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Effets

Thème Bruit - Edition 2015
Nouveau !
Dernière mise à jour : Mars 2012
Le bruit dans l’environnement a des effets :
  • sur la santé
  • sur la faune
  • sur l’économie

Sur la santé

Les impacts sanitaires de l’exposition au bruit comprennent :

les effets auditifs (fatigue auditive, acouphènes, surdité réversible ou définitive) ;

les effets extra-auditifs (effets sur le sommeil, la sphère végétative, le système endocrinien, immunitaire et sur la santé mentale) ;

les effets subjectifs (effets du bruit sur les attitudes et le comportement, sur les performances et l’intelligibilité de la parole).

A ces effets s’ajoutent les effets liés à la combinaison avec d’autres agents : chaleur, médicaments…


Qui fait quoi ?

Les pôles de compétences « Bruit »
Les pôles de compétences bruit assurent la coordination des services de l’État et la réflexion sur le suivi de la politique publique nationale de lutte contre le bruit. Au plan national, les pôles de compétence sont soutenus par la Direction générale de la santé (ministère chargé de la santé) et la Mission bruit (ministère chargé de l’écologie et du développement durable).
Les pôles de compétence bruit sont des structures départementales de coopération, créées en 1992.
Ils ont été créés par le préfet de département et font l’objet d’un arrêté préfectoral. Lieu de concertation des acteurs locaux -publics ou privés - de la lutte contre le bruit, ils coordonnent :
- l’action et la réflexion des services de l’État
-l’amélioration des situations faisant l’objet de plaintes répétées
- l’information du public
- la formation et la sensibilisation des élus et des collectivités.

Participent généralement à cette structure les préfectures, les directions départementales des territoires, les agences départementales de santé, de la jeunesse et sport, de la sécurité publique, les inspections académiques, du travail, la gendarmerie, les services communaux d’hygiène, la direction de l’aviation civile et parfois les services judiciaires.


les Agences Régionales de Santé (ARS)
(Agences créées par la loi du 21 juillet 2009, anciennement DRASS)

Elles participent à la lutte contre le bruit. Par exemple, dans le cadre de l’application du plan régional santé-environnement, des actions sont menées visant la prévention des risques auditifs et le renforcement de l’expertise des publics exposés (musique amplifiée, infrastructures de transports terrestres…). Elles assurent aussi la continuité des missions de contrôle couvertes par le code de la santé publique (lutte contre les bruits de voisinage…).


Sur la faune

La communication acoustique chez les animaux est importante. Les fonctions de la communication acoustique sont nombreuses. Les deux plus importantes sont la défense du territoire et l’attraction des femelles. Il faut y ajouter la détection d’autres espèces, la reconnaissance parent-progéniture, la reconnaissance entre partenaires, la reconnaissance des voisins et des étrangers chez les espèces qui défendent un territoire, la diffusion de signaux de faim, de détresse ou d’alarme.

La quasi totalité des espèces sensibles aux sons appartiennent au groupe des Insectes et des Vertébrés.
Les taxons qui disposent de la meilleure ouïe sont les Diptères (mouches et moustiques) et les Orthoptères (criquets, sauterelles) chez les Insectes, et les Anoures (grenouilles, crapauds), oiseaux et mammifères chez les Vertébrés. Ce sont donc ces groupes qui sont les plus touchés par la pollution sonore.

De nombreuses études ont émis l’hypothèse que la pollution sonore est probablement le principal facteur qui contribue au déclin des populations d’Oiseaux. Les résultats principaux sont :

  • le bruit ambiant perturbe les oiseaux qui se basent sur des signaux acoustiques pour communiquer, pour fuir les prédateurs ou pour la recherche de partenaire en période de reproduction.
  • le bruit lié aux autoroutes influence négativement la répartition des oiseaux nicheurs.
  • Le bruit engendré par le trafic routier peut également affecter l’utilisation du territoire et induire des cycles perturbés dans l’activité de chasse de certains rapaces.
  • le bruit peut impliquer qu’un oiseau doive chanter plus fort pour se faire entendre ; cela augmente son métabolisme, engendre un surcroît de fatigue et lui demande de consacrer plus de temps à la recherche de nourriture.
  • un oiseau qui modifier son rythme de vie pour chanter en période calme et non à l’heure où son espèce a l’habitude de chanter constitue un stress important.

Le bruit dans l’environnement implique donc une nécessaire adaptation de la fréquence du chant. Mais toutes les espèces n’ont pas cette faculté d’adaptation, et le bruit urbain devient alors un facteur de réduction de la biodiversité.

→ Peu d’études ont été réalisées sur l’effet de la pollution sonore sur les Amphibiens. Néanmoins une étude a montré que le bruit engendré par les véhicules motorisés affecte la perception du chant des grenouilles et diminue ainsi le succès reproducteur de nombreuses espèces.

→ Une récente étude a également dénoncé l’impact négatif des bruits de la circulation sur les capacités prédatrices des chauves-souris. Les espèces les plus concernées par le bruit sont celles qui chasse à l’oreille, par audition directe (le Grand Murin par exemple).


Sur l’économie

Le coût social du bruit est la somme des coûts des dommages et de réduction de ces dommages, qui représentent un coût pour la collectivité.

Le coût des dommages

Cela peut être des dommages sur la santé de l’homme (les problèmes médicaux ont un coût) ou de son patrimoine (lorsque le bruit est important, les logements perdent de la valeur et les loyers baissent).

Calculer les sommes qui sont versées à des riverains en compensation de dommages est également une façon de révéler le coût que la collectivité reconnaît à des situations bruyantes.

En Suisse, par exemple, une étude menée sur le sujet a montré que les nuisances sonores occasionnaient des coûts supérieurs à un milliard de francs par an. Les postes les plus lourds sont en effet la perte de valeur des biens immobiliers, les pertes de loyers et les conséquences économiques de problèmes de santé dus au bruit. Cette somme n’inclut pas les répercussions économiques du trafic aérien, des pertes de gain dans le tourisme, des baisses de rendement au travail, ni les coûts de la fuite devant le bruit.

Des méthodes de monétarisation des coûts des nuisances sonores sont également utilisées par l’Institut d’Urbanisme de Paris. Des évaluations sur le coût social des avions aux abords des grands aéroports sont aussi réalisées.

Le coût de réduction des dommages

Les travaux réalisés pour la résorption des points noirs bruits ou pour l’isolation de bâtiments ont un coût.

Les ratios utilisés aux fins de programmation de travaux sont généralement :

  • 600 € HT pour un m2 d’écran acoustique ou 1 800 € HT/ml d’écran (sur la base d’une hauteur de 3 m de haut) ;
  • 50 € HT pour un m3 de merlon ou 900 € HT/ml de merlon (sur la base d’une hauteur de 3 m de haut).
  • 10 000 € HT pour le traitement de façade d’une maison individuelle (changement des ouvertures exposées) ;
  •  Pour aller plus loin

Sur les effets du bruit sur la santé :

Sur le Qui fait quoi en santé dans le domaine du bruit ? :

Sur les effets du bruit sur la faune :

Sur le coût des dommages dus au bruit :

  • Acoustique : Science qui traite du son et du bruit, y compris sa production, sa transmission et ses effets.
  • Bruits, Bruit : Phénomène acoustique produisant une sensation auditive considérée comme désagréable.
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