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11 - Le milieu marin

Thème Patrimoine naturel - Édition 2013
  • Ouvrage de 251 pages
  • au format A4
  • disponible en version papier ou téléchargeable en PDF.
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Généralités

Les marais littoraux de Charente Maritime
Les marais littoraux de Charente Maritime
Atlas cartographique : Patrimoine Naturel

A l’échelle du globe, le milieu marin couvre près de 71 % de la surface totale, c’est dire l’importance de ce vaste espace par rapport aux milieux continentaux.
C’est un environnement complexe, siège de nombreux processus : érosion, transport, sédimentation...
Les êtres vivants y ont un rôle majeur tant l’équilibre de cet espace est fragile ; un immense réseau de chaînes alimentaires est mis en place. D’autre part, une importante diversité de milieux, d’habitats, d’espèces floristiques et faunistiques y est recensée, faisant du milieu marin un espace riche et remarquable. Ce milieu n’ est cependant pas sans limite : pollutions, diminution de l’abondance des espèces marines, activités anthropiques... Diverses actions sont par conséquent mises en œuvre pour tenter de réduire les pollutions ou de limiter la part des ressources prélevées par l’Homme dans le milieu par exemple.

En Poitou-Charentes, les paysages littoraux sont des milieux essentiels tant pour la sauvegarde d’une biodiversité remarquable et de milieux riches que pour le développement économique de la région.


Les eaux littorales

Les eaux littorales sont le siège de nombreux processus, de nombreuses réactions physico-chimiques... Elles ont également un rôle d’habitat pour de nombreux organismes comme le plancton par exemple. Ces eaux complexes sont liées à de nombreux facteurs tels que le climat, la physico-chimie, les astres (Lune et Soleil), la qualité des eaux fluviatiles issues du continent, mais de plus en plus le niveau d’occupation des terres du littoral par l’urbanisation, les ports,...

Les paramètres de l’eau de mer

Deux paramètres physico-chimiques sont importants lorsque l’on veut caractériser une eau de mer : la température et la salinité. Ces deux facteurs conditionnent en effet le développement des espèces faunistiques et floristiques présentes dans les eaux.

La température :

La température est un paramètre symbolisant les échanges atmosphère-océan. Elle varie en fonction de la profondeur. En effet, il apparaît que dans la partie supérieure des océans (couche de surface allant d’environ 50 à 200 mètres) les températures soient plus élevées, les valeurs sont proches de celles observées dans les 50 premiers mètres de l’océan.

La couche thermocline située à une profondeur variant de quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de mètres de profondeur montre une décroissance rapide des valeurs de température avec la profondeur. De fortes variations thermiques peuvent donc être observées au niveau de cette seconde couche en fonction des saisons, de la latitude...

La zone profonde indique, quant à elle, des températures peu élevées mais globalement homogènes. Il est à noter que des remontées d’eau froide venant des profondeurs peuvent subvenir dans la zone de surface. Ce phénomène est nommé upwelling.

La salinité :

La salinité, ou quantité de sels dissous dans un liquide, est un marqueur du mélange eau douce/eau salée. Elle est alors fonction des apports en eau douce provenant des estuaires, sur le littoral charentais ainsi que du cycle des marées. On considère que l’océan contient en moyenne 35 grammes de sel par kilogramme d’eau de mer.

En Poitou-Charentes, l’IFREMER mesure la salinité de l’eau de mer du littoral charentais au niveau de différents sites notamment au niveau du site d’Agnas (situé entre l’estuaire de la Seudre et l’île d’Oléron), du pertuis breton et de l’estuaire de la Charente (site de Lupin). Des mesures journalières sont effectuées afin de caractériser l’état et l’évolution des eaux littorales de la côte charentaise.

IFREMER - Situation hydrologique des pertuis Charentais

La composition chimique de l’eau de mer :

L’eau de mer est majoritairement composée d’eau et de sels et contient également différentes substances mais dans une moindre mesure. Les constituants majeurs de l’eau de mer pure sont les suivants : chlore, sodium, magnésium, sulfate, calcium, potassium, bicarbonate, brome, acide borique, carbonate et fluor. C’est la présence de tous ces constituants dans l’eau de mer qui va engendrer de nombreux processus physico-chimiques dans les milieux littoraux. Il est à noter que c’est l’association du sodium Na+ et du chlore Cl- qui donne le chlorure de sodium ou sel marin, celui-ci est ensuite extrait des marais salants.

Les paramètres biologiques :

La combinaison de certains paramètres des eaux littorales et la très grande variabilité de chacun peuvent engendrer certaines conséquences sur les milieux et la biodiversité comme par exemple la dégradation de la qualité trophique du milieu ou la diminution de l’abondance de certaines espèces animales.

Ces deux paramètres biologiques (qualité et abondance) peuvent par exemple être suivis grâce à l’étude de la chlorophylle et du phytoplancton afin d’évaluer l’état et l’évolution des eaux littorales et des milieux marins. En effet, une partie des éléments nutritifs utilisés pour le développement du phytoplancton, servant lui-même à nourrir les espèces animales des eaux littorales telles que les huîtres ou les moules par exemple, est contenue dans les eaux douces continentales arrivant au littoral. Ainsi, l’étude du phytoplancton et de la chlorophylle (renseignant de l’état de la ressource alimentaire) est primordiale en vue de suivre le potentiel pour la conchyliculture à l’échelle du littoral charentais.

Les milieux de vie : eaux littorales et biodiversité

Deux milieux de vie peuvent être différenciés pour les espèces marines au niveau des mers et des océans : le domaine benthique et le domaine pélagique.

Le domaine benthique

Le domaine benthique est relatif au fond de la mer ou benthos. Il qualifie en effet les organismes qui vivent sur ou près du substrat des milieux aquatiques. Ce domaine est fonction de la nature du fond (meuble ou induré). En outre, il présente une richesse importante en nutriment permettant l’alimentation des espèces. De plus, les rayons lumineux peuvent y pénétrer si le substrat se trouve à une faible profondeur, induisant des processus de photosynthèse.

Ce domaine peut être subdivisé en 4 zones majeures :
> la zone littorale : cette zone située le plus proche de la surface ( jusqu’à 50 mètres de profondeur) laisse entièrement pénétrer la lumière induisant ainsi le développement d’une production primaire comme les algues par exemple. La zone littorale peut être divisée en différentes parties en fonction de l’éloignement à la côte : supratidal le plus près des côtes, intertidal et subtidal le plus loin des côtes.
> la zone néritique : la zone néritique est la région des océans qui est située près des côtes. Les zones néritiques sont des zones marines généralement peu profondes pouvant être pénétrées par la lumière.
> la zone abyssale (4 000 à 6 000 m) : la zone abyssale est relative au plancher océanique, celui-ci est en moyenne situé à 4500 mètres de profondeur. La vie est abondante sur le benthos de ce milieu (foraminifères, bactéries...)
> la zone hadale : cette zone correspond aux fosses océaniques créées par phénomène de subduction. Ce milieu est encore peu connu car situé à des profondeurs importantes (plus de 6 000 mètres de profondeur).

Divisions océaniques
Divisions océaniques

Au sein des ces différentes zones, divers types d’organismes pourront être observés en fonction de leur milieu de vie privilégié avec des espèces préférant en effet vivre soit à proximité du fond, soit directement sur le substratum, soit dans le substratum.

Ces organismes benthiques peuvent de plus être distingués en fonction de leur taille : microbenthos, meiobenthos, macrobenthos.

Ils peuvent également être différenciés en fonction de leur mobilité ou de leur immobilité :
> le benthos sessile : il regroupe les organismes fixés à la surface du substrat comme les algues ou les spongiaires, ou pivotants c’est-à-dire enracinés dans le substrat meuble comme les polychètes et les cnidaires.
> le benthos vagile : il est relatif aux espèces libres mais qui ne s’éloignent pas du fond. C’est par exemple le cas des gastéropodes, des échinodermes, des décapodes ou de certains poissons.

Le domaine pélagique

En océanographie biologique, le domaine pélagique est le domaine comprenant la totalité des eaux marines sans relation avec le fond. En général, on oppose le domaine pélagique à la zone benthique, située à l’interface entre les sédiments déposés sur les fonds marins et l’eau.

Il peut être divisé en différentes parties en fonction de la profondeur et des caractéristiques écologiques de chacune d’elle telles que :
> la zone épipélagique (de la surface à 100 m) : cette zone de surface laisse passer les rayons lumineux. Une concentration des espèces animales et végétales peut donc y être observée.
> la zone mésopélagique (100 à 500 m) : quelques rayons lumineux sont capables de traverser cette zone mais ne suffisent pas à enclencher des processus de photosynthèse permettant le développement de la vie marine.
> la zone infrapélagique (500 à 1 000 m) : le phytoplancton y est totalement absent.
> la zone bathypélagique (1 000 à 3 000 m) : cette partie de l’océan est pratiquement sombre. Des calmars ou encore des cachalots peuvent y être observés.
> la zone abyssopélagique (3 000 m à 8 000m) : dans cette zone sans lumière, quelques espèces ont pu être répertoriées mais restent encore peu connues.
> la zone hadopélagique (de 8 000m jusqu’à 11 000 m) : cette zone très profonde est encore peu connue à l’heure actuelle.

La zone épipélagique est celle qui est la plus influencée par les mouvements de la mer (vagues, marées, courants de marée et courants généraux) ainsi que par les changements climatiques, particulièrement marqués sur la partie peu profonde du secteur néritique.

La zone épipélagique est aussi celle où la lumière solaire pénètre, jusqu’à une profondeur qui varie de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres suivant la turbidité des eaux. La lumière solaire est suffisante pour l’activité de photosynthèse (production primaire) uniquement dans la partie supérieure de cette zone, appelée zone euphotique ou zone photique.

Les espèces planctoniques qui vivent dans le domaine pélagique sont des organismes dont les mouvements sont insignifiants par rapport à ceux des courants. Ces organismes peuvent être différenciés selon leur taille tels que :
> le picoplancton : bactéries
> le nanoplancton : coccolithophoridés, diatomées, dinoflagellés
> le microplancton : foraminifères, diatomées, radiolaires, copépodes
> le mésoplancton : copépodes, ptéropodes, larves
> le macroplancton : méduses, larves de poisson
> le mégaloplancton : méduses, crustacés, grandes algues

Le plancton prolifère en masse dans la zone de surface, zone euphotique et dans la couche située juste en-dessous. La zone euphotique descend au plus jusqu’à 120 m environ. Les variations saisonnières de température y sont importantes. C’est la zone la plus riche du point de vue biologique : phytoplancton, zooplancton, coraux dans les régions tropicales ou forêts d’algues peuplées de petits invertébrés ou de poissons.

Méduse commune
Méduse commune

D’autres organismes sont associés au plancton mais peuvent être différenciés par leurs caractéristiques particulières :
> le necton : il correspond à l’ensemble des espèces vivants en pleines eaux et se déplaçant activement contre les courants marins comme les poissons pélagiques, les mammifères marins, les céphalopodes ou les crustacés.
> le tripton : il rassemble les organismes supposés morts , d’origine minérale ou organique.
> le seston : il regroupe à la fois le plancton et le tripton c’est-à-dire l’ensemble des particules en suspension dans l’eau (mortes ou vivantes, organiques ou inorganiques).

Les mouvements de la mer

Plusieurs phénomènes peuvent être observés lors des mouvements de la mer. Ils peuvent être de fréquence variable ou régulière, de faible ou grande ampleur...

Les marées

Ces phénomènes périodiques correspondent à des mouvements oscillatoires montants et descendants, contrôlés par des forces de gravitation provenant de la lune et du soleil. En effet, lors de la pleine lune et de la nouvelle lune par exemple, les marées auront une plus grande amplitude (période dite de vives eaux) alors que lors du premier et du dernier quartier, l’amplitude sera la plus faible (période de mortes eaux).

Ce cycle peut avoir lieu une à deux fois par jour en fonction des solstices d’hiver et d’été (marées les plus faibles) et des équinoxes de printemps et d’automne (marées les plus fortes).

Différents types de marées peuvent donc être différenciés tels que :
> diurnes : marées pour lesquelles on observe une pleine mer et une basse mer par jour.
> semi-diurnes : marées pour lesquelles on observe deux pleines mers et deux basses mers par jour. Ce type de marées est fréquent dans l’Atlantique et dans la Manche.
On y associe un coefficient de marée qui correspond à l’ampleur de la marée par rapport à sa valeur moyenne.
> semi-diurnes à inégalité diurne : ce type de marée est intermédiaire aux deux autres types précédents.
On observera ainsi deux pleines mers et deux basses mers par jour mais dont les hauteurs pourront être différentes.
> mixtes : Il s’agit d’un autre cas intermédiaire pour lequel le type diurne reste prédominant. On observera ainsi deux pleines mers et deux basses mers par jour ou bien une pleine mer et une basse mer par jour, en fonction de la position de la lune.

Les houles et les vagues

Les vagues correspondent à des mouvements ondulatoires de la surface d’un océan, d’une mer ou d’un lac. Ces phénomènes ont pour origine principale le vent. Ils peuvent en effet être conditionnés par la force du vent, sa durée et son étendue sur la surface océanique.

La hauteur d’une vague sera généralement inférieure à dix fois, en centimètre, la vitesse du vent en kilomètres par heure. La houle correspond, quant à elle, à un ensemble de vagues enclenchées sur plusieurs kilomètres. Elle est caractérisée par sa direction et par sa hauteur. La houle est généralement causée par des courants atmosphériques éloignés.

Les courants marins

Les courants marins correspondent au déplacement de masses d’eau océaniques. Ils sont caractérisés par la vitesse, le volume d’eau transporté ou débit et la direction.

Les courants de surface sont distingués des courants profonds n’ayant pas la même origine : les courants de surface sont généralement liés au vent alors que les courants profonds sont fonction des différences de densité existantes dans les eaux marines.


Le littoral picto-charentais

Le littoral peut être défini comme un vaste espace compris entre une étendue maritime et un continent, il peut donc être assimilé à un écotone.

Cette localisation géographique particulière lui confère un environnement spécifique marqué par des paysages littoraux largement diversifiés (îles, côtes rocheuses, estuaires, pertuis, marais, dunes, falaises...) et par des écosystèmes caractéristiques induisant bien souvent une richesse écologique remarquable. De nombreuses activités peuvent être développées autour du littoral telles que des activités touristiques, aquacoles, commerciales...

L’espace littoral de Poitou-Charentes représente un enjeu fort pour la région. En effet, avec sa façade continentale de 440 km bordant la Charente-Maritime (soit 6 % du littoral français), les îles de Ré, Oléron, Aix et Madame, ce vaste espace est le siège de nombreuses activités telles que la conchyliculture, la pêche ou le tourisme.

Trois pertuis (zones abritées par les îles et le continent) sont délimités sur la côte littorale : le pertuis breton, le pertuis d’Antioche et le pertuis de Maumusson dont l’ensemble forme ce qu’on nomme les pertuis charentais.

Une partie de la ressource en eau du littoral est également présente sous forme de zones humides (environ 11 % de la surface littorale) tout comme les eaux continentales. On peut par exemple citer les marais de la Charente-Maritime.

Comme pour les autres ressources en eau, le littoral souffre de l’intervention de l’Homme (pression des usages, aménagements...) engendrant alors de nombreuses pollutions plus ou moins menaçantes pour l’ensemble des milieux associés à ce littoral.

Les pertuis

Les pertuis sont définis comme des zones maritimes abritées, délimitées généralement par une île et un continent ou par deux îles. Ces mers intérieures sont des axes de navigation privilégiés sur le littoral.

Forts d’une grande variété de faciès naturels et de caractéristiques écologiques particulières, ils présentent une faune et une flore, ainsi que des habitats spécifiques, liés en partie aux influences à la fois marine et continentale.
Ce sont donc des milieux majoritairement riches et productifs, possédant des intérêts aquacoles, touristiques et écologiques majeurs.

Citons par exemple les pertuis charentais qui s’étendent au large des côtes de Vendée et de Charente-Maritime.

Les pertuis charentais sont un vaste espace recevant les eaux de différents cours d’eau majeurs de la région Poitou-Charentes dont la Charente et la Sèvre-Niortaise. La qualité du milieu sera donc fonction à la fois de la qualité des eaux littorales mais également de la qualité des eaux continentales. Diverses activités d’exploitation sont associées aux pertuis charentais dont certaines ont une importance majeure : élevage d’huîtres et de moules très développé, développement d’aquaculture nouvelle, pêche artisanale, zone de frayères pour certaines espèces de poissons...

Iles et pertuis de Poitou-Charentes
Iles et pertuis de Poitou-Charentes

Les pertuis et la biodiversité

C’est un des deux sous-ensembles du système Pertuis-Gironde, système renommé par sa grande diversité faunistique et floristique liée au brassage des eaux marines associées aux apports de l’estuaire.

Les pertuis charentais présentent un intérêt biologique et des caractéristiques écologiques majeures. En effet, la mer des pertuis charentais et ses espaces littoraux possèdent de multiples faciès naturels côtiers, une grande variété d’unités paysagères littorales ainsi qu’une richesse floristique et faunistique importante.

Natura 2000 – Pertuis charentais

Ce site est remarquable par la qualité du milieu marin qu’il présente et sa forte productivité biologique qui permet la croissance de nombreuses espèces (par exemple des mollusques tels les huîtres, moules, coquilles Saint- Jacques, pétoncles, seiches,..., des poissons très divers).

C’est une zone où viennent grossir les juvéniles de plusieurs espèces pêchées dans le golfe de Gascogne, zone dite « nourricerie » : c’ est une des plus importantes du littoral atlantique français. Quelques espèces de vertébrés importantes y sont menacées telles que la tortue luth et le grand dauphin. L’alose feinte, l’esturgeon et la grande alose sont également recensés au sein de ces pertuis.

> Le pertuis breton

Ce détroit, situé entre la côte Nord-Est de l’île de Ré et le continent, représente une voie d’accès stratégique vers le port de la Rochelle.

Ce pertuis est fortement dominé par une activité conchylicole intense et particulièrement porté sur l’élevage de moules de bouchots. C’est en effet un des sites mytilicole les plus importants de la façade atlantique française.

Plus de 30 % de la surface du pertuis breton est occupée par des estrans vaseux, lieux de refuge et de nourriture pour la faune, à marée basse.

> Le pertuis d’Antioche

Le pertuis d’Antioche est lui situé entre le pertuis breton et le pertuis de Maumusson, séparant ainsi l’île de Ré de l’île d’Oléron.

> Le pertuis de Maumusson

Séparant l’île d’Oléron du continent, ce détroit est peu navigable en raison de fortes vagues et de courants très puissants. A noter que ces courants intenses peuvent engendrer un recul plus ou moins important des dunes environnantes vers l’intérieur des terres. Des sables mouvants sont également observés sur la grande plage de ce pertuis.

Les îles

> L’île de Ré

Malgré une faible superficie d’environ 85 km2, l’île de Ré se positionne comme un point stratégique en Poitou-Charentes grâce à des activités touristiques et aquacoles développées. En outre, elle présente une importante variété de paysages littoraux associée à une biodiversité remarquable.

Natura 2000 – Ile de Ré : Fiers d’Ars
Natura 2000 – Ile de Ré : dunes et forêts littorales

Cette île de l’Océan atlantique est située en face de La Rochelle, dans le département de la Charente-Maritime.

La côte Nord de cette île présente différents paysages tels que des plages, des dunes, de grandes baies, des falaises, des marais ou encore des pointes rocheuses. A marée basse, de nombreux parcs à huîtres sont visibles sur cette côte.

Un des paysages remarquables sur cette côte est le Fiers d’Ars, une grande baie de près de 800 hectares située au Nord Ouest de l’île, qui s’ouvre au Nord-Est sur le pertuis breton. C’est un des principaux sites centre-atlantiques de vasières et bancs de sables tidaux.

De nombreuses activités anthropiques y sont recensées notamment l’ostréiculture et la saliculture.

Cette baie, marquée par des fonds très vaseux, abrite une flore riche et de nombreux oiseaux (elle accueille principalement des limicoles et des canards et plus spécifiquement la sarcelle d’hiver, le héron cendré, ou le martin-pêcheur d’Europe,...). Une réserve naturelle a d’ailleurs été créée au Nord de cette baie pour assurer la protection des milliers d’oiseaux migrateurs qui transitent chaque année.

La côte Sud de l’île, tout comme la côte Nord, présentent différents paysages littoraux : dunes, plages, côtes basses...

D’un point de vue floristique, l’île de Ré est marquée par des espèces typiques des milieux dunaires telles que la linaire ou l’oeillet des sables par exemple. Des forêts de pin maritime et chêne vert essentiellement, couvrent quant à elles une large surface de l’île.

A noter également l’existence du cynoglosse des dunes (Omphalodes littoralis), espèce patrimoniale protégée à l’échelle nationale et européenne.

Les marais de l’île présentent eux aussi une flore bien spécifique avec la présence notamment de la salicorne, de la lavande de mer ou encore de la moutarde noire.

> L’île d’Oléron

L’île d’Oléron, deuxième plus grande île française par sa superficie (environ 174 km²), se localise entre le pertuis d’Antioche et celui de Maumusson.

Natura 2000 – Marais de Brouage et île d’Oléron

Située face aux estuaires de la Charente et de la Seudre, l’apport en eau douce a permis un développement important de l’ostréiculture sur la côte Est de l’île. D’anciens marais salants ont en outre été transformés en claires d’affinage favorisant ainsi l’élevage des huîtres notamment celles de Marennes-Oléron.

Comme pour l’île de Ré, différents paysages et milieux littoraux se succèdent le long de cette île induisant une biodiversité particulière par endroit et le développement de nombreuses activités humaines.

C’est en effet un site régional riche en terme de biodiversité, marqué par une vaste forêt de pin maritime et de chêne vert dont la couverture totale est proche de celle observée dans le département de la Charente-Maritime, par des marais, bas-marais et tourbières, ou bien encore par des près salés.

Les forêts jouent un rôle essentiel sur cette île aussi bien pour l’activité économique (valorisation touristique) que pour la protection des milieux et des espèces associées.

D’importantes formations dunaires caractérisent cette île dont les dunes grises qui sont des dunes côtières à végétation herbacée. La teinte grisâtre de ces dunes est tout simplement donnée par les lichens qui recouvrent généralement ces milieux.

Une végétation dont les espèces se retrouvent habituellement sur les maquis et les garrigues peut être observée sur cette île.

Deux espèces remarquables peuvent être observées : le cynoglosse des dunes (Omphalodes littoralis) et le liparis de Loesel (Liparis loeselii).

En terme d’espèces faunistiques, on dénote la présente de la barbastelle, de la loutre ; du grand et du petit rhinolophe du côté des mammifères ; de la cistude d’Europe pour ce qui est des reptiles ; du lucane cerf-volant, de la rosalie des Alpes et du vertigo des moulins au niveau des invertébrés.

De nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs et hivernants sont également recensées en raison du vaste complexe de marais (prairies humides, marais salants, vasières, lagunes, estuaires...) existant entre l’île d’Oléron et le marais de Brouage, comme la bernache cravant, la barge rousse, le busard des roseaux ou bien encore le grand gravelot.

> L’île d’Aix

Cette petite île de près de 119 hectares représente la plus petite commune du département de la Charente-maritime. Elle se situe entre le pertuis d’Antioche, l’île d’Oléron et Fouras et est séparée du continent par un détroit d’environ 6 kilomètres.
L’ ostréiculture domine les activités tout comme le tourisme qui tient une place importante dans l’économie de cette île.

> L’île Madame

La plus petite des 4 îles charentaises (0,78 km2), l’île Madame, se situe sur la rive gauche de l’estuaire de la Charente. Elle est reliée au continent, uniquement à marée basse par un cordon de sable et de galets.

Les paysages littoraux de cette île sont dominés par des plages, des rochers et quelques falaises.

Comme pour les 3 autres îles, l’ostréiculture tient une place importante dans l’économie, ainsi que l’aquaculture. Les espèces issues des activités maritimes de l’île sont les suivantes : huîtres, palourdes, bars, salicornes...

Les estuaires

Un estuaire est défini comme la partie terminale d’un fleuve, de forme évasée et où une remontée de la mer est visible à marée haute. C’est en fait une zone de transition entre les eaux douces et les eaux marines induisant des propriétés physico-chimiques très variables dans le temps et l’espace. L’ estuaire est donc un écotone pour lequel il est difficile de donner une limite spatiale.

Chaque estuaire est donc particulier et fonction des propriétés des eaux douces du fleuve et des propriétés des eaux littorales. Les courants associés au climat et au vent jouent un rôle important dans le façonnement des paysages et des milieux estuariens. Pour maîtriser les phénomènes qui s’y produisent, l’Homme réalise depuis longtemps de nombreuses modifications (fixation des berges et des chenaux par exemple) et aménagements (ports, chenaux, canaux) pouvant avoir autant d’effets bénéfiques que néfastes sur les milieux.

Les estuaires et la biodiversité

Du fait de cette instabilité morphologique, les estuaires sont le siège d’écosystèmes bien spécifiques, généralement riches en biomasse, à l’origine de nombreuses chaînes alimentaires.

Les habitats estuariens subissent de nombreux paramètres d’influence : la densité de l’eau, la salinité, la turbidité, la température... Ils constituent des zones de reproduction et de nourrissage privilégiées pour de nombreuses espèces (oiseaux, poissons...). Des espèces végétales endémiques peuvent y être observées comme l’Angélique des estuaires.

Marais salants (Ars-en-Ré)
Marais salants (Ars-en-Ré)

> L’estuaire de la Charente

L’ estuaire de la Charente correspond à la partie terminale de la Charente, fleuve d’environ 380 km prenant sa source en Haute-Vienne avant de traverser les départements de la Charente, de la Vienne et de la Charente-Maritime.

Cet estuaire, marqué par des hauts fonds signifiant que le fond marin est recouvert de très peu d’eau, fait face à l’île Madame dans l’Océan Atlantique.

Les activités ostréicoles sont fortement développées dans les zones marines littorales qui entourent cet estuaire puisque les eaux de la Charente apportent des éléments nutritifs qui favorisent la production primaire consommée par les huîtres élevées dans le bassin de Marennes-Oléron. Mais ces eaux contiennent aussi des contaminants chimiques, issus des activités humaines du bassin versant de la Charente et de ses affluents. D’autres activités y sont également présentes.

D’autre part, l’estuaire de la Charente représente un espace d’accueil majeur pour de nombreuses espèces d’oiseaux, en raison de l’existence de milieux très diversifiés : vasières tidales, prés salés, fleuve côtier soumis aux marées, marais salants, prairies hygrophiles...

> L’estuaire de la Seudre

La Seudre est un fleuve côtier de la région Poitou-Charentes qui prend sa source en Charente-Maritime avant de traverser le département puis de se jeter dans le Golfe du Gascogne.

L’estuaire de la Seudre qui fait face à l’île d’Oléron, est bordé de nombreux marais et marais salants qui ont permis le développement important de l’ostréiculture avec notamment l’affinage des huîtres dans les claires.

Natura 2000 – Marais et estuaire de la Seudre

Les marais et l’estuaire de la Seudre représentent une zone d’alimentation et de reproduction privilégiée pour certaines espèces d’oiseaux. Quelques rapaces sont recensés sur ce site comme le busard cendré ou le milan noir.

Cet estuaire et les marais qui lui sont associés forment un complexe estuarien majeur du centre-atlantique marqué par différents milieux tels que des prairies hydrophiles à mésophiles, des fossés et des chenaux multiples, des marais doux voir sub-doux, des marais salés voir subsaumâtres, des lagunes, des vasières et bancs de sable...

Ce complexe est surtout marqué par une importante superficie de bassins non endigués correspondant à du schorre aménagé (appelé localement les claires de sartières), soumis aux marées et entièrement recouverts aux marées hautes de vives eaux. Ces bassins ont toujours été dédiés à l’élevage des huîtres contrairement aux bassins des zones endiguées qui étaient à l’origine des salants.

Les estuaires de la Sèvre niortaise et du Lay sont aussi importants que ceux de la Charente et de la Seudre, en tant que refuge pour les oiseaux et pour les élevages d’huîtres et de moules situés dans le pertuis breton.

> L’estuaire de la Gironde

L’estuaire de la Gironde, estuaire du Sud-Ouest de la France, est réparti sur 2 régions : l’Aquitaine majoritairement et le Poitou-Charentes. Il est notable par son importante capacité d’accueil des poissons migrateurs.

Natura 2000 – Estuaire de la Gironde

Différents habitats y sont répertoriés avec notamment des vasières, des bancs de sables, des lagunes, des replats boueux ou sableux exondés à marée basse, des dunes ou encore des plages.

L’angélique des estuaires (Angelica heterocarpa), espèce floristique remarquable et protégée à grande échelle, est recensée au niveau de cet estuaire. Concernant les poissons, les espèces suivantes sont majoritaires : alose feinte, esturgeon, lamproie de rivière, lamproie marine et saumon atlantique.


Les habitats littoraux et halophiles

Les habitats littoraux sont des écotones, c’est-à-dire des lieux de contact entre le domaine marin et le domaine terrestre. Ils sont complexes car hétérogènes dans le temps, l’espace et dans leur organisation. En fonction du temps d’immersion, de la nature du substrat et de l’exposition, diverses communautés animales et végétales typiques colonisent les différents milieux du littoral.

Le littoral présente une succession d’avancées rocheuses prolongées d’îles et de baies tapissées de sédiments et de vase. A l’exception des plateaux fortement entaillés et formant des falaises sur la rive droite de l’estuaire de la Gironde, les côtes affichent des altitudes basses.

Le long des côtes, les près salés s’inscrivent à l’intérieur de la zone de balancement des marées, entre les niveaux de plus basses et de plus hautes mers (zone intertidale ou estran). On distingue deux niveaux : la slikke, vasière pauvre en phanérogames mais à forte production de biomasse et le schorre, pré salé où se développe une végétation halophile typique.

Les claires et salines

Les côtes charentaises comportent naturellement de nombreux marais salants argileux - et donc imperméables - ensoleillés et battus par les vents marins. Dès le néolithique, l’Homme a su tirer profit de ces conditions propices à la production de sel, élément qui a longtemps été le principal moyen de conservation des viandes et des poissons. A partir du Moyen-Âge, les salines apparaissent avec l’organisation de bassins où le sel est obtenu par évaporation de l’eau de mer grâce à l’action du vent et du soleil. Depuis son âge d’or, les XIIe et XIIIe pour Brouage, le XVIe, pour l’île de Ré, la production de sel n’a cessé de décroître dans la région, même si quelques sites de production reprennent : le sel marin est apprécié pour ses qualités diététiques et gustatives.

A partir de la fin du XIXe siècle, la culture traditionnelle des moules de bouchot et des huîtres supplante la saliculture. Les pertuis charentais présentent en effet des eaux saumâtres favorables à la production de naissains et au développement des coquillages. De nombreux marais salants ont donc été transformés en claires pour l’affinage des huîtres ou plus généralement pour la conchyliculture.

Actuellement, Poitou-Charentes constitue le premier centre conchylicole français et européen et la conchyliculture est un des symboles de l’économie littorale charentaise.

Les claires et salines et la biodiversité

Le Marais de la Seudre en Charente-Maritime (Site Natura 2000 de 13970 ha y compris le domaine maritime) est un de ces anciens marais salants reconvertis partiellement pour l’aquaculture. Il comporte également des vasières tidales et d’autres milieux estuariens qui en font un site remarquable sur le plan écologique.

Natura 2000 – Marais de la Seudre

Le long de ces côtes vaseuses, les phanérogames colonisent la partie supérieure de la zone intertidale pour former le schorre dans lequel les communautés végétales originales se disposent de manière étagée : bas schorre abritant des prés salés à immortelle bleue (Limonium vulgare) et haut schorre à armoise maritime (Artemisia maritima). C’est d’ailleurs ici que sont aménageés les claires de sartières qui augmentent la diversité des situations hydriques et des écotones.

Sur le plan faunistique, ce type de milieu est tout particulièrement fréquenté par les oiseaux : héron cendré (Ardea cinera), tadorne de Belon (Tadorna tadorna), vanneau huppé (Vanellus vanellus), chevalier gambette (Tringa totanus), gorgebleue à miroir (Luscinia svecica),

Héron cendré
Héron cendré
Vanneau huppé
Vanneau huppé

Les vasières

La slikke est le domaine de la boue ou de la vase. Cette matière peu engageante et monotone à première vue, se révèle intéressante et variée lorsqu’on la regarde avec attention.

Les vasières et la biodiversité

La slikke est une zone capitale pour l’équilibre estuarien et y remplit des fonctions essentielles :
> un rôle de filtre épurateur : à chaque marée, les matières en suspension dans l’eau se déposent à la surface et engendrent une activité microbienne intense.
> une ressource par la biomasse importante qu’elle produit : c’est dans cet espace que se développe la salicorne (Salicornia sp.), et les premières dizaines de centimètres de vase sont très riches en zoobenthos composé principalement de vers (polychètes telles les néréis et arénicoles) et de mollusques (coques, couteaux et palourdes) qui nourrissent poissons (soles ou turbots) et crustacés (crevettes grises) à marée haute et oiseaux limicoles à marée basse. Un grand nombre de poissons et crustacés viennent également se reproduire dans ces estuaires, conférant ainsi aux vasières un rôle de nurserie.

Salicorne
Salicorne

Malheureusement les vasières s’appauvrissent et leurs surfaces régressent, à la fois par comblement naturel et suite aux aménagements portuaires et industriels. Des projets de réhabilitation ou de création de vasières sont cependant envisagés.

Poitou-Charentes est une région riche en vasières tidales : marais de Brouage et marais nord de l’Ile d’Oléron (site Natura 2000, 26080 ha dont domaine maritime) - réserve naturelle de Moëze -, marais de la Seudre (Site Natura 2000 de 13970 ha y compris le domaine maritime), basse vallée de la Charente (Site Natura 2000 de 10670 ha y compris le domaine maritime), Fier d’Ars (Site Natura 2000 de 3878 ha y compris le domaine maritime). Ces sites représentent des lieux de rassemblement essentiels pour le repos et la recherche de nourriture pour de nombreux limicoles et autres petits échassiers. On peut ainsi y observer l’avocette élégante (Recurvirostra avosetta), l’huîtrier pie (Haematopus ostralegus), le chevalier gambette (Tringa totanus) le pluvier argenté (Pluvialis squatarola), le bécasseau variable (Calidris alpina), le courlis cendré (Numenius arquata), ou encore la bernache cravant (Branta bernicla) qui forme des rassemblements de plusieurs milliers d’individus en hiver.

Bernache cravant
Bernache cravant
Huitrier pie
Huitrier pie

Les dunes

Les tronçons de côtes rocheuses du littoral charentais sont entrecoupés de dunes qui constituent un milieu particulièrement dynamique et très original. Depuis la plage vers l’intérieur des terres, la dune présente une succession de faciès dont les caractères morphologiques et botaniques sont liés à la modification des facteurs en présence : force du vent et salinité. Le vent est à l’origine de la formation de la dune : il emporte le sable qui s’accumule à l’abri d’un obstacle qui peut être végétal. Vent et végétation interagissent pour façonner les dunes littorales qui connaissent une dynamique rapide : érosions, déplacement et dépôt sédimentaire modèlent sans cesse les profils dunaires.

La disposition des dunes depuis le front de mer vers l’intérieur des terres, obéit à une typologie particulière. Même si la différenciation des types de dunes n’ est pas toujours nette, on peut schématiser l’organisation des différents faciès comme sur le schéma proposé.

Les dunes et la biodiversité

Les dunes sont des complexes écologiques riches en espèces endémiques et ont donc une grande valeur patrimoniale. La diversité des faciès assure la résistance aux perturbations naturelles ou anthropiques et génère des paysages attractifs. Au-delà de la plage, la dune embryonnaire est colonisée par une végétation à base de chiendent des sables (Agropyron junceum) et son cortège de plantes vivaces.

La dune blanche (appelée aussi dune vive) correspond au cordon de dune mobile à forte accumulation sableuse grâce à l’action des végétaux psammophiles dominés par l’oyat (Ammophila arenaria). Cette dune est peu salée mais elle est souvent riche en calcium provenant de la décomposition des coquilles d’organismes marins.

La végétation de la dune semi-fixée se développe a l’abri relatif du cordon de dune vive. On rencontre sur ce facies une mosaïque à armoise maritime (Artemisia campestris sp. maritima), fétuque à feuilles de jonc (Festuca juncifolia) et gaillet des sables (Galium arenarium), enrichie de plantes de la dune vive en phase d’érosion et de plantes de la dune fixée en phase de stabilisation (Duffaud, 1998).

Sur la dune grise, se développe la végétation de la dune temporairement fixée et assez bien abritée des embruns. Elle est caractérisée par une pelouse le plus souvent xérophile à base d’immortelle (Helychrisum stoechas) et de canche blanchâtre (Corynephorus canescens) et où les mousses et lichens sont bien représentés. Les dunes grises de Charente-Maritime hébergent également des populations de lézard ocellé (Lacerta lepida), espèce déterminante en région et protégée au niveau national.

Le passage progressif de la pelouse à la forêt se révèle important pour la richesse écologique et paysagère de ce type de milieu. Au-delà de la dune grise, le sol, plus riche en matière humique accueille une végétation enrichie d’espèces préforestières, et qui forme un manteau où se mêlent herbacées semi-ligneuses, buissons et arbres nanifiés. Ce faciès assure la jonction avec la frange forestière, souvent d’origine anthropique et composée le plus souvent de pin maritime (Pinus pinaster), de chêne vert (Quercus ilex) et de chêne pédonculé (Quercus robur).

Facies dunaire
Facies dunaire
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