de certains sites et la mise aux normes des équipements en fonctionnement.

Une augmentation de la production de déchets ...

Les déchets peuvent être classés en différentes catégories :

Les gisements de déchets les plus importants concernent les trois premières catégories.

Entre 1999 et 2004, le gisement régional de déchets ménagers a connu une croissance d’environ 7,8% soit une croissance moyenne annuelle de 1,6%. Elle est due à la fois à une augmentation de la population estimée à 2,9% par l’ INSEE et à l’augmentation de la production des déchets par habitant.

Sources : INSEE - Estimations localisées de population et Observatoire Régional des Déchets.

Le gisement régional des déchets industriels spéciaux, entre 2000 et 2004, a augmenté de 40,2%. En région, le gisement total de déchets industriels banals estimé à 780 000 tonnes en 1997 (dont 455 000 t. de déchets du bois) a connu une croissance (+20,3%) pour atteindre, en 2000, 938 000 t. de déchets générés par les entreprises (dont 532 000 t. pour le bois).

En région, le gisement des déchets d’activités de soins est passé de 2 576 tonnes en 1998 à 2 628 t en 2001.

Gisement de déchets ménagers (hors gravats et déchets spéciaux) et Production de déchets industriels spéciaux
Gisement de déchets ménagers (hors gravats et déchets spéciaux)
Gisement de déchets ménagers (hors gravats et déchets spéciaux)

Le gisement de Charente-Maritime est supérieur à celui des autres départements du fait des fortes variations entre l’hiver et l’été par suite de l’afflux de population touristique.

Les gravats, entre 1999 et 2004, ont augmenté, en moyenne par an, de 7,2% et les déchets ménagers spéciaux de 10,5% au niveau régional.

La production de DIS hormis en Vienne a fortement augmenté voire plus que doublé en Deux-Sèvres.

Ces données comportent des incertitudes dans la mesure où les déchets considérés ne sont pas forcément produits en région. A l’inverse, des déchets produits en Poitou-Charentes peuvent ne pas avoir été comptabilisés, car ayant transité par des intermédiaires extérieurs avant d’être éliminés. Ceci donne néanmoins une vision synthétique de la production et du transit des DIS en région.

Face à une insuffisance des capacités de traitement des déchets ménagers ...

En région, les principales installations de traitement des déchets ménagers et industriels sont des centres d’enfouissement de résidus urbains, des unités d’incinération d’ordures ménagères (U.I.O.M.) et des cimenteries qui utilisent des déchets industriels comme combustibles de substitution. Des unités destinées au tri, au regroupement et à la préparation des déchets sont également implantées mais pas de façon suffisante.

Ainsi, en 2004, la région compte 60 installations de traitement d’ordures ménagères (ITOM) qui se répartissent entre 20 installations de compostage, 12 centres de transfert, 11 centres de stockage (C.E.T. de classe 2 supérieur à 3000 t/an), 10 centres de tri et 7 usines d’incinération (dont 3 avec récupération d’énergie). Entre 1993 et 2004, la région a vu le nombre de ces ITOM diminuer (fermeture de 72 sites peu conformes aux orientations de la politique « déchets » dont 60 décharges) et les 41 installations qui ont vu le jour concourent à la valorisation des déchets.

Source : Observatoire Régional des Déchets - Synthèse régionale 2004).

Il faut noter que le fonctionnement de 3 U.I.O.M. de Charente-Maritime a été suspendu par le Préfet, fin 2002, pour cause de non respect de la réglementation ; elles ont repris leur activité fin 2003 après des travaux de mise aux normes.

Source : La prévention des pollutions et des risques industriels en Poitou-Charentes– DRIRE Poitou-Charentes

Quant au gisement régional de déchets ménagers (hors gravats et déchets spéciaux) de 932 915 tonnes, 25 805 tonnes sont en attente ou sont éliminées de manière non conforme.

Source : Observatoire Régional des Déchets - Synthèse régionale 2004.

Le taux de couverture des besoins d’élimination des O.M. s’est amélioré en région, entre 2000 et 2004, en passant de 92% à 99,3%. Cependant, ce résultat ne reflète pas une évolution homogène au sein des départements. Ainsi, en 2004, la Charente a traitée 95% des déchets collectés dans son département contre 84% en 2000, la Charente-Maritime 98% en 2004 contre 92% en 2000. Sur cette même période, la Vienne est quasiment restée stable en passant de 100% à 99% et le département des Deux-Sèvres a vu son taux passer de 34,5% à 32% (Taux de couverture=tonnage collecté et traité / tonnage collecté).

Source : Observatoire Régional des Déchets - Synthèse régionale 2004.

…et une complexification du service d’élimination des déchets ménagers

Avec la complexification du service d’élimination des déchets, 99,5% des communes de la région (99,6% de la population) ont transféré, en 2004, tout ou partie de leur compétence « élimination des déchets » à une structure intercommunale.

Ainsi, 98,9% des communes ont transféré leur compétence « collecte des ordures ménagères » et 99,5% la compétence « traitement des ordures ménagères ». Sur les 109 E.P.C.I. ayant une compétence en matière d’élimination des déchets : 48 n’ont qu’une compétence statutaire concernant les déchets et 61 exercent tout ou partie de la compétence liée à l’élimination des déchets (35 interviennent de façon exclusive sur leur territoire et 7 se sont "spécialisés" dans une seule compétence).

De plus, il existe de très nombreux cas de superposition de structures : 61% des communes font partie d’au moins 2 E.P.C.I. compétents en matière de déchets en 2004.

Remarque : une commune peut transférer à un EPCI ou à un syndicat mixte la totalité de la collecte et du traitement ou bien le seul traitement.

Source : Circulaire "Gestion de l’élimination des déchets des ménages" N° NORINTB0000249C - DGCL

A noter qu’en région, la compétence Collecte (déchèteries, collecte sélective, collecte des ordures ménagères) est parfois fractionnée entre plusieurs collectivités (E.P.C.I. et communes), ce qui n’est pas conforme avec la « loi Chevènement ».

Source : Observatoire Régional des Déchets - Synthèse régionale 2004

Une augmentation du coût de gestion des déchets ménagers ...

En région, le coût de gestion global était estimé en 2000 à 61 euros/hab et en 2004 à 95,2 euros/hab. Les hausses successives de ce coût sont présentées dans le tableau ci- joint.

Hausse des coûts et Coût global estimé de la gestion des déchets ménagers et assimilés en 2004
Hausse des coûts de la gestion des déchets ménagers et assimilés
Hausse des coûts de la gestion des déchets ménagers et assimilés
 Coût global estimé de la gestion des déchets ménagers et assimilés en 2004
Coût global estimé de la gestion des déchets ménagers et assimilés en 2004

Le coût de gestion est plus élevé en Charente-Maritime du fait de l’impact du tourisme. Quant aux déchets produits en Vienne, étant traités dans ce même département, les coûts de transport y sont donc plus faibles ; ce qui se répercute sur le coût global de gestion.

...et une pression fiscale qui s’accentue

Le produit prélevé avec la Taxe d’enlèvement des O.M. (T.E.O.M.), la Redevance d’enlèvement des OM (R.E.O.M.) et les redevances spécifiques (redevance spéciale et camping) est passé de 82 millions d’euros en 2000 à 124,8 millions d’euros en 2004 soit une hausse de 52,2%.

En 2004, le prélèvement de la T.E.O.M. et de la R.E.O.M. représente une pression moyenne de 74,3 euros/hab au niveau régional, avec de fortes disparités suivant les collectivités.

Source : Observatoire Régional des Déchets - Synthèse par département. - Synthèse régionale.

A noter que 95,4% des communes ont transféré la compétence « financement du service public d’élimination des déchets » à une structure intercommunale.

Pression fiscale exercée en euros par habitant
Evolution de la pression fiscale
Evolution de la pression fiscale
La pression fiscale en 2004
La pression fiscale en 2004

En 2004, les très fortes pressions fiscales en Charente-Maritime se trouvent essentiellement en zones touristiques (Iles Ré et Oléron, Pays Royannais), si l’on retire ces 3 collectivités, la pression moyenne s’élève à 70,2 euros/hab (min. 15,8 et max 300,5).

Une absence d’unité de traitement des déchets d’activités de soins.

A ce jour, aucune usine d’incinération adaptée à l’élimination des DASRI ; qu’elle soit spécifique ou associée à une U.I.O.M. n’est présente en région. Les déchets sont alors acheminés vers des centres d’incinération basés hors région (Bassens, Nantes, le Mans, Blois).

Source : Plan Régional d’Elimination des Déchets d’Activités de Soins, DRASS Poitou-Charentes, 2004

La gestion des déchets de chantiers et des déchets organiques à améliorer..

Les déchets de chantiers

En région, l’activité du bâtiment génère 291 050 tonnes de déchets inertes (béton, briques, tuiles, céramiques, carrelages …). L’activité du secteur des travaux publics produit quant à lui 1 639 400 tonnes en 2003. « Actuellement, la très grande majorité des déchets de chantiers est éliminée en mélange, en particulier ceux du secteur du bâtiment, ce qui limite les possibilités de valorisation. On estime qu’environ 90% des déchets du bâtiment sont ainsi mis en décharge (y compris en décharges sauvages) ». Source : APCEDE, ADEME Poitou-Charentes - Guide des déchets industriels, 2003. Pour ne citer qu’un exemple, l’élimination des déchets d’amiante lié à des matériaux inertes pose des difficultés en termes de stockage.

Pour améliorer la situation, des Plans départementaux de gestion des déchets de chantiers du bâtiment et des travaux publics sont mis en œuvre. La Charente-Maritime engage son deuxième plan (le 1er portait sur la période 2002/2004). En Vienne, la mise en oeuvre du plan a été effective depuis sa signature le 2/12/2004 et les actions ont été lancées suite à la signature de la charte le 4/05/2005. En Charente, une charte des déchets du BTP a été adoptée et le plan a été adressé au Préfet de région pour avis en mai 2005. En Deux-Sèvres, le plan a été signé par le Préfet départemental et devrait démarrer fin 2005 ou début 2006.

Source : DRE Poitou-Charentes - Service Habitat Construction.

Les déchets organiques

Ils représentent, en région, 45% des déchets des collectivités et 30% des ordures ménagères. Les installations de compostage valorisent 80% des déchets verts des déchèteries et 80 % du compost est écoulé auprès des citoyens et des services espaces verts des communes. L’objectif est d’atteindre la norme NF U 44-O51, éco-label européen relatif aux amendements pour le sol ou les seuils de l’agro-bio (ECOCERT). Actuellement, 5 collectivités sont engagées dans un programme de collecte sélective et 12 dans la promotion du compostage individuel.

Quant au gisement global des déchets de la restauration, il est estimé à 2,5 millions de t/an. Les huiles alimentaires usagées y contribuent pour 100 000 tonnes dont 25 000 tonnes seraient collectées annuellement (données ADEME, 1999).

Par ailleurs, la région produit 195 000 tonnes de boues de station d’épuration qui peuvent être dirigées vers la valorisation agricole par épandage direct, le compostage, la méthanisation, l’incinération et le stockage en centre de classe 2. 50% des boues sont épandues mais dans des conditions qu’il reste à améliorer.

Le gisement annuel de matières de vidange est de 185 000 m3 (données 1990). L’admission en station d’épuration constitue un des procédés les plus utilisés mais leur traitement pose des problèmes de modalités d’admission.

Sources : site Internet Ademe Poitou-Charentes : http://www.ademe-poitou-charentes.fr et APCEDE, ADEME Poitou-Charentes - Guide des déchets industriels, 2003

Des démarches à consolider et développer...

Les déchèteries

Elles desservent 97,9% de la population régionale en 2004 et leur taux de fréquentation est passé de 1,8 visite par an et par habitant en 2000 à 2,6 visites. Le taux de valorisation des déchets est de 61,8% en 2004 (75,2% des sites présentent un taux supérieur à 50%).

Les déchets des professionnels sont acceptés dans 83% des sites. Pour 94% de ces sites, l’accès par les professionnels est limité en fonction du volume des apports et de la nature des déchets. De plus, 35% des sites récupèrent les déchets toxiques (52,9% de la population).

La Charte Qualité déchèteries Poitou-Charentes, lancée en 1996, permet d’offrir un service de qualité aux usagers et d’augmenter le taux de valorisation des déchets collectés. En région, les sites labellisés sont passés de 47 en 1996/1997 à 132 en 2003/2004. Soit pour 2003, 47% de déchèteries labellisées.

Sources : ADEME - Charte Qualité déchèteries Poitou-Charentes, 2003 et Observatoire Régional des Déchets - Synthèse par département et synthèse régionale.

La collecte sélective

En 2004, la collecte sélective couvre 98% de la population régionale contre 39% en 1999. Cependant, tandis que la population couverte par la collecte sélective des recyclables secs (verre, journaux, cartons d’emballage, plastiques et métaux) est passée de 39,3 à 98,3% sur cette période, elle est passée de 2,6 à 4,4% pour les biodéchets.

Une Charte Qualité Collectes Sélectives a été créée en 2005 pour améliorer la qualité du service et optimiser les performances.

Sources : Observatoire Régional des Déchets - Synthèse régionale 2004, Conseil Régional – ADEME - Eco-emballages

Entre 2000 et 2004, la valorisation des déchets ménagers (recyclage et valorisation énergétique) progresse régulièrement.

Recyclage et valorisation

La certification ISO 14001

En Poitou-Charentes, la certification ISO 14001 concerne 64 entreprises, représentant 90 sites en 2004. Elles appartiennent principalement aux secteurs agro-alimentaire, électronique et automobile et ont en moyenne 300 salariés (la fourchette allant de 2 à 3000 salariés).

Source : Ademe - APCEDE

Les investissements industriels spécifiques liés aux déchets

A noter que les investissements industriels spécifiques liés aux déchets en région fluctuent selon les années pour passer de 4 millions d’euros en 2001 à 2,5 en 2002, à 4,3 en 2003 puis à 1,6 en 2004. Il s’agit d’installations de gestion des déchets (solides ou liquides, boues, bains concentrés) générés par l’activité, hors déchets radioactifs, (ouvrages d’entreposage, bennes, cuves, presses, séparateurs, broyeurs).

Source : Ministère chargé de l’Industrie, SESSI - Ministère chargé de l’Agriculture (SCEES) – EIDER 2005 -IFEN

Les actions en direction des artisans

Plusieurs actions au sein des Chambres de métiers et de l’artisanat ont été déployées sur la région en direction des artisans : « Traitons les déchets dangereux », « Je nettoie et nature », « Imprim’vert » et « Garages propres ». L’opération « Traitons les déchets dangereux » a ainsi conduit à la collecte de 156 tonnes de déchets en 2004 auprès de 268 entreprises artisanales de la région (78,5 t pour 146 entreprises en Charente-Maritime, 47 t pour 62 entreprises en Charente, 20 t pour 35 entreprises en Vienne et 10,6 t en Deux-Sèvres pour 25 entreprises).

Les déchets agricoles

Quant aux déchets agricoles, quelques opérations de collecte ou de valorisation existent :

  • Mise en place en 2001, la filière ADIVALOR, relative à l’élimination des déchets phytosanitaires, est un exemple de démarche volontaire qui progresse. Sa mise en œuvre a été décidée par les acteurs économiques du monde agricole pour assurer une gestion pérenne de la collecte et une valorisation des emballages vides en plastique (EVPP). Elle doit également élaborer un plan d’élimination sur 4 ans des stocks accumulés de produits phytosanitaires non utilisables (PPNU) et mettre en place une filière autonome et durable de récupération. Pour les EVPP comme pour les PPNU, les tendances observées en 2004 confirment la participation croissante des utilisateurs (taux de collecte de 25 à 35% en Deux-Sèvres et de 35 à 45% dans le reste de la région).
  • D’autres opérations notamment de démonstrations de mise en balles et de valorisation des bâches sont mises en œuvre.

Ainsi, pour améliorer la situation dans le domaine des déchets en région, il est nécessaire de mettre en place et de renforcer les actions de prévention et les actions d’information et de sensibilisation auprès des citoyens mais aussi auprès des pouvoirs publics, des industriels, de la grande distribution, des artisans et commerçants sur la gestion des déchets. Il convient également en parallèle d’optimiser les équipements et les services sur le territoire. Ces démarches permettraient d’améliorer les comportements et réduiraient les réactions de rejet face à l’installation d’une nouvelle unité de traitement de déchets.

  • Biodéchets : Fraction putrescible des OM (déchets de cuisine et certains déchets verts des ménages présents dans la poubelle) ainsi que les papiers-cartons (ADEME, 2000).
  • Collecte sélective : Elle consiste à collecter les OM préalablement séparées par les ménages, afin de permettre leur valorisation optimale ou un traitement spécifique. La collecte se fait en porte à porte (utilisation à domicile par les usagers de bacs, caissettes ou sacs ramassés à la porte de leur domicile) ou en apport volontaire (obligation pour les usagers de se déplacer jusqu’à des bornes de collecte).
  • Compostage : Transformation, en présence d’eau et d’oxygène, de déchets organiques par des micro-organismes (champignons microscopiques, bactéries…), des vers de terre, etc. en un produit comparable à l’humus utile en agriculture et en jardinage : le compost. Le compostage peut se pratiquer dans des installations collectives (plates-formes de compostage) ou individuellement dans le jardin (compostage en tas ou en composteur) (ADEME [2], 2000).
  • Décharge : La Directive n°1999/31/CE du Conseil du 26 avril 1999 définit la décharge comme "tout site d’élimination des déchets par dépôt, sur ou dans la terre (c’est à dire en sous-sol), y compris : les décharges internes (c’est à dire les décharges où un producteur de déchets procède lui-même à l’élimination des déchets sur le lieu de production), et un site permanent (c’est à dire pour une durée supérieure à un an) utilisé pour stocker temporairement les déchets."
  • Déchèteries : Ces espaces clos et gardiennés sont pourvus de conteneurs spécifiques (déchets verts, déchets de bois, papier/carton, ferrailles, tout-venant, gravats…), dans lesquels les particuliers et les professionnels peuvent déposer leurs déchets par catégories. Parfois, les déchèteries recueillent également les produits toxiques et leurs emballages (reconnaissables à la croix noire sur un fond rouge, ou inversement, sur l’emballage) pour être traités selon leur niveau de toxicité.
  • Déchets d’activités de soins : Les DAS sont issus des activités de diagnostic, de traitement, menées par la médecine humaine et vétérinaire, mais également des activités d’enseignement, de recherche, de production industrielle ou de thanatopraxie. Les DAS regroupent 4 catégories de déchets : les déchets d’activités de soins non contaminés et assimilables aux ordures ménagères (plâtre, couches, restes de repas…), les déchets à risques chimiques et toxiques, les déchets radioactifs et les DASRI.
  • Déchets industriels banals : Les DIB sont des déchets ni inertes, ni dangereux, produits par les industriels, les artisans, les commerçants, les écoles, les services publics, les hôpitaux et le secteur tertiaire et dont le traitement peut éventuellement être réalisé dans les mêmes installations que les ordures ménagères. La catégorie des DIB se scinde en 2 sous-parties, selon qu’ils sont collectés avec les ordures ménagères ou de manière spécifique. La catégorie des DIB englobe des déchets de toutes natures : des déchets et sous-produits du bois / des métaux / des papiers-cartons / des emballages industriels / du verre / des plastiques / des déchets électriques et électroniques / des textiles / des caoutchoucs et pneumatiques usagés / des huiles alimentaires et corps gras.
  • Déchets industriels spéciaux : Les DIS regroupent les déchets dangereux autres que les déchets dangereux des ménages et les déchets d’activités de soins et assimilés à risques infectieux. De par leur concentration plus ou moins forte en éléments nocifs, ils présentent certains risques pour l’environnement et la santé humaine. Le caractère dangereux est défini par le Décret n°2002-540 du 18 avril 2002. La catégorie des DIS est très diversifiée puisqu’elle regroupe notamment : des déchets de cuisson, fusion et incinération / des eaux mères / des solvants usagés / des déchets de peintures, vernis et encres / des déchets minéraux solides / des huiles usagées / des déchets minéraux liquides et boueux / des matériaux et matériels souillés / des boues d’apprêt et de travail des matériaux / des déchets de préparation et revêtement de surface / des déchets minéraux solides / des déchets de traitements de dépollution et de préparation de l’eau / des rebuts divers.
  • Déchets inertes : "Déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou biologique importante. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d’autres matières avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine." (Directive n°1999/31/CE du Conseil du 26 avril 1999). Ils sont essentiellement générés par les activités du bâtiment (construction, destruction…) et par l’exploitation de mines et de carrières (terrils, déblais, gravats…), bien que tous les déchets produits par ces activités ne soient pas strictement inertes (cas des plâtres).
  • Déchets ménagers spéciaux : Les DMS sont des déchets des ménages qui ne peuvent être pris en compte par la collecte usuelle des ordures ménagères, sans créer de risques pour les personnes ou pour l’environnement. Ces déchets peuvent être explosifs, corrosifs, toxiques, irritants, comburants, facilement inflammables ou d’une façon générale dommageables pour l’environnement. Il s’agit des vernis, peintures, huiles de vidange ou de friture, produits d’entretien ou de bricolage, bombes aérosols, piles, batteries, produits pharmaceutiques, etc.
  • Déchets radioactifs : Toutes matières dont l’utilisation ultérieure n’est pas prévue et qui contient un ou plusieurs nucléides, dont l’activité ou la concentration ne peut être négligée du point de vue de la radioprotection.
  • Déchets verts : Il s’agit des résidus végétaux issus de l’entretien et du renouvellement des espaces verts publics et privés (parcs et jardins, terrains de sport, etc. des collectivités territoriales, des organismes publics et parapublics, des sociétés privées et des particuliers) (ADEME [2], 2000).
  • Incinération : Technique d’élimination des déchets ménagers industriels ou hospitaliers (dans des conditions appropriées) qui consiste en leur combustion dans un four adapté aux caractéristiques de ceux-ci.
  • Ordures ménagères : Déchets issus de l’activité domestique des ménages et pris en en compte par les collectes usuelles ou séparatives. Elles sont composées par les ordures ménagères résiduelles, les recyclabes secs et les biodéchets (dont les déchets assimilés collectés en mélange aux déchets des ménages). (source : AREC Poitou-Charentes)
  • Recyclage : Le recyclage est le retour de produits, considérés auparavant comme des déchets, au sein d’une filière de production où la matière première est générée puis transformée en produits similaires. Le recyclage permet ainsi la réintroduction d’un matériau dans son propre cycle de production. Il existe 2 formes de recyclages : le recyclage matière (ou valorisation matière) et le recyclage organique également appelé compostage.
  • R.E.O.M. : Prévue par l’Article L.2333-76 du Code général des collectivités territoriales. Redevance payée par les usagers du service public d’élimination des déchets (ménages, administrations, commerces, entreprises...) en fonction de leur utilisation de ce service et collectée par la collectivité compétente en matière de collecte de déchets ménagers. Le produit total des recettes de la REOM équilibre la totalité des dépenses du service. L’institution de la REOM entraîne la suppression de la TEOM, de la redevance camping et de la redevance spéciale pour les déchets non ménagers.
  • Taux de recyclage matière : = tonnage de déchets recyclés matière / tonnage total de déchets collectés (en %).
  • Taux de recyclage organique : = (tonnage de déchets compostés – refus de compostage) / tonnage total de déchets collectés (en %).
  • Taux de valorisation : = taux de recyclage + taux de valorisation énergétique (en %).
  • Taux de valorisation énergétique : = (tonnage de déchets incinérés avec récupération d’énergie – sortie des installations) / tonnage total de déchets collectés (en %).
  • Taux d’enfouissement en classe 2 : = tonnage de déchets enfouis en CET de classe 2 / tonnage total de déchets collectés (en %).
  • T.E.O.M. : Taxe facultative, additionnelle à l’impôt foncier sur les propriétés bâties, prélevée par la collectivité qui assure la collecte des OM. La recette provenant de la TEOM peut couvrir tout ou partie du coût réel du service d’élimination des déchets ménagers.
  • Valorisation énergétique : Cette technique utilise les déchets combustibles en tant que moyen de production d’énergie, par incinération directe avec ou sans autres combustibles ou par tout procédé, mais avec récupération d’énergie.
  • Valorisation : Terme général pour l’exploitation de déchets en profitant de leurs qualités, soit pour générer de nouveaux matériaux dans un cycle de production (recyclage), soit à d’autres fins (compost, énergie). Elle englobe ainsi le recyclage matière, le recyclage organique et la valorisation énergétique.