L’ENVIRONNEMENT EN POITOU-CHARENTES (http://www.environnement-poitou-charentes.org) L'Etat - membre fondateur Région Nouvelle-Aquitaine
Accueil du siteLa situationAirPression
La situation
Air
Pression

Bilan des polluants

Thème Air ambiant - Edition 2015
Nouveau !
Dernière mise à jour : 06/09/2005

L’inventaire des émissions dans l’air par grands secteurs d’activités régionales concerne les substances suivantes : SO2, NOx, COVNM, CO, NH3. Il a été établi pour l’année civile 1994 par le CITEPA. Les résultats sont présentés selon une classification des sources comportant 2 niveaux : secteurs principaux (extraction et transformation d’énergie, résidentiel / tertiaire / commercial / institutionnel, industrie et traitement des déchets, agriculture / sylviculture, transports routiers, transports non routiers et autres secteurs nature compris) et sous-secteurs.

Les méthodes utilisées pour dresser un tel inventaire font appel à des modèles statistiques (unifiés au plan national et international) utilisés dans les systèmes CORINAIR et COPERT pour le trafic routier. Les marges d’incertitude sont importantes, particulièrement pour des polluants primaires comme les oxydes d’azote (15%) et les composés organiques volatils (30 à 50%) qui conditionnent l’apparition de l’ozone, polluant principal de la région Poitou-Charentes. Ainsi que pour l’ammoniac, dont l’incertitude est de 30 à 50%.

Le dioxyde de soufre

D’après les données du CITEPA (PRQA), les transports routiers, l’industrie et le traitement des déchets sont les principales sources de pollution de SO2. Mais ces rejets ne constituent pas et ne devraient pas constituer un problème pour la qualité de l’air en Poitou-Charentes, notamment grâce au carburant diesel mieux désulfuré à partir de 2000 et aux émissions industrielles qui devraient continuer à diminuer.

Emissions SO2
Emissions SO2

Les oxydes d’azote

Les émissions de NOx sont, en Poitou-Charentes, faibles en général, sauf dans les unités urbaines où des concentrations élevées peuvent poser problème. La densification du transport automobile sur les agglomérations constitue la cause majeure et permanente de l’émission de NOx. Pour La Rochelle et surtout Poitiers, l’influence des transports est écrasante (74,3% et 83,4%).

Emissions NOx
Emissions NOx

Les composés organiques volatils non méthaniques

L’émission des COVNM en Poitou-Charentes, correspond à des valeurs moyennes à l’hectare faibles, comparées à l’Ile de France par exemple. Par contre, une grande dispersion des valeurs, selon la densité de peuplement, est à noter. Au même titre que le NOx, cette dispersion reflète l’importance du trafic routier dans ces concentrations (61,7% des émissions dans l’unité urbaine de Poitiers sont dues aux transports routiers).

Les émissions de COVNM sont aussi liées localement à la présence d’activités industrielles spécifiques : imprimeries à Angoulême, industrie du Cognac dans la région cognaçaise...

Emissions COVNM
Emissions COVNM

Le monoxyde de carbone

D’après les calculs du CITEPA, 70% du CO émis en Poitou-Charentes provient des transports routiers. Le reste (30%) est émis par l’agriculture et par le chauffage des logements. La faible valeur moyenne régionale des émissions de CO par hectare ne doit pas cacher la variabilité spatiale des valeurs, en particulier pour La Rochelle et Poitiers où la valeur de 2,5 t/an/ha est atteinte.

Emissions CO
Emissions CO

L’ammoniac

L’inventaire CITEPA indique un tonnage d’émission de 33 250 t/an d’ammoniac pour la région. La moitié de ce tonnage est émis par les Deux-Sèvres avec pour ce département, une prédominance nette pour l’arrondissement de Bressuire (40,8 kg/ha/an), du fait de la prédominance de l’agriculture dans ce secteur.

Emissions NH3
Emissions NH3
  •  Voir sur l'Environnement en Poitou-Charentes : les éléments de Contexte régional associés
  •  Pour aller plus loin
  • Dioxyde de soufre : Le SO2 est un marqueur traditionnel de la pollution d’origine industrielle, il provient de la combustion des fiouls, des charbons et du gazole contenant des impuretés soufrées. En brûlant, ces combustibles libèrent du soufre qui se combine avec de l’oxygène de l’air pour former du SO2.
  • Oxydes d’azote, NOx : Monoxyde d’azote (NO), dioxyde d’azote (NO2), protoxyde d’azote (N2O). Certains de ces composés sont formés à haute température dans des réactions entre l’azote et l’oxygène de l’air, qui sont favorisées par les hautes températures atteintes au cours de la combustion des combustibles fossiles. Ils sont principalement émis par les véhicules automobiles, les installations de combustion et certains types d’industries. L’émission de ces gaz constitue une pollution importante, à l’origine, notamment, des pluies acides (via l’acide nitrique). Ils contribuent à la formation d’ozone dans la troposphère. Au niveau de la stratosphère, en revanche, leur présence participe à la destruction de la couche d’ozone. La plupart des oxydes d’azote sont gazeux à température ordinaire. Les sources naturelles sont, à l’échelle planétaire, les orages, les éruptions volcaniques et les activités bactériennes qui produisent de très grandes quantités d’oxydes d’azote. Toutefois, en raison de la répartition de ces émissions sur la surface terrestre, les concentrations atmosphériques naturelles d’oxydes d’azote demeurent très faibles par comparaison aux sources relatives à l’industrie humaine.
  • Ammoniac : L’ammoniac est un gaz incolore à odeur caractéristique forte. C’est un irritant des yeux et des voies respiratoires. Il est toxique à forte concentration et très soluble dans l’eau. Les concentrations atteintes dans l’air dépassent rarement le seuil de détection olfactive et elles ne représentent qu’un risque d’impact sur les milieux.
  • Composés organiques volatils non méthaniques, COVNM : Les composés organiques volatils non méthaniques ont des origines diverses, l’agriculture produit des COVNM par le biais de l’activité vinicole (éthanol) en Poitou-Charentes.
  • COPERT : COmputer Program to calculate Emissions from Road Transport.
  • CORINAIR : Coordination de l’information sur l’environnement dans le domaine de l’air (inventaire CITEPA à l’échelle Européenne).
  • Monoxyde de carbone, CO : Gaz incolore et inodore, peu soluble dans l’eau, très toxique (il bloque le site de l’oxygène dans l’hémoglobine provoquant ainsi l’asphyxie). Il provient de la combustion incomplète des combustibles et carburants. Il constitue un bon indicateur d’exposition à la circulation automobile.
  • Ozone :

    Gaz bleu, odorant et toxique. Polluant secondaire, c’est à dire qu’il n’est pas rejeté directement dans l’air, mais qu’il résulte de la transformation par réaction chimique des gaz précurseurs d’origine automobile et industrielle (NOx, hydrocarbures et CO) initiés par les rayons ultraviolets émis par le soleil. Polluant de la troposphère. Sa concentration a crû de manière significative dans les cinquante dernières années. Dans la stratosphère, l’ozone est formé par dissociation de l’oxygène sous l’effet des rayons ultraviolets du rayonnement solaire. La destruction de la couche d’ozone stratosphérique est liée à la pollution atmosphérique.

    NO2 + O2 → NO + O3

  • PRQA : Le Plan Régional pour la Qualité de l’Air fixe les orientations de la qualité de l’air, il doit être élaboré dans le cadre des dispositions de la Loi n°96-1236 du 30 décembre 1996.
Publications | Plan du site | Mentions légales | Cadenas fermé